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Exclusif

Baromètre Bien-être au travail 2014 : le malaise croissant des fonctionnaires territoriaux

Publié le 20/10/2014 • Par Laurence Denès • dans : A la une, A la Une RH, Dossiers Emploi, France, Toute l'actu RH

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VRD - Fotolia.com
Pour la troisième année, le baromètre « Bien-être au travail » réalisé par « La Gazette » et le cabinet conseil CaTTalyse, avec le soutien d’Intériale mutuelle, vient donner une image inédite de l’état d’esprit des fonctionnaires territoriaux dans l’exercice de leurs missions de service public. Pour ce baromètre 2014, 6400 agents des collectivités territoriales ont répondu, exprimant un regain de satisfaction globale, vite annulé par des inquiétudes croissantes : avenir du service public, réforme territoriale…, tandis que le management est toujours aussi critiqué, et que l’on constate une montée en puissance des risques psychosociaux.

Selon le principe du verre à moitié vide ou à moitié plein, le Baromètre national 2014 sur le bien-être au travail dans la fonction publique territoriale, pour la troisième année réalisé par la Gazette et le cabinet de conseil en relations humaines et d’étude des risques psychosociaux CaTTalyse, peut se lire chaussé de lunettes roses ou aux verres fumés.

Ainsi, les optimistes sauront se réjouir à juste raison de plusieurs chiffres forts, à commencer par le niveau de satisfaction globale des territoriaux qui, comblant près de sept d’entre eux sur dix, croît en un an dans chacune des catégories d’emploi jusqu’à même laisser un cadre A sur cinq « tout à fait satisfait ».

L’empathie des collègues - Tandis que le plaisir toujours puissant d’exercer une mission de service public et de satisfaire les usagers contribue à la fierté professionnelle ressentie par 70 % des répondants, là encore toutes positions confondues, l’intérêt du travail est unanimement salué, conciliation réussie entre épanouissement recherché et accomplissement avéré…

principale-satisfaction

Un accomplissement soutenu par un certain « confort » professionnel — avec le temps et les moyens de faire sans pression ni blurring (1) excessifs – et, plus encore, un « réconfort », puisé à l’empathie de collègues dont le soutien s’érige en premier facteur de facilitation du travail pour sept répondants sur dix.

Mais derrière ces traits, le tableau révèle aussi de sévères aspérités que de plus alarmistes ne pourront ignorer. Un chiffre en convainc : en moins d’un an, près de deux agents sur trois dévaluent leur niveau de satisfaction globale !

niveau-satisfaction

La question brûlante de la paie - Il y a d’abord et toujours la rémunération ! Alors que l’Insee a confirmé fin septembre la baisse de 0,5 % en euros constants du salaire net moyen d’un fonctionnaire territorial entre 2011 et 2012, la question demeure évidemment aussi brûlante que le point d’indice est gelé, depuis 2010 et jusqu’en 2017. Rien d’étonnant donc à ce que la paie en insatisfasse trois sur quatre, alors même que l’item arrive second au top quatre des motivations professionnelles.
Un hiatus terrible, mais que — plus terrible encore — les collectivités semblent malheureusement échouer à combler par le sens imprimé à l’action ! Faiblesses du management, erreurs organisationnelles, déficit récurrent de reconnaissance dénoncé par tous… Désorientés par les réformes et mutations, 70 % des agents sont en perte de confiance, la désillusion rimant dangereusement avec la tension jusqu’à majorer ouvertement l’absentéisme.

Ainsi, évaluant pour la première fois, selon un modèle original développé par CaTTalyse, les facteurs de survenance de risques psychosociaux (RPS) en fonction des éléments contribuant à la qualité de vie au travail et perturbant celle-ci, ce 3ème Baromètre affiche clairement un fort avis de dépression pré-tempête, avec une exposition aux RPS plus précise et intense qu’en 2013.

A, B, C : vers une homogénéisation des appréciations - Pour exemple, et alors que les chiffres du Baromètre évoquent pour la première fois une relative homogénéisation des appréciations entre catégories A, B et C, comme si les frontières hiérarchiques s’effaçaient devant les défis collectifs, l’étude RPS fait ressortir une nette différence selon celles-ci, avec une progression régulière de l’exposition aux risques au fur et à mesure que décroît la position hiérarchique. Qualité de vie au travail et tolérance à la pression…

Tandis que les agents de catégorie A se positionnent au-dessus de la moyenne et les cadres intermédiaires dans la moyenne générale pour ces deux familles de facteurs, les agents d’exécution se situent bien en-dessous, avec notamment une perception générale du « bien-être au travail » de dix points inférieure aux cadres supérieurs.

Si demain, le ciment et moteur de la vocation de service public, ultime satisfecit, venait à s’effriter lui aussi, la qualité des services publics pourrait donc sérieusement chuter et les RPS dramatiquement exploser, notamment au sein de ces populations d’agents les plus exposées…
Aux dirigeants donc d’agir, car verre à moitié vide ou plein, ce qui fait sens est en réalité de savoir si le verre se remplit ou l’inverse !

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Baromètre Bien-être au travail 2014 : le malaise croissant des fonctionnaires territoriaux

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moi74

21/10/2014 07h26

tant que tous les élus n’ont pas une formation obligatoire sur la vie d’une collectivité, les relations élus employés seront néfastes. surtout dans les petites et moyennes communes. ils arrivent là avec la satisfaction d’être élus et pensent bien sur à tord que les employés sont à leur service!!! ils se sentent pousser des ailes et croient toujours à tord qu’on doit leur obéir au doigt et à l »oeil, le petit doigt sur la couture. nous sommes au servie du public un point c’est tout!!!! et le seul le maire est le responsable du personnel. et lors e changement après des élections, municipales nous devons avoir les reins solides quand on entend les critiques du travail effectué avant leur arrivée. ce travail nous l’avons fait, avec nos tripes et les moyens que l’on nous donnait! 6 mois après j’en suis encore à avalé des réflexions très dures! et quand ils parlent de faire des économies cela commence par regarder nos fiches de paie!!! euhhhh! pas touche, M. ou Mme l’élu(e)!!!!! enfin bref….pas facile d’être territorial!!! allez je file on a une liste CTP a présenter.

TansonHenri

21/10/2014 08h43

D’un côté, il y a les sondages d’opinion, réalisés par des sociétés spécialisées, qui respectent des critères précis afin d’être représentatifs (nombre, représentativité de l’échantillon, panel); malgré cela, on sait tous qu’ils sont interprétables à volonté: on peut leur faire dire exactement ce que l’on veut.
De l’autre côté, il y a les « micro-trottoirs » qui sont des outils pour faire dire à des gens qui passent, ce que l’on ne peut dire soi-même.
Et enfin, il y a les « sondages internet »… Ne s’expriment que ceux qui veulent; et dans le cas présenté, le nombre de réponses étant de plus très peu significatif par rapport au nombre total de fonctionnaires en France, ce « travail » ne veut rien dire.
En conclusion: un exercice de style sans aucun rapport avec une quelconque réalité…
Je ne pense pas être tout seul à penser de façon diamétralement opposé à ce qui nous est présenté…
J’espère que cet enfumage n’est pas volontaire!

Romain Mazon

21/10/2014 09h06

Bonsoir
Que vous ne vous sentiez pas représenté par les résultats de notre baromètre, c’est une chose, mais que vous considériez notre enquête ne veut rien dire, là, vous vous aveuglez vous-même.
6400 réponses, c’est un chiffre considérable, qu’aucun sondage faisant les ouvertures des JT n’atteint. La structure des répondants fait que toutes les strates de collectivités sont largement représentées, ainsi que les catégories, les champs d’activités, les âges, etc. C’est vrai, ne se sont exprimés que ceux qui ont voulu, mais vu la variété des réponses, on ne peut que constater leur représentativité. La reconduction de la démarche depuis 3 ans nous donne enfin un historique qui permet d’identifier d’éventuelles aberrations (qui ne retrouvent d’ailleurs pas). Enfin, faites-nous le crédit d’avoir conçu notre questionnaire selon les canons de la profession.
Cordialement

TansonHenri

25/10/2014 11h31

Cher Monsieur Mazon, très chère Gazette, je comprends votre position. Je respecte totalement les efforts fournis pour réaliser cette analyse des réponses de toutes ces personnes qui voulaient donner leur avis. Et si vous avez trouvé mes propos désagréables, émis par une personne aveuglée, j’en suis désolé…
Pourtant, je ne crois pas, moi, m’aveugler… Mes arguments me semblent sensés: que vous le vouliez ou non, cette analyse n’est que le reflet des réponses fournies, après analyses et transcriptions, sous forme de graphiques, en particulier.
Ce n’est pas parce que les réponses sont variées qu’elles ont une valeur significatives mais seulement informatives.
Ce n’est pas parce que vous retrouvez d’une année sur l’autre des résultats relativement proches que ça valide l’idée qu’un échantillon de volontaires puisse être représentatif d’une situation générale. On pourrait peut-être en conclure que ce sont à peu près les mêmes personnes qui répondent, chaque année à ce genres d’enquêtes d’opinions.
Nous savons tous que l’on peut faire dire ce que l’on veut à des sondages et certains instituts ou hommes politiques ne s’en privent pas…
Pour finir, j’apprends que la profession a établi des canons au sujet de questionnaires envoyés de façon libre par des volontaires: c’est bon à savoir. J’aurais aimé les connaitre.
Je me souviens que les élus de ma collectivité, nouvellement élus, s’étaient mis à faire circuler des questionnaires pour connaître les opinions et souhaits de leurs administrés… Drôle d’outil qui permet de justifier, après coup, n’importe quelle politique…
Vous avez compris que je n’exprime que mon point de vue; mais c’est le mien et il me semble aussi respectable que le vôtre.
Bien cordialement.

un contractuel

21/10/2014 01h52

Il est vrai que votre 4ème option, « je pense ça donc tout le monde doit penser comme moi et j’ai raison » est une autre sorte « d’exercice de style » particulièrement pertinent et adapté pour se faire une idée de la réalité des choses…

Ce type d’enquête réalisée par internet n’a et n’aura jamais pour ambition de refléter l’intégralité des cas particuliers. Cela donne des tendances et en cela c’est déjà très significatif. Les questions posées étaient semblables à celle d’une enquête scientifique comme on en mène en socio-économie ou en statistique et la forme d’enquête ne constitue pas un biais à la réalisation du sondage.

Quand vous parlez d’une faible participation par rapport au nombre de fonctionnaires, vous oubliez que nos instituts de sondages bien souvent critiqués (probablement à juste titre sur certains débats de fond dans le sens où ils peuvent influencer l’opinion) sont extrêmement performants dans leurs estimations, jusqu’à prévoir des résultats d’élections à 1 point près, alors que les échantillons n’excèdent que rarement les 1000 sondés… Avec 6000 sondés, le seuil de représentativité est donc largement dépassé.

Enfin étant donné la thématique du sondage, les gens qui s’expriment ne représentent pas une catégorie distincte de ceux qui ne s’expriment pas. C’est un état des lieux et il n’y a pas de raison que les « satisfaits » s’expriment plus ou moins que les « insatisfaits ». Le positionnement de l’entité menant l’enquête étant parfaitement neutre dans sa façon de reccueillir les réponses (n’incitant ni d’un côté ni de l’autre), il n’y a aucun biais évident à celle-ci.

« En conclusion » : une enquête qui donne à voir des tendances sur lesquelles il est intéressant de s’interroger si l’on souhaite avoir un état des lieux sur la perception de la FPT par ceux qui la font vivre. Pour des données plus précises, d’autres enquêtes plus ciblées pourront être menées.
Et cessons une bonne fois pour toute cette paranoïa permanente qui veut que tout ne soit que complot dans je ne sais quel but de manipulation permanente. Nous sommes sur la Gazette, pas sur un journal d’opinion qui commande ses sondages en fonction du message qu’il veut faire passer…

A bon entendeur…

interco

21/10/2014 08h49

Cela ne fait que confirmer au plan national ce dont je constate -de par mon travail-sur un seul département de la région parisienne.
Quant à la faiblesse du management, c’est peu de dire que l’administration de proximité (DG, DRH) devrait revoir ses manières de faire, arc-boutée sur des principes imbéciles, ignorante de la Loi, incapable de se ressourcer, imbue de sa personne, souvent inhumaine envers les faibles et complaisante envers les forts (élus, édiles, catégories supérieures).
Le service public souffre déjà de cette situation. Alors la « réformite » aigüe qui saisit le politique et cela depuis 20 années, n’est pas pour arranger la sauce.

Georges

21/10/2014 11h03

deux point dans cette étude, sont à retenir.
la reconnaissance du travail par les élus, sur ce point, il y a une tradition, nos élus n’ont jamais été généreux en compliment, c’est comme cela depuis des dizaines d’années , j’allais dire, on ne peut rien y changer. la féminisation de l’exécutif a apporté un plus, les femmes éluées sont plus généreuse en compliment et remerciement de leurs équipes.

la reconnaissance du travail par la hiérarchie est déjà plus accessible, en fonction de la qualité des encadrants. avec la hiérarchie se tisse une complicité sur les projets et renforce la position et le respect de chacun. si cette reconnaissance baisse, nos cadres sont surement plus stressés en ce moment, mais cela va s’arranger.

Tanson-Henri

24/10/2014 09h11

Réponse à « un contractuel ».
Merci de ne pas déformer mes propos quand vous évoquez cette soi-disant 4ème option: il me semble que j’ai juste dit que je pensais différemment et que je ne devais pas être le seul…
Excusez-moi, mais à mon avis de candide, ce genre d’enquête n’a rien de scientifique dans la mesure où, dès le départ, on ne se base que sur des réponses volontaires. Et le chiffre de 6.400, même si il est largement supérieur aux 500 ou 1.000 personnes sur lesquelles se basent les instituts de sondage (en prévision d’élections par exemple), ne peut pas être réellement représentatif; par contre, les réponses sont pleines d’informations. C’est cette présentation qui me dérange.
Mes remarques, même si elles ne vous plaisent pas, ont quand même eu le résultat de nous faire préciser le cadre de cette enquête et ses limites.
Quand vous dites que le nombre de ceux qui s’expriment n’est pas différent de celui de ceux qui ne s’expriment pas, vous vous basez sur des enquêtes « scientifiques » bien sûr!
J’ai de gros doutes…
Et votre conclusion nous rappelant que nous sommes sur la Gazette et pas sur un journal d’opinion… Euh, là, il me semble que nous sommes dans la partie « commentaires » dans laquelle les lecteurs donnent leur opinion, non?
Et cet argument ramenant au complot alors que je me pose juste des questions sur la pertinence de ces résultats… Vous m’inquiétez; je donne mon opinion et me permets une critique. Et si je m’étonne de cette volonté de nous présenter l’enquête comme étant le juste reflet de la situation des fonctionnaires au travail, alors que ce n’est que la transcription d’un certain nombre de témoignages, naturellement interprétés, c’est que je ne me retrouve pas dans ces résultats.
Cordialement, comme on dit, terme plus agréable que vos trois mots…

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