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Elections locales

Vote des étrangers : les clivages gauche-droite s’affirment

Publié le 13/01/2010 • Par avec l'AFP Guillaume Garvanèse • dans : France

Les réactions n'ont pas trainées au lendemain de l'annonce par Martine Aubry de soumettre une proposition de loi visant à accorder le droit de vote aux étrangers hors Union européenne, aux élections locales (municipales, cantonales, régionales). A gauche, on fait bloc derrière la première secrétaire du PS, tandis qu'à droite, on fustige une démarche électoraliste à deux mois des régionales sur fond de débat sur l'identité nationale.

Le porte-parole du gouvernement et ministre de l’Education, Luc Chatel, a annoncé le 13 janvier 2010 qu’il n’était pas question d’accorder le droit de vote aux étrangers pour les élections locales après que le PS eut proposé le 12 janvier une loi en ce sens.

Nous considérons que ce droit de vote est étroitement lié à la citoyenneté, a justifié le porte-parole du gouvernement. Interrogé sur cette position, qui figurait déjà en 1981 dans le programme du président socialiste François Mitterrand, M. Chatel a affirmé que la ficelle est un peu grosse.
Mme Aubry, elle veut se tourner vers l’avenir mais elle a une fâcheuse tendance à regarder dans le rétroviseur. C’est les bonnes vieilles méthodes de Mitterrand: dès qu’on approche d’une élection, eh bien on essaie de faire surgir ce chiffon rouge, a-t-il ironisé.

Une course électorale fustigée par le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre pour qui le Parti socialiste, est dans une course avec les Verts et l’extrême gauche, car c’est à celui qui séduira les électeurs les plus à gauche. Le PS participe finalement au débat sur l’identité nationale, avec une double contribution très claire, portée par la première secrétaire du PS, Martine Aubry : la régularisation massive des étrangers entrant illégalement en France, et le droit de vote aux étrangers.

Dans la majorité présidentielle, que l’on soit favorable ou non sur le fond au vote des étrangers, nous sommes bien décidés à respecter les Français qui, de manière claire, ne veulent pas en entendre parler aujourd’hui, écrit le porte-parole Frédéric Lefebvre dans un communiqué.

Identité nationale

Un argument repris par le ministre du budget Eric Woerth sur LCI : Moi je ne suis pas favorable à cela parce que la population française n’y est pas favorable.

Il peut y avoir débat, il y a toujours débat et c’est bien naturel, a poursuivi le ministre qui est également trésorier du parti présidentiel.  […] Je ne suis pas favorable à cela, l’UMP n’est pas favorable à cela non plus, a-t-il insisté.

Il n’a toutefois pas condamné le fait que le ministre chargé de l’Immigration Eric Besson, un transfuge socialiste devenu secrétaire général adjoint de l’UMP, se soit déclaré en faveur de ce droit dans un livre.

« Les étrangers cotisent » eux aussi

Un sentiment de rejet pas du tout partagé par l’association France Terre d’Asile (FTA), pour qui les Français sont « prêts » à accepter le droit de vote des étrangers aux élections locales.
Le sentiment de discrimination que ressentent ces personnes va croissant, et surtout, notre société est prête à accepter cette ouverture du droit de vote aux ‘autres’, comme elle l’a fait pour les citoyens européens, affirme FTA dans un communiqué. Après avoir estimé que le concept de citoyenneté invoqué par la majorité pour s’opposer à ce droit « évolue », FTA soutient que le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales est un élément de l’évolution de ce concept.

Il est temps de passer à l’action, pas pour l’année 2010, mais pour aujourd’hui, pour le bien du vivre ensemble, préconise l’association. Elle rappelle que les étrangers non communautaires en situation régulière cotisent, paient des impôts et apportent beaucoup à notre société sur les plans économique, social et culturel.

Le droit de vote aux résidents de longue date

Sur fond de débat sur l’identité nationale, Jean-François Copé, président des députés UMP, a rappelé que le droit de vote est indissolublement lié à la nationalité française. Si on donnait le droit de vote aux ressortissants qui ne sont pas Français sur notre territoire, ce serait diluer le droit de vote, a fait valoir M. Copé, invité de Questions d’Info LCP/France Info/AFP. Etre citoyen français, c’est avoir des droits et des devoirs, parmi les droits il y a le droit de vote, a-t-il insisté.
Pour lui, le cas des élections européennes où les ressortissants de l’UE peuvent voter est un peu différent car il existe des éléments de citoyenneté européennne comme le passeport, les règles de circulation…

Plutôt que de donner le droit de vote aux étrangers pour les élections locales, ce qui au fond est un pis-aller, mieux vaut faciliter les naturalisations de ceux des étrangers qui vivent en France depuis 15 ou 20 ans et qui ont toutes les raisons d’être naturalisés et qui ont toutes les difficultés à l’être.

Une opinion partagée par l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin qui s’est dit personnellement favorable à l’octroi du droit de vote aux élections locales pour les étrangers en France depuis longtemps. Que des étrangers en France depuis longtemps, en situation régulière bien sûr, puissent voter dans des élections locales, j’y suis personnellement favorable, a déclaré M. Jospin sur I-Télé. Il faudrait le faire à ce moment-là de façon unanime, pour que, selon les moments ou c’est proposé, on ne taxe pas d’arrière-pensée électorale tel ou tel, a-t-il ajouté.
Lors de son passage à Matignon, l’ancien Premier ministre n’avait lui-même pas retenu une proposition de loi déposée par les socialistes à l’Assemblée en 2000. C’était dans les 110 propositions de François Mitterrand, c’était en 1981, nous somme en 2010: cela fait trente ans et aucun gouvernement de gauche ne l’a finalement fait, a-t-il admis. Selon lui, le fait que le président de la République, à un moment, ait dit cela et que la gauche y reste attachée devrait permettre de faire avancer le dossier.

« Discours hypocrite »

Le socialiste Faouzi Lamdaoui, proche de François Hollande, a dénoncé un discours hypocrite de Nicolas Sarkozy sur le droit de vote des étrangers aux élections locales, jugeant que cette réforme doit aboutir par voie parlementaire, et en cas d’échec par voie réglementaire.
Nicolas Sarkozy s’était prononcé en 2005 en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales, comme ‘facteur d’intégration’, mais il n’a fait aucun geste pour le faire adopter par sa majorité, indique ce membre du Conseil national du PS dans un communiqué. La révision constitutionnelle de Nicolas Sarkozy était marquée du sceau de l’hypocrisie, comme témoigne l’absence de plusieurs réformes essentielles à la démocratie et à la citoyenneté.

En effet, souligne Luc Chatel, Nicolas Sarkozy avait évoqué dans un ouvrage, il y a plusieurs années avant la campagne présidentielle, son opinion, son avis personnel sur ce sujet, mais il avait bien expliqué en 2007 qu’il ne souhaitait pas voir figurer cette proposition dans son programme présidentiel car il estimait que le temps n’était pas venu et que ce n’était pas d’actualité.

De leur côté, les sénateurs du groupe communiste et du parti de gauche (CRC-SPG) soumettront au vote du Sénat un amendement accordant aux étrangers le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales. Ils souhaitent que le Parlement marque, par l’adoption de cette disposition importante, sa volonté d’approfondir la démocratie locale et marque son attachement à une France ouverte et non pas refermée sur ses vieux démons. Le groupe dépose au total « 216 amendements » sur le projet de loi relatif aux collectivités territoriales dont l’examen débute la semaine prochaine au Sénat.

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Commentaires

Vote des étrangers : les clivages gauche-droite s’affirment

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Henri

13/01/2010 09h07

Ce débat n’a même pas lieu d’être. Avons nous le droit de vote dans les élections locales ou nationales dans les pays où nous résidons hors hexagone ? La réponse est bien évidemment non et nous la respectons, nous n’avons jamais vu un français s’immiscer dans des élections dans un pays où il réside tout en conservant la nationalité française? Nous demandons un minimum d’engagement pour pouvoir voter dans notre pays galvaudé par les mitterrandistes, à savoir faire preuve d’une volonté sans faille de devenir français et le devenir effectivement après avoir fait les démarches nécessaires. A défaut, cette revendication électoralistes des aubristes n’a pas lieu d’être et doit être ignorée.

jean - paul GIOANNI / Marseille

14/01/2010 10h05

La réponse à cette question me semble simple: un citoyen Français de quelque origine que ce soit, a le Droit de Vote puisqu’il est Français.
Un étranger n’étant pas Français, n’a pas ce Droit. Point final. Le vrai débat consiste à naturaliser les Etrangers qui sont depuis longtemps en France, et qui participent au quotidien à la vie de leur commune. Ces personnes sont « Françaises » de fait, méritent donc d’être naturalisées, et de ce fait encore, obtiendront le Droit de Vote. Tout le reste n’ est que foutaise, bavardages inutiles et billeversées.

Amalita

14/01/2010 01h44

Il faut accorder ce droit de vote pour une raison simple. c’est que l’argument de la nationalité ne tient plus face à la réalité du droit communautaire.
Comment justifier qu’un Hongrois ou un Bulgare résidant en France ait le droit de voter, et même de se présenter aux élections en France, tout en niant le droit à des étrangers, souvent résidant depuis très longtemps sur le territoire national, et viscéralement attachés à la France, de voter aux seules élections locales ?
Entre une personne citoyenne européenne depuis moins de 2 ans et un résident légal, marocain par exemple, qui a toujours connu la France, et qui a fait le choix de vivre sa vie il y a trente ans sur le territoire français, qui paie des impôts, qui envoie ses enfants à l’école de la république, qui participe à l’activité économique, politique, culturelle, associative de sa ville, je prefère largement que le deuxième ait voix au chapitre et puisse se prononcer au niveau local.

n’oublions pas qu’il ne s’agit que d’élections locales, et non pas d’un droit de vote aux élections nationales.

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