RÉFORME DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES
© Riou pour La Gazette des communes
Au terme d'une discussion houleuse, les députés devraient adopter définitivement, le 26 janvier 2010, le projet de loi organisant la concomitance des renouvellements des conseils généraux et des conseils régionaux, déjà adopté le 16 décembre 2009 par le Sénat.
Ce texte fait l’objet d’une procédure d’urgence. L’examen du projet de loi – l’un des quatre sur la réforme des collectivités locales – a repris le 22 janvier au soir après une journée de confusion. Le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), est revenu de Haute-Savoie pour une conférence des présidents exceptionnelle qui s’est tenue à 19h00.
Cette instance, qui fixe l’ordre du jour de l’Assemblée, a généralement lieu le mardi matin. Depuis la matinée, l’opposition PS dénonçait l’absence du ministre compétent, Alain Marleix (Collectivités locales), remplacé par Marie-Luce Penchard (Outre-mer).
Les députés socialistes ont aussi déploré que le gouvernement ait de nouveau recours au vote bloqué. Cette procédure permet à l’exécutif de demander à l’Assemblée de se prononcer par un seul vote sur tout le texte.
Les députés PS estiment que la procédure favorise l’absence de leurs collègues UMP, qui ne sont pas obligés d’être majoritaires dans l’hémicycle pour repousser les amendements de l’opposition. Le président Accoyer a lui-même estimé que « le recours systématique à la réserve de vote (ou vote bloqué) est inacceptable ».
Parlement est « dévitalisé et méprisé »
Bernard Accoyer a présidé la séance de vendredi soir où les députés PS ont pu défendre leurs centaines d’amendements, logiquement repoussés par la majorité de retour dans l’hémicycle. L’Assemblée avait prévu de siéger le 23 janvier pour terminer l’examen du texte. A 10h30, une suspension de deux heures avait déjà été prononcée alors que les députés de l’opposition étaient pratiquement seuls dans l’hémicycle, avant une autre suspension de quatre heure dans l’après-midi. « Le Parlement est dévitalisé et méprisé », a réagi le groupe PS et apparentés.
Sur le fond, le PS a critiqué le texte qui prévoit, à partir de 2014, la concomitance des mandats de conseillers généraux et régionaux, afin de les fondre dans un mandat de conseiller territorial et de réduire le nombre d’élus locaux.
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Heuromed
26/01/2010, 19h36Il est désormais grand temps qu'on accélère la suppression des départements qui n'ont plus grand sens aujourd'hui alors qu'on raisonne en termes de bassins de vie, de population, d'emploi ou tout simplement d'agglomérations. Le recours à des "super métropoles" bénéficiant des compétences des départements est sans doute un pas dans ce sens mais c'est loin d'être un raccourci et, au surplus, ça complique l'organisation territoriale.
Les routes aux régions, l'action sociale aux intercommunalités et l'entretien des collèges aux une ou autres selon qu'on considère qu'il s'agit d'un équipement préparant l'avenir ou d'un service de proximité. Et tout le personnel qui va avec.
Suprression des préfectures également avec maintien d'un Etat régionalisé et, au besoin, des sous-préfectures épousant les contours d'une plusieurs intercommunalités.
Pour finir, rationalisation du transfert de compétences des communes à leurs groupements, devenus entre-temps de vraies collectivités territoriales, et élection des conseillers communautaires sur le mode de la loi Paris-Lyons-Marseille.
Sans entrer dans le détail, tout plaide pour une telle réforme.
london
26/01/2010, 16h27C'est une source d'efficacité et d'économie de fondre les deux assemblées. C'est une excellente mesure. Espérons que cela permettra de réduire les impôts locaux.
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