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Fonction publique

Les DG contraints à l’exploit : entre le marteau et l’enclume

Publié le 13/10/2014 • Par Agathe Vovard Laurence Denès • dans : Dossiers d'actualité

Finances, RH, mutualisations… les DG reçoivent des injonctions contradictoires qui rendent leur métier plus difficile qu’hier.
EN PARTENARIAT AVEC sponsor du dossier Les DG contraints à l’exploit : entre le marteau et l’enclume

Alors que la FPT célèbre le 30e anniversaire de son statut et à la suite des élections municipales, « La Gazette » et « La Lettre du cadre » ont réalisé une enquête(1) pour mieux cerner les directeurs généraux d’aujourd’hui. Entre métropoles naissantes et départements dont la disparition est annoncée, rationalisation de la carte intercommunale et raréfaction des ressources financières, comment les DG jugent-ils leur métier et que subodorent-ils pour l’avenir ?

Le tableau final tient d’un clair-obscur dont Caravage n’aurait sans doute pas renié les contrastes, avec un présent teinté d’injonctions souvent paradoxales qui laissent les DG quotidiennement le « cœur entre deux chaises » et des lendemains hauts en couleurs où ils devront, tels des « super DG », multiplier les pouvoirs pour relever les défis de la nouvelle galaxie territoriale.

Pas étonnant si 77 % d’entre eux trouvent le métier plus difficile qu’en 2008, 31 % estiment que le niveau de décentralisation actuel est suffisant et 23 % pensent que l’Etat doit recentraliser la gestion de certaines compétences ! « Nous sommes constamment obligés de nous remettre en question. Baisse des dotations, réforme territoriale, fusions, intercommunalité… Le contexte était peut-être moins mouvant il y a quelques années », témoigne Catherine Josserand, DGS de Tournus (130 agents, Saône-et-Loire).

Le paradoxe de la formation des cadres intermédiaires

59 % des DG estiment que leurs cadres intermédiaires n’ont pas la formation adéquate et les qualités nécessaires pour faire face aux enjeux. « Ces collaborateurs ne sont pas directement sur le terrain et ne sont pas non plus aux manettes. Leur formation est une nécessité impérieuse », insiste Jean-Michel Thornary, DGS du conseil régional d’Ile-de-France. « Depuis une dizaine d’années, nous recrutons des cadres intermédiaires ayant la formation adéquate. Mais d’autres sont arrivés à ces fonctions sans la bonne formation. Ils ne savent pas analyser une offre, par exemple », précise Sabine Denis-Segault, à la tête des services de Villers-lès-Nancy. Dans le même temps, lorsque l’on interroge les DG sur leurs priorités en termes de management, la formation des cadres intermédiaires arrive au… cinquième rang seulement. « Nous avons besoin de les former mais ils ne disposent pas du temps nécessaire », note Sandra Le Breton, DGS de Pont-Scorff.

1) Faire toujours mieux avec moins

Baisse des dotations (60 % des DG pensent que leur collectivité ne peut pas y faire face), augmentation des dépenses, fiscalité locale bloquée (plus d’un DG sur deux n’envisage pas de l’augmenter)… Le tableau est rendu encore plus noir par les besoins – grandissants – que les dirigeants doivent gérer : dépenses sociales, requêtes des citoyens et des élus, amélioration des services publics…

« Il nous est demandé d’être plus performant avec très peu de moyens. Les administrés deviennent de plus en plus exigeants et impatients. Et les élus veulent répondre à leurs attentes. Les DGS supportent une forte pression au quotidien », résume un DG ayant répondu à notre enquête.

« Je passe mon temps à aller chercher de l’argent, négocier, grappiller. J’assume certaines tâches qui ne devraient pas relever de mes fonctions car nous ne disposons pas des moyens financiers pour embaucher », témoigne Sandra Le Breton, nouvelle DGS de Pont-Scorff (43 agents), dans le Morbihan.

La situation est tendue pour les dirigeants, qui sont véritablement écartelés. La préservation des services publics est pour eux la quatrième priorité du nouveau mandat. Pourtant, près de 60 % envisagent la diminution du niveau des services, voire la suppression de ceux-ci pour faire face à la baisse des marges de manœuvre financières…
« J’ai l’impression que nous allons nous limiter à être des “annonciateurs” de mauvaises nouvelles », craint Sabine Denis-Segault, DGS de Villers-lès-Nancy.

« Poussés à faire des choix difficiles »

Stéphane Sautarel, DGS du conseil général du Cantal (1 100 agents) 

« Administrés – qui se comportent de plus en plus comme des consommateurs – et élus sont de plus en plus exigeants. Dans un département de proximité, les seconds se font souvent les interprètes des attentes des premiers, même s’ils sont, par ailleurs, conscients de nos contraintes. Nos ressources baissent en effet, le phénomène va se poursuivre et même s’amplifier. Et ces pressions, mêlées aux exigences sur le niveau de service, constituent un véritable sujet de préoccupation pour les équipes. Nous sommes poussés à effectuer des choix difficiles. Ma collectivité a adopté fin 2013 un plan d’optimisation des moyens, avec notamment un objectif de baisse des effectifs de 5 %. Ce n’est jamais facile à faire. Mais, si nous n’intervenons pas sur nos sections de fonctionnement, nous n’aurons très vite plus de capacité d’investissement. »

2) Manager tout en ménageant

Tout comme pour les élus, rechercher des marges de manœuvre financières constitue la priorité des priorités des directeurs généraux interrogés dans le cadre de notre enquête. Et plus de 9 sur 10 citent l’optimisation de la gestion des ressources humaines comme clé de la réussite.

Mais l’affaire n’est pas si simple. En effet, les DG souhaiteraient, dans l’idéal, ne pas toucher à leurs effectifs. Ils ne sont ainsi que 2 % à citer la suppression ou la réduction des effectifs comme action à engager. Mais, si on les interroge précisément sur les leviers de gestion RH, 89 % envisagent un moindre niveau de remplacement lors de départs et 92 % pensent à renoncer à certains recrutements…
Troisième moyen d’action le plus cité : la lutte contre l’absentéisme.

Les DG doivent donc ménager la chèvre et le chou, en préservant les conditions de travail de ceux qui constituent – encore ? – leurs effectifs. Pas moins de 72 % d’entre eux ne souhaitent ainsi pas remettre en cause les actions en faveur d’une protection sociale complémentaire pour leurs agents. « Il s’agit de créer un environnement de travail qui permette, dans un contexte devenu compliqué, que les personnels se sentent soutenus », justifie Benoît Quignon, DGS du Grand Lyon et de la ville de Lyon.

Améliorer le management interne reste primordial pour les DG des services et les DG adjoints interrogés sur leurs priorités de gestion pour le mandat qui s’ouvre. Contrairement aux élus, qui citent cet objectif… en huitième position seulement.

« Vers des décisions dramatiques »

Sabine Denis-Segault, DGS de Villers-lès-Nancy (250 agents, 14 400 hab., Meurthe-et-Moselle)

« L’attitude des élus frise la schizophrénie, nous demandant de faire plus alors que nous n’avons pas davantage de moyens ! Nous parvenons à effectuer quelques redéploiements, mais cette technique a ses limites. Même si nous arrivons à supprimer quelques postes, c’est-à-dire à ne pas remplacer tous les agents partant en retraite, il faut aussi respecter les normes d’encadrement, dans les crèches ou pour la réforme des rythmes scolaires, par exemple. De plus, nous connaissons des augmentations mécaniques de charges. Notre position est vraiment très inconfortable. Et pourquoi les agents qui travaillent bien seraient-ils pénalisés dans leur avancement de carrière ? Mais, si nous ne fournissons pas des efforts collectifs, je crains que certaines collectivités ne soient contraintes de prendre des décisions dramatiques, telles que des licenciements. »

3) Mutualiser sans phagocyter

Pour aller plus loin dans leur optimisation forcée, les directeurs généraux citent comme troisième priorité de gestion la mutualisation des services entre communes et intercommunalités (ce levier recueille 19 % des réponses). Mais, une fois encore, dans ce domaine, la route semble parsemée d’embûches.

24 % des DG interrogés estiment ainsi que la mutualisation constitue un bon levier financier. 93 % sont même favorables à son renforcement. Et de citer la rationalisation escomptée des dépenses, les commandes groupées, la gestion de patrimoine facilitée, etc.

En revanche, la mutualisation s’arrête… à la porte de leur bureau ! Ainsi, 56 % des répondants à notre enquête ne pensent pas qu’il faille imposer un directeur général unique pour la ville-centre et l’intercommunalité. Le risque le plus souvent cité est l’éloignement par rapport au terrain.

Selon Sabine Denis-Segault, DGS de Villers-lès-Nancy, c’est aussi une question de rapidité et d’efficacité : « Le niveau intercommunal n’est pas le plus approprié pour s’occuper des affaires courantes. La mise en place d’un DGS unique nuirait aussi au management de proximité. »

« Fondamentalement, notre métier n’a pas changé, mais l’environnement est devenu plus instable. La lisibilité est moindre, ce qui rend plus complexe la construction de projets », insiste Stéphane Sautarel, DGS du Cantal. Et la réforme territoriale en cours n’est pas sans augurer de nouvelles difficultés…

« Prudence au sujet du DGS unique »

Benoît Quignon, DGS du Grand Lyon et de la ville de Lyon (59 communes, 12 750 agents, 1,31 million d’hab.)

« Je reste prudent sur la nécessité de créer un DGS unique pour la ville-centre et l’interco. Une telle organisation permet de mieux faire circuler l’information et de mieux coordonner les politiques stratégiques. Je suis arrivé en 2011 pour préparer la mutualisation. Mais il est intéressant de voir que ce n’est pas ce qui s’est passé. Entretemps, le projet de métropole a surgi, dans lequel la mutualisation des services ne constitue pas un point de départ. Notre objectif est d’abord d’essayer que les politiques publiques soient mises en œuvre dans les territoires. Ensuite, uniquement lorsque c’est possible, que cette mise en œuvre soit commune. Par ailleurs, pas d’inquiétude quant à l’éloignement managérial : quel que soit le nombre d’agents, un bon patron fait en sorte de s’entourer de collaborateurs plus intelligents que lui pour traiter les sujets sur le terrain ! »

 

Notes

Note 01 Enquête en ligne du 2 au 28 juillet 2014, réalisée par « La Gazette » et « La Lettre du cadre territorial », en partenariat avec le Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales et avec le soutien de la MNT. L’analyse a été effectuée à partir de 435 répondants (80 % de DGS et 20 % de DGA). Retour au texte

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