Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Réforme territoriale

Réforme territoriale : la jacquerie des maires ruraux

Publié le 21/10/2014 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

vanik-berberian-amrf-une
Flickr by CC - AMRF
Lors de son congrès, le 18 octobre à Nohant-Vic (Indre), l’Association des maires ruraux de France a dénoncé « l’hallali médiatique et politique » contre les petites communes. Elle manifestera, le 28 octobre devant le Sénat, au moment où Manuel Valls prononcera sa déclaration sur la réforme territoriale.

Lendemains de congrès chargés pour le leader de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), Vanik Berberian (MODEM). Après une rencontre, ce 21 octobre, avec son futur homologue de l’Association des maires de France, François Baroin (UMP), il sera reçu, le 27 par le président de la Haute assemblée, Gérard Larcher (UMP). Soit, la veille de sa manifestation, prévue au Sénat, le 28. Une mobilisation qui se déroulera à l’heure même où Manuel Valls prononcera une déclaration sur les collectivités locales. Autant de signes que les maires de villages entendent faire connaître et populariser leur révolte.

Lors de son congrès annuel, le 18 octobre à Nohant-Vic (Indre), l’AMRF a dénoncé « l’hallali médiatique et politique » contre la cellule communale. La marque ultime d’une « vision technocratique hors-sol », a cinglé l’association dans un appel solennel. Dans son viseur : « le tout-urbain » fondé sur une approche « concurrentielle » des territoires. Une philosophie qui passe, selon elle, par « une absorption au bénéfice du plus gros ». C’est-à-dire par « l’évaporation de la commune dans l’intercommunalité » et « la dissolution du conseil général dans la région ».

Haro sur les transferts de compétence aux EPCI – Ces maires dénoncent l’octroi, à leurs collègues urbains, d’une dotation globale de fonctionnement deux fois supérieure à celle versée à leur commune. Dans le même sillon, ils relèvent que les communes de plus de 3 500 habitants comptent plus de deux fois plus d’agents par habitant que celles situées en-dessous de ce seuil. Très proche des initiateurs du manifeste des Nouvelles ruralités, ils demandent un traitement plus équitable. L’AMRF prône, sur le modèle urbain, une agence nationale de la rénovation rurale et des contrats ruraux de cohésion sociale.

« Arrêtons avec les faux semblants, les bassins de vie, les pôles de ceci, les pôles de cela. Ras-le-bol de ces verbiages qui, finalement, ne sont que des alibis pour gérer la baisse des moyens de manière plus indolore », a fustigé le président de l’AMRF à Nohant-Vic.

Interrogé par La Gazette, ce 21 octobre, Vanik Berberian se montre plus précis. Il s’en prend directement au projet de loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République (« NOTRe »). Particulièrement visé, le transfert de compétences des communes aux intercommunalités.

Vanik Berberian dénonce aussi la proposition de loi du président de l’AMF, Jacques Pélissard (UMP), destinée à favoriser la fusion de municipalités au sein de communes nouvelles. « Les incitations financières prévues seront prises sur nos budgets », met-il en garde.

Lire : Communes nouvelles : l’heure d’y croire est arrivée ?

Sus à une DGF intercommunale – Pas question non plus d’accepter le transfert de la dotation globale de fonctionnement des communes aux intercommunalités, comme le préconise la Cour des Comptes dans son dernier rapport sur les finances locales. « Une provocation outrancière », fulmine le président de l’AMRF.

Lire : Les recettes de la Cour des comptes pour redresser les finances locales

Selon Vanik Berberian, l’heure de vérité approche. Le texte qui sera soumis en première lecture au Sénat à partir de mi-décembre, peut-être début janvier, constitue, dit-il, un « choix de société ».

Sa défense de la ruralité face à « l’hyperconcentration urbaine » passera par un soutien résolu à l’institution départementale. Vanik Berberian souhaite que, contrairement à ce que prévoit la loi « NOTRe », les conseils généraux conservent les transports scolaires et les collèges. Le président de l’AMRF réclame également qu’ils bénéficient d’un transfert des lycées actuellement gérés par les régions.

Cet article est en relation avec le dossier

4 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Réforme territoriale : la jacquerie des maires ruraux

Votre e-mail ne sera pas publié

Albert

22/10/2014 10h22

pour le leader de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), Vanik Berberian, la compréhension de la reforme n’est pas la même, nous ne devons pas lire le même texte.
l’association souhaite conserver tous les départements, supprimer toutes les régions, conserver l’ensemble des communes peu importe leur taille et leurs habitants. dans cette logique, nous pouvons porter à 40 000 le nombre de communes, et renforcer le parcellaire des territoires. 4 000 communes de plus renforceront l ‘AMRF. l’association sera plus puissante et leurs leaders satisfaits.
cela peut être une bonne idée, les ministres concernés, s’ils ont le temps, peuvent étudier cette hypothèse.

Vince93

22/10/2014 10h26

Les maires ruraux auront bien du mal à se faire entendre à mon avis, en témoigne la récente réforme des rythmes scolaires. Quoiqu’il arrive, leurs moyens vont baisser donc il vaudrait mieux pour eux de ne pas commencer à faire la guerre aux intercommunalités s’ils veulent sauver ce qu’il leur reste.

verseau30

22/10/2014 12h22

Bonjour.
Décidément, la France est bien difficile à gouverner et chacun y va de sa chanson pour préserver son pré carré. On a déjà ici 2 associations de maires, les rurales, les autres. Il y a aussi celles de montagne, les moyennes et les grosses, sans doute. Avec toutes leurs structures bien sûr, terrain de foot et salle des fêtes.
C’est tout à fait irrationnel à notre époque et compte tenu de notre situation financière ( Etat comme les collectivités, et les particuliers).
Sans supprimer les communes – et pourtant il faudrait le faire , parbleu! – on doit trouver un moyen de garder l’âme des communes ( toutes ) en regroupant leurs moyens.
Ce n’est plus possible de vivre hors du temps de cette manière impossible pour les finances de tous.Les finances des particuliers alimentent les finances publiques, rappelons le.

Provencal83

22/10/2014 07h46

L’AMRF est dans son rôle lorsqu’elle s’échine à sauvegarder une constellation de corpuscules administratifs. Mais elle joue une partition dont les accords sonnent faux. Les griefs retenus contre l’intercommunalité sont désuets, les schémas proposés sont obsolètes. A croire que les responsables n’ont pas pris conscience que le monde autour d’eux évolue. La proximité ne se jauge plus en densité d’habitants, la communication ne se fait plus par le porte à porte, l’information ne fait plus appel au garde champêtre et son tambour.
Une preuve, s’il en fallait une, de l’indigence de l’argumentation, est décelable dans le chiffre retenu pour le ratio agent/habitant; qui ne reflète que la situation de quelques communes, sur les milliers concernés. Non 1/200 habitants, ce n’est pas vrai…sauf à transférer les compétences à l’intercommunalité, ce que l’AMRF refuse…Comprenne qui pourra;
Et puis, honnêtement, est il encore raisonnable de conserver une structure communale en dessous de 1000 habitants?
Si ce n’est pour sauvegarder des petites parcelles de pouvoir, et estimer qu’une gestion caporaliste de notre pays est une solution d’avenir; difficile de soutenir cette option territoriale.

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X