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Elections

Sénatoriales : les présidents de conseils généraux font de la résistance

Publié le 29/09/2014 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

sénat
Flickr CC by nd monique pinguilly
Plus de 85 % des patrons de départements qui postulaient aux sénatoriales du 28 septembre l’ont emporté. Ce succès sonne comme un désaveu pour le gouvernement, engagé dans une démarche de « dévitalisation » des conseils généraux.

Au-delà la victoire de la droite et de l’entrée de deux maires FN au palais du Luxembourg, le scrutin du 28 septembre est marqué par le succès massif des présidents de conseils généraux.

Promis à la disparition à plus ou moins brève échéance, ceux-ci avaient battu campagne contre la réforme territoriale. Pas moins de 27 d’entre eux concouraient dans les 58 départements métropolitains renouvelables.

Au final, 23 raflent un fauteuil, soit un taux de réussite de l’ordre de 85,1 %. A contrario, un seul président de région postulait : François Patriat, patron (PS) de la Bourgogne. Il est, certes, élu. Mais le fossé département-région en dit long sur la prégnance du conseil général dans le système politico-institutionnel français en général et, à la Haute assemblée en particulier.

L’inoxydable Jean-Noël Guérini – Le scrutin sénatorial se déroule en effet dans un cadre départemental. Les grands électeurs sont à 95 % issus des conseils municipaux. Des assemblées locales qui entretiennent des liens étroits avec les conseils généraux.

Aucun homme, mieux que le président (Divers gauche) des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, n’incarne cela. Trois fois mis en examen dans des affaires de marchés publics, par deux fois privé de son immunité parlementaire, congédié de son propre parti, le PS, et toujours debout !

L’édile marseillais conserve son fauteuil haut-la-main. Mieux, il envoie aussi deux de ses colistiers à Paris. Il fait jeu égal avec la droite emmenée par le maire de la cité phocéenne, Jean-Claude Gaudin (UMP), et la fille de la première magistrate d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains (UDI). Ce triomphe doit beaucoup aux 134 millions que le conseil général alloue aux communes des Bouches-du-Rhône. Mais pas seulement.

Mini-vague anti-métropole – Jean-Noël Guérini a également surfé sur la vague de rejet que suscite la métropole d’Aix-Marseille-Provence chère à Jean-Claude Gaudin. « Cette élection est une condamnation claire et nette de la mauvaise réforme territoriale défendue par le gouvernement. Il est encore temps de lancer un dialogue qui permettra, je l’espère, de corriger profondément un texte dont chacun mesure les dangers », a exhorté, sitôt reconduit, Jean-Noël Guérini.

Dans les autres départements pourvus de métropoles, les représentants des conseils généraux tirent également leur épingle du jeu. Les présidents de l’Ille-et-Vilaine et du Bas-Rhin, Jean-Louis Tourenne (PS) et Guy-Dominique Kennel (UMP) font leur entrée rue de Vaugirard.

Ils pourront y côtoyer le vétéran Philippe Madrelle (PS). A 77 ans, le président du conseil général de la Gironde a renouvelé son bail. Cette figure du socialisme local siège au Parlement depuis 1968. Il y retrouvera Michel Mercier (UDI). L’ex-président du conseil général du Rhône, à l’origine de la métropole de Lyon, échappe, cependant, de peu à la défaite.

Un label qui fait du bien – A contrario, les patrons PS de départements ruraux résistent plutôt bien. Dans la Somme, Christian Manable décroche son premier ticket aux sénatoriales. Tel est aussi le cas, en Haute-Vienne, de Marie-Françoise Pérol-Dumont. La vice-présidente de l’Assemblée des départements de France (ADF) ne figure pas, elle non plus, parmi les aficionados de la réforme territoriale. « Les transports scolaires, transférés des départements vers les régions seront gérés par une plateforme téléphonique, déplore-t-elle. Ce n’est pas ainsi que je conçois l’action publique locale, à l’heure où le vote FN est très fort en zone urbaine éloignée », glissait-elle fin juin

A droite aussi, les anti-réforme territoriale font un tabac. Le patron, fort en gueule, de l’Aube Philippe Adnot (Divers droite) emporte la mise dès le premier tour. Bruno Sido (UMP), sénateur et président du groupe de la Droite du centre et des indépendants (DCI) à l’ADF, ainsi que du conseil général de la Haute-Marne, ne participait pas au vote. Mais il s’est fendu d’un communiqué de victoire, ce 29 septembre. Il s’y réjouit de la réélection de six « sénateurs-présidents » de sa sensibilité et de l’élection de quatre autres. Il voit, là, l’effet collatéral d’une « réforme territoriale hors sol ».

« Le groupe DCI sera le relais constant de la défense des départements au sein d’une Haute Assemblée qui vient de renouer avec une majorité consciente des enjeux territoriaux locaux pour le développement de notre pays », prévient Bruno Sido.

Le cas Jean-Michel Baylet – « Plus que jamais il faut réformer ce pays. La question est de savoir si nouveau Sénat sera du côté de la réforme ou du conservatisme », lui oppose le chef de file des socialistes à la Haute assemblée, Didier Guillaume.

Le président du conseil général de la Drôme, chaud partisan de la réforme territoriale, s’en sort au mieux. Sa liste glane deux fauteuils sur trois. « Il faut, maintenant, que les élus montrent l’exemple pour garantir l’efficacité du service public. Nous ne pourrons pas continuer avec 36 000 communes », avait notamment déclaré, le 29 août, Didier Guillaume.

Le leader des radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet, croyait avoir sauvé sa tête. Il avait obtenu, jurait-il, le maintien du conseil général en milieu rural. Ceci, à la faveur du remaniement de la fin du mois d’août. Las, Jean-Michel Baylet est défait, après 19 ans de mandat. Deux de ses ennemis irréductibles le supplantent : son ancien bras droit Yvon Collin (Divers gauche) très remonté contre le cumul sénateur-président de conseil général et le maire (UMP) de Caussade, François Bonhomme, qui se trouve à l’origine de ses tracas judiciaires (1).

Malgré sa mainmise sur le collectivité départementale, le patron de l’unique quotidien local du Tarn-et-Garonne (La Dépêche du Midi) voit son étoile brusquement pâlir.

Trois de ses collègues subissent le même sort : Yves Ackermann (PS) dans le Territoire-de-Belfort,  Vincent Descoeur (UMP) dans le Cantal et Hervé Saulignac (PS) en Ardèche. Mais à la différence de Jean-Michel Baylet, ils ne faisaient pas partie du club des sortants.

Plus d’un tiers des présidents de conseils généraux figureront tout de même dans le nouveau Sénat. Un chiffre de 35 en hausse : ils étaient 31 avant le scrutin du 28 septembre.

L’ancien président de la Haute assemblée, Christian Poncelet, 86 ans, n’apparaîtra plus dans ce casting. Le patron (UMP) du conseil général des Vosges quitte la vie publique nationale après 52 années passées au Parlement.

Les élus et les battus

De multiples personnalités de la galaxie locale concouraient le 28 septembre. Ils ont connu des fortunes diverses, au gré de leurs appartenances politiques.

Les élus :

  • Pascal Allizard (UMP) : le leader du CNER, la fédération des agences de développement et des comités d’expansion économique, entre à la chambre haute. Une consécration pour cet ancien cadre de l’industrie automobile, ex-assistant parlementaire du sénateur (UMP) René Garrec et militant d’une économie territorialisée. Le maire du Condé-sur-Noireau et vice-président du conseil général du Calvados est aussi romancier à ses heures. Il a publié en 2011 « Le rideau et le ouistiti », une « petite balade dans la foulée de la révolution française ».
  • François Baroin (UMP) : le candidat unique à la présidence de l’Association des maires de France obtient un score de maréchal. Le premier magistrat de Troyes rafle dès le premier tour plus des trois quarts des suffrages. « Le gouvernement en place mène une politique de chamboule-tout dans l’organisation des territoires avec la réforme des collectivités, la suppression des départements, la constitution des métropoles et le découpage invraisemblable des nouvelles régions. C’est tout cela qui m’a donné envie de m’investir totalement au service des collectivités territoriales », indiquait-il dans un entretien accordé le 21 juin à L’Est-Eclair.
  • Jean-Claude Boulard (PS) : à 71 ans révolus, cet énarque littéraire, vice-président de l’Association des maires des grandes villes de France, retrouve les ors du Parlement. Un tour de force pour le premier magistrat du Mans : cela faisait 46 ans que la gauche de la Sarthe n’avait pas envoyé l’un de ses représentants à la Haute assemblée.
  • Pierre-Yves-Collombat (DVG) : dans le Var, l’ancien premier vice-président délégué de l’Association des maires ruraux de France parvient à maintenir un sénateur dans l’escarcelle de la gauche. Le fruit pour ce normalien, d’une démarche résolument « communaliste ».
  • Françoise Gatel (UDI) : la vice-présidente de l’Assemblée des communautés de France entre pour la première fois au palais du Luxembourg. Un mandat que cette élue dynamique, proche de Pierre Méhaignerie, doit notamment à son action à la tête de l’association des maires d’Ille-et-Vilaine.
  • Pierre Jarlier (UDI) : un temps pressenti pour succéder à Jacques Pélissard à la présidence de l’Association des maires de France, le premier vice-président délégué de l’Association des petites villes de France avait préféré se concentrer sur le scrutin sénatorial. Grand bien lui a fait. L’édile centriste est parvenu à faire oublier son vote en faveur de François Hollande au second tour de la présidentielle de 2012. Il l’emporte sur le fil, devançant de 22 voix seulement son rival de l’UMP, le président du conseil général du Cantal, Vincent Descoeur.

Les battus

  • Dominique Dhumeaux (Sans étiquette) : son nom est peu connu, mais sa candidature se voulait ultra-symbolique.Dominique Dhumeaux portait, dans la Sarthe, la voix de l’Association des maires ruraux de France, ulcérée par l’intercommunalité à marche forcée et la baisse des crédits de fonctionnement accordés aux petites communes. Avec ses 7,77 % des suffrages, ce sapeur-pompier de 50 ans échoue face au rouleau-compresseur des partis et des grandes collectivités.
  • Anne-Marie Escoffier (PRG) : ministre déléguée à la Décentralisation jusqu’en mars 2014, elle avait retrouvé le Sénat au printemps. Très active, Anne-Marie Escoffier y multipliait les réserves sur l’accélération de la réforme territoriale. Cette sénatrice chaleureuse et appréciée de ses pairs vilipendait « des procédures à la va-vite qui nous entraînent dans une impasse » pour mieux défendre le conseil général rural. Autant de mises en garde que les grands électeurs de l’Aveyron ont jugée tardives. A 72 ans, l’ancienne préfète du département n’est plus que conseillère générale.
  • Jean-Jacques de Peretti (UMP) : son rapport consensuel de 2011 sur la clarification des compétences des collectivités n’a pas suffi. Le maire de Sarlat (Dordogne) n’est pas parvenu à réintégrer le Parlement. L’ancien ministre chiraquien pourra, du coup, conserver sa charge au Conseil d’Etat.
  • Thierry Repentin (PS)  : l’ancien président de l’Union sociale pour l’habitat traverse une annus horribilis. Juste après la défaite des siens dans son fief de Chambéry, il a dû quitter le gouvernement. Voilà l’ancien ministre de la Formation professionnelle, puis des Affaires européennes sèchement battu aux sénatoriales. Le conseiller général de Savoie présidera encore la Commission nationale de l’aménagement, de l’urbanisme et du foncier.

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Notes

Note 01 Jean-Michel Baylet a, in fine, obtenu un non-lieu dans une affaire liée au magazine du conseil général. Retour au texte

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Commentaires

Sénatoriales : les présidents de conseils généraux font de la résistance

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Désastre

30/09/2014 07h05

Ces sénateurs cumulards font croire comme tous les politiques en campagne électorale qu’ils vont soutenir les maires des communes rurales. Les métropoles se mettent en place et les fonctionnaires ne sont informés de rien…sauf qu’il y aura des changements. Pour moi un Sénat qui coute cher et ne sert à rien est inutile . Il est clair qu’à 80 ans on peut toujours être sénateur puisque soit on reste chez soi, soit on « roupille »mais ils sont toujours payés à la fin du mois et ensuite tout comme les députés rois de l’absentéisme ils veulent appliquer 3 jours ou plus de carence aux fonctionnaires.
Je pense qu’ils ne se rendent pas compte à quel point les Français souffrent et n’y arrivent plus, c’est sûr que si j’avais 13000 euros plus 7200 pour mes frais par mois je ne me plaindrais pas . La droite voulait faire des réformes qui ne seraient pas passées, la gauche les réalise et va encore plus loin .

Axonoise

30/09/2014 12h04

Le cumul des mandats et les avantages des politiques , gauche /droite : quelle différence > les compères cumulent toujours et vivent dans leurs privilèges .
A quand l’abolition de ces situations : ils ne font pas de politique , ils se préoccupent de durer . Un mandat et pont barre et si absentéisme et point de rapport VALIDE fourni => restitution des indemnités : pas de travail pas de  » salaire  » , c’est bien ça dans la vraie vie .

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