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Décentralisation

Culture : bronca contre les régions

Publié le 14/10/2014 • Par Hélène Girard • dans : France

Elus et professionnels se divisent sur la compétence culturelle « obligatoire » revendiquée par les régions. C’est ce qui ressort des débats qui ont émaillé les Assises nationales des directeurs des affaires culturelles, les 9 et 10 octobre 2014, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

« Que c’est triste cette sainte alliance contre les régions ! ». Ce soupir d’Abraham Bengio, DGA de Rhône-Alpes, lors des 3èmes Assises nationales des directeurs des affaires culturelles, les 9 et 10 octobre 2014, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en dit long sur la ligne de partage qui traverse désormais les associations d’élus et de professionnels.

Liberté d’intervention – D’un côté, les régions, qui, depuis juillet dernier, réclament une compétence culturelle « obligatoire » et « partagée » avec les autres échelons territoriaux. Une revendication aussitôt relayée par l’Association nationale des directeurs des affaires culturelles de régions (Andracre).

De l’autre côté, départements et bloc communal, viscéralement attachés à la clause de compétence générale, maintenue pour la culture (avec le tourisme et sports) dans le projet de loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République. Cette liberté d’intervention garantit, à leurs yeux, des politiques culturelles de proximité et de soutien à la création par le biais des cofinancements.

Question vitale « Si les régions veulent cette compétence, c’est pour éviter de voir des départements baisser leurs crédits culturels de 20 à 30% », martèle Abraham Bengio. Or la question budgétaire est devenue vitale pour l’action culturelle dans les territoires.
Pour Jack Maignan, DGA de la région Basse-Normandie, c’est justement pour « laisser vivre les territoires », qu’il faut donner la compétence « culture » aux régions, car « aujourd’hui, l’Etat n’est plus partout sur le territoire, mais à 80% sur Paris. »

Mais communes et départements ne veulent pas limiter le débat aux seuls impératifs budgétaires. « Des petits territoires font des choses exceptionnelles, avec des financements modestes », fait valoir Deborah Münzer, adjointe (UMP) au maire de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), et vice-présidente de la FNCC. « Il ne s’agit pas de partager que des financements, mais aussi des « projets » et des « processus »,  avec des collectivités proches du « bouillonnement artistique ».

Repoussoir – Force est de constater que le mot « obligatoire » joue comme un repoussoir pour les échelons infrarégionaux. « Où sommes-nous tombés, pour associer les mots « culture » et « obligatoire » ? », se désole Philippe Laurent, maire (DVD) de Sceaux (Hauts-de-Seine) et vice- président de la FNCC, qui demande aux régions d’abandonner leur « mauvaise idée ». Selon lui, il appartient aux professionnels de « rappeler aux élus le lien indissoluble entre action politique et culture ».

De même, Emmanuel Constant, vice-président (PS) de Seine-Saint-Denis, se dit « crispé » à l’idée qu’on puisse associer la culture à une compétence obligatoire. Car « on peut faire autrement et bien », selon « la liberté et la légitimité démocratique des uns et des autres. »

Conventions – En fait, quel que soit leur échelon territorial, élus et professionnels misent désormais sur les futures conférences territoriales d’action publique (CTAP) prévue par la loi « MAPTAM » du 27 janvier 2014  pour ajuster les niveaux de responsabilités. « La culture devra faire l’objet de conventions, prévient Nicolas Cardou, directeur de la culture et des sports de la région Pays de la Loire. Or pour qu’il y ait débat, insiste-t-il, il faut au préalable beaucoup d’échanges entre les acteurs culturels. »

Toutes les régions n’ont pas la même expérience que cette dernière en la matière (1). Une difficulté que voit poindre Michel Vayssié, DGS de la Lille (Nord) : « Si les CTAP devaient brider cet espace de liberté, alors elles seraient un échec et le lieu du conflit. Là où les CTAP peuvent avoir du sens, c’est pour réguler sur un territoire la mise en concurrence » [des actions culturelles].

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Notes

Note 01 En 2009, la région Pays de la Loire a instauré une conférence régionale consultative pour la culture. Retour au texte

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