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Open data

Opendata France prône l’obligation d’ouverture des données pour les collectivités

Publié le 14/10/2014 • Par Sabine Blanc • dans : France

L’association Opendata France fête son premier anniversaire. Depuis octobre 2013, elle rassemble les collectivités territoriales promouvant l’ouverture des données publiques, et compte aujourd'hui 18 d’adhérents. Alors que se tient, jeudi 16 octobre son AG à Bordeaux, nous avons interviewé Bertrand Serp, son nouveau président depuis cet été, vice-président (UMP) de la Communauté urbaine Toulouse Métropole en charge de l’économie numérique et conseiller délégué à l’innovation et au numérique à Toulouse, deux collectivités fondatrices de l’association.
Bertrand Serp

Crédit mairie de Toulouse

La politique d’open data française a bientôt trois ans, comment évaluez-vous ces débuts ?

Je la trouve assez encourageante. Cette initiative a été assez largement reprise au niveau de la métropole et nous nous y sommes associés, puisque dès mon arrivée il y a six mois, à la vice-présidence à la métropole toulousaine en charge du numérique, j’ai continué la politique d’open data mise en place sur le territoire. J’ai aussi pris la présidence d’Opendata France, ce qui veut dire qu’il y a une volonté stratégique pour nos collectivités membres de libérer les données publiques, avec deux buts essentiels : donner de la transparence aux citoyens et aider nos futurs entrepreneurs dans la réalisation de leurs projets.

L’impulsion donnée dans les ministères peut se retrouver dans les régions et les métropoles, nous y souscrivons complètement.


L’association Open data France fête ses un an. Quel premier bilan tirez-vous ?


Cela a été une première année de fédération, 18 collectivités se sont déjà ralliées. C’est bien mais ce n’est pas assez. Nous allons amplifier ce mouvement J’ai demandé à ce que l’association puisse écrire au président de l’AMGVF, Jean-Luc Moudenc (maire de Toulouse, ndlr), de façon à ouvrir notre association à d’autres collectivités.

Le big data est un des prochains enjeux du numérique. L’open data est une façon très importante pour nous de libérer, non seulement la transparence des données, mais aussi l’emploi et l’entreprenariat.

A observer vos adhérents, peut-on parler d’un mouvement open data en France ou de plusieurs mouvements ?

Je ne vois pas de sous-école. L’enjeu n’est pas forcément la libéralisation des data (sic) mais la réutilisation. Il est vrai que des collectivités comme Lyon ont fait le choix d’organiser la mise à disposition des data, ne serait-ce que donner un statut  gratuit ou non. Ils ont une politique tarifaire pour les grandes structures. Mais ce n’est pas une ligne générale. Les collectivités membres, à part Lyon, ont une politique d’ouverture transparente et gratuite des données. Cela peut poser des questions, mais selon moi, le véritable enjeu est la réutilisation.

Quelles difficultés reviennent de façon récurrente parmi vos adhérents ?

Les freins restent très étatiques : on voit que dans certaines collectivités il est très difficile d’obtenir les données car même s’il y a une impulsion politique, il manque la volonté, ou simplement l’organisation, l’envie de les ouvrir.

Cela passera par la communication et un long apprentissage pour que la majorité des données à disposition des collectivités puissent l’être aussi de tout un chacun.

Je discutais de ces freins avec un représentant d’Etalab venu pour notre concours Défi numérique, organisé chaque année par la la communauté urbaine Toulouse Métropole. Nous récompensons des start-up ou des entreprises qui ont utilisé des données publiques pour se créer ou se développer. Le but est de parler et d’encourager les dispositifs de diffusion des données publiques.

L’association regroupe surtout de grosses collectivités. De façon générale, ce sont elles qui impriment le tempo, même s’il y a Brocas dans vos adhérents. Comment combler ce fossé ?

Il faut d’abord diffuser l’information et mener un travail de pédagogie. Quand vous êtes une petite commune, vous n’avez pas forcément entendu parler de l’association, vous ne savez pas que des structures permettent d’aider les collectivités. Il faut aussi faire du lobbying auprès des pouvoirs publics. L’association est une première porte d’entrée, d’autres existent : il y a les régions, les grandes métropoles – Gérard Collomb et Jean-Luc Moudenc travaillent déjà ensemble dessus -, celles regroupant les petites communes. C’est ce travail d’évangélisation progressive que nous allons entreprendre.

Le collectif rennais Open data Rennes vous a fait le reproche, ainsi qu’à Etalab, de “reprodui(re) le schéma administratif classique : un échelon national, des échelons locaux, et une certaine opacité. On assiste encore à une approche centralisée, où l’administration ne s’appuie pas sur les citoyens mais continue de rester dans son entre-soi.”

Cette critique vous semble-t-elle justifiée ?

Pas du tout, c’est complètement restrictif. J’ai une impression d’ouverture complète depuis mon arrivée. Etalab fait partie de l’association, ils seront d’ailleurs présents à notre assemblée générale le 16 octobre. Mais ce n’est pas le coeur du système. Au contraire, je considère qu’il n’y a pas de centralisation étatique : je n’ai personnellement aucun contact avec des membres du gouvernement. Notre association mène sa vie librement, elle essaye de se développer, nous en sommes au début.

Comment associez-vous concrètement les citoyens au travail de l’association ?

Une collectivité représente les citoyens, qui nous ont élus. L’association est faite pour libérer les données aux mains des collectivités. Les collectivités engagées dans une démarche d’open data adhèrent à cette démarche, les citoyens sont directement concernés. Mais ces derniers n’ont pas de pouvoir sur la libération des données, ce sont les collectivités (1). De fait, les données appartiennent indirectement aux citoyens. Nous sommes là pour impulser la démarche, les citoyens pour nous aider à réfléchir, voir si notre démarche est appropriée, comment elle peut se structurer. Je ne comprends pas la critique qui est une posture qui n’a pas lieu d’être.

Les citoyens peuvent donner leur avis via la plate-forme d’ODF, assister à nos réunions. On peut, pourquoi pas, prévoir des colloques, des forums où nous échangerons sur ce qu’on fait.

Pour être plus concret, le 18 octobre, dans le cadre de la Novela, la fête de la science à Toulouse, j’interviens lors d’un colloque sur l’open data et le devenir sociétal. Je vais parler avec des citoyens. C’est à travers ces actions que chacun mène dans sa collectivité que l’on peut les associer.

L’open data donne parfois l’impression d’être un outil de communication sans réelle volonté politique derrière, y compris parmi les fers de lance. Dans le même temps, une réelle envie s’exprime. Comment interprétez-vous ce paradoxe et comment le dépasser ?

Effectivement, il faut la volonté politique, sans quoi cela ne marche pas. Dire aux services : “si vous voulez, donnez vos données, on n’est pas contre mais on n’est pas pour, on s’en moque, c’est à vous… ” ne suffit pas. Il faut prendre le sujet à bras le corps, le porter, le mettre constamment dans notre discours. Nous travaillons avec la French Tech, sur la smart city, tout cela a une logique et une complémentarité. Les territoires doivent avoir cette stratégie numérique globale, pour pouvoir impulser et faire en sorte que les choses bougent.

Quels sont vos chantiers prioritaires ?

Libéraliser la donnée, faire en sorte qu’on parle de plus en plus de ce que l’on fait, comme j’expliquais, pour inciter les communes. C’est un vrai travail de lobbying. Il faut aussi aller voir les pouvoirs publics, en leur disant : “nous les territoires, sommes prêts à libérer nos données, on le fait déjà, on est en pointe, en tout cas à Toulouse, et les membres de l’association ODF, afin qu’ils nous aident à aller plus loin et à porter ce mouvement en-deça de nos territoires, pour qu’il y ait un regroupement national plus puissant.

La nomination de l’administrateur général des données va-t-il apporter un nouveau souffle ?

Cela pourrait être un point d’entrée, de convergence, de collaboration plus facile, à voir.

Qu’attendez-vous de la loi sur le numérique ? L’obligation pour les collectivités de libérer certaines données ?

Oui, on en attend plus d’ailleurs. On attend une loi qui ne soit plus de la comm’ mais une loi avec des effets. Il y a quelques années, le numérique était encore le gentil outil pour geeks. Maintenant, c’est la vie de tous les citoyens, de nos villes, c’est sérieux, j’estime que c’est aussi important que les écoles, le social… il touche des tas de domaines. Cette loi doit être complète et concerner tous les domaines du numérique pour les organiser, de façon à mieux se structurer et être plus fort.

J’attends beaucoup de l’open data et du big data sur ce projet. Je souhaite que l’obligation d’ouverture des données dans la mesure du possible, dans le respect de la confidentialité, soit une discussion portée au Parlement.

 

Cet article est en relation avec le dossier

Notes

Note 01 ce point se discute, puisque la société civile fait pression, parfois avec efficacité pour obtenir des données. C’est un des objets de la Cada. Il est aussi possible d’”aspirer” des données. Retour au texte

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