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RÉFORME DES COLLECTIVITÉS

La réforme des collectivités est l’Acte 1 de la recentralisation, selon Terra Nova

Par A. l'AFP

Publié le 08/01/2010
Mis à jour le 11/01/2010

dans : France

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Le think tank Terra Nova, proche du PS, a qualifié d'"acte 1 de la recentralisation" la réforme territoriale lancée par le gouvernement, dans un dossier publié le 9 janvier 2010 par Libération.

La présentant comme « une rupture fondamentale », Terra Nova affirme que c’est « la première réforme d’inspiration recentralisatrice », alors que la gauche, à partir de 1981, « a initié un vaste mouvement de décentralisation ».

La fonction politique locale : 0,01% des dépenses locales

Pour Terra Nova, Nicolas Sarkozy « rompt le consensus national » autour de la décentralisation en établissant un diagnostic : trop d’élus locaux, trop cher, trop d’échelons de décision. Ce diagnostic est contestable, poursuit Terra Nova qui relève que l’immense majorité des 525.000 élus locaux en France sont bénévoles et que le coût de la fonction politique locale s’élève à 0,01% des dépenses locales.

La fondation considère aussi que la création du conseiller territorial qui siègera à la fois au département et à la région, mesure la plus spectaculaire de la réforme, « ne fait guère de sens », les deux collectivités ayant des rôles différents. Pour elle, la réforme se perd ainsi « entre électoralisme et recentralisation ».

Terra Nova propose en revanche un certain nombre de réformes. Parmi celles-ci figure la transformation des intercommunalités en collectivités territoriales de proximité de droit commun. Elle envisage aussi la création de métropoles, le rapprochement entre départements et grandes communautés, et la clarification des compétences.

La fondation réexprime également ses critiques contre le Grand Paris, estimant qu’il « marque le retour des jacobins ».

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  1. mforties

    09/01/2010, 18h11

    Terra Nova est dans le culte de l'administration obèse qui coûte et ne sert pas à grand chose. Il est évident qu'en France il y a à la fois beaucoup trop de collectivités et beaucoup trop d'élus, qui siègent pour leur prestige local mais n'apportent rien à la collectivité. Nous navigons dans l'accumulation de states, qui font tout et n'importe quoi, dépensent à tort et à travers, sans qu'aucune évaluation ne soit réalisée car, derrière se cache un vide sidéral en termes de projets. Beaucoup trop de dépenses injustifiées, d'élus de droite comme de gauche, sont le fait du prince, uniquement pour asseoir la réélection des potentats locaux. La commune n'est plus le siège justifiée de la prise de décision locale. La Communuaté de Communes, oui. C'est la commune de demain. Aucun sens de conserver des communes de 250, 400, 1.000 ou 2.500 âmes. Elles peuvent rien faire, rien garantir à leurs citoyens. Idem pour une Communauté de communes de 4.000 âmes. Il faut obligatoirement des fusions pour attaindre une taille critique. UNe stratégie pour être efficace doit avoir une dimension territoriale pertinente. Le département ne répond plus à cette nécessaire pertinence, la Région, oui. Il suffit de regarder chez nos voisins européens. Tera Nova confond, volontairement, la recherche d'une nécessaire efficacité afin de donner aux régions toutes leurs chances de mettre en oeuvre des stratégies pour l'emploi durable sur leur territoire, et dans ce cas l'argent public ne peut souffir de gaspillages et de clientélisme, avec le besoin d'entretenir des seigneurs locaux élus au suffrage universel qui n'ont d'efficacité que l'énergie de mener des actions à court terme et à courte vue uniquement motivées pour leur garantir une réélection confortable avec l'argent du contribuable. Décentralisateur dans l'âme, farouche girondin, je veux que la région soit en mesure de mener des stratégies adaptées à leur territoire, et efficaces dans leurs résultats, et pouvoir se positionner au même niveau de crédibilité que les autres régions européennes. Le conseiller territorial élus au niveau de son canton et siègeant au niveau régional pour transmettre les besoins de son territoire c'est comme le député élu pour aller siéger au parlement, et faire entendre sa voix et ses idées, dans l'état et le gouvernement national. L'intercommunalité et la région sont les deux meilleurs niveaux pour sortir la France de son ère archaïque et lui permettre d'affronter les enjeux mondiaux, actuels et futurs. Car les territoires ruraux et urbains ne peuvent échapper à la mondialisation. A force de faire l'autruche on finit par se la prendre dans le ...

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