Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club RH

Emploi

Emplois d’avenir : la dynamique est enclenchée dans les collectivités

Publié le 25/09/2014 • Par Martine Doriac • dans : A la Une RH, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

Pancarte emploi
Fotolia
Comme l’ont exprimé des représentants d'élus au colloque organisé sur les emplois d’avenir mardi 23 septembre 2014 à Paris par le CNFPT, leur principal motif de satisfaction tient au financement de ces emplois, assuré à hauteur de 75 % du Smic par l’Etat. En période de coupes budgétaires et de pression sur les effectifs, les emplois d’avenir apparaissent comme un moyen de continuer à assurer des services publics qui pourraient disparaître, en particulier dans les petites communes.

Enfin un motif de satisfaction pour le président de la République ! Les emplois d’avenir que François Hollande avait annoncés lors de la conférence sociale de juillet 2012 et qui ont été créés par la loi n° 2012-1189 du 26 octobre 2012, précisée par le décret n° 2012-1210 du 31 octobre 2012 et modifiée par le décret n°2014-188 du 20 février 2014, atteignent leur objectif de formation et d’insertion de jeunes non qualifiés. Si le démarrage a été lent, le dispositif permet à des moins de 25 ans peu ou pas diplômés de trouver un emploi et d’acquérir des qualifications.

Formation à la clé – A ce jour, 139 000 jeunes ont signé un contrat emploi avenir dont 57 000 en 2014 par l’intermédiaire des missions locales (97 %) et de Cap emploi (3 %). Ces contrats, conclus aux ¾ dans le secteur non marchand, font l’objet de renouvellement, signe de contentement des employeurs.

Parmi eux, 28 % sont des collectivités. A la différence de précédents contrats aidés, tels que le contrat unique d’insertion (CUI), les engagements de formation paraissent tenus : 90 % des jeunes présents depuis plus de quatre mois dans le dispositif ont bénéficié, le plus souvent d’adaptation à l’emploi et d’accompagnement des compétences.

Dans les collectivités, comme l’a souligné François Rebsamen, ministre du Travail, les jeunes ne seront pas tous titularisés à l’issue de leur contrat. Mais leur expérience et qualification devraient les conduire à une meilleure insertion professionnelle. « Derrière chaque emploi d’avenir, il y a un jeune sorti de la « galère », un projet de vie qui peut avancer, un nouveau départ, une famille qui reprend espoir », a assuré le ministre.

Insertion professionnelle et personnelle – Illustrant ce propos optimiste, des jeunes qui n’avaient auparavant connus que des petits boulots ont témoigné en vidéos de l’importance de l’aide apportée par ces contrats, non seulement en termes de sociabilité et d’insertion dans l’emploi, mais aussi pour obtenir un logement et pouvoir mener une vie de couple et de famille. « On prend le temps de m’expliquer et on m’accompagne dans ce que je fais », a décrit l’un d’eux. « Sur le plan personnel, cela m’a permis de construire pas mal de choses, de fonder une famille et cela m’a vraiment tiré vers le haut », a exprimé un autre jeune, sortant de sa réserve. Tous ont fait part de leur aspiration à se faire une place dans la territoriale. Pour les former et former leurs tuteurs, le CNFPT a signé en avril 2013 une convention d’objectifs et de moyens avec l’Etat, à laquelle se sont associées plusieurs régions.

Nouveaux métiers dans l’Oise – Sénateur et président du conseil général de l’Oise, Yves Rome, s’est dit rajeuni par ces témoignages, applaudis par la salle qui lui rappelaient les contrats emploi solidarité, les « CES » créés en 1990. « Avec les contrats d’avenir, on redonne aux jeunes une vision positive de leur avenir, et des perspectives à leur famille », a-t-il insisté.

Son département a créé très tôt, avec la mission locale et Pôle emploi, un « Forum emplois d’avenir » qui a attiré 1 500 jeunes. 215 emplois d’avenir ont ensuite été créés au conseil général qui travaille sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et a développé un nouveau métier de « visiteur de convivialité » chargé d’aller voir les personnes âgées à leur domicile pour rompre leur isolement.

1 050 contrats d’avenir ont été conclus dans ce département qui explore de nouvelles pistes d’emplois en médiation énergétique et dans les métiers du sport et étudie un soutien aux petites collectivités. « Il est primordial que la collectivité départementale s’investisse, car nous avons un effet levier dans ce dispositif tout à fait pertinent (…). Dans la situation dans laquelle nous sommes, il est « républicainement » nécessaire de s’investir massivement », a encore souligné le sénateur.

Freins levés dans les grandes villes et communautés – Menées par l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF), quatre études attestent de l’engagement, tous bords confondus, des grandes villes et grandes intercommunalités, malgré une première période de prudence des élus. « Le commencement a été poussif. Il y avait des réserves de part et d’autres. Le contexte n’était pas favorable, avec la baisse des dotations et des questions sur les capacités de collectivités à intégrer des publics fragiles », a reconnu Emmanuel Heyraud, directeur « cohésion sociale et développement urbain » de l’AMGVF.

1 265 emplois d’avenir ont depuis été recrutés dans les grandes collectivités, avec un effort particulier dans les zones urbaines sensibles, la moitié de ces recrutements étant issus des secteurs prioritaires. Métiers en tension, départs à la retraite, réforme des rythmes scolaires…, les élus se saisissent de ce qui apparait comme une fenêtre d’opportunité.

Hors formation, ces emplois ne coûtent que 600 euros par mois aux grandes villes. Quand le jeune est en situation de handicap, grâce à l’aide du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP), qui peut aller jusqu’à 10 000 euros sur trois ans, il n’en coûte que 250 euros pour les contrats d’au moins deux ans, 180 euros en deçà, mais les objectifs sont loin d’être atteints.

Du sur-mesure qui demande du temps – Le travail réalisé autour des emplois d’avenir par les différents partenaires et pour faire accéder ces jeunes à la formation est qualifié de « sur-mesure ». Signe que la formule correspond aux besoins, les équipes « statutaires » et tuteurs en redemandent. « Cela les fait changer de posture, c’est extrêmement valorisant, ça les change de leur quotidien, cela soude et oblige à réfléchir autrement », a remarqué Véronique Cantin, directrice de la mission locale des Sables d’Olonne (Vendée). « Les emplois d’avenir sont venus perturber nos habitudes. Certains agents parlaient des « cas sociaux » que nous accueillions. C’est beaucoup d’investissement », a nuancé Samia Ouertani, directrice « cohésion sociale et insertion » au conseil général de l’Oise.

Des élus ruraux décontenancés face à certains jeunes – A l’échelle des petites collectivités, Roland Labrandine, président du centre de gestion du Puy-de-Dôme et maire de Nohanent, a témoigné de la mutualisation de contrats d’avenir, en cours dans son département. Limitée à deux collectivités proches sur des emplois exigeant des profils assez semblables, la priorité est donnée aux communes de moins de 20 agents. Une trentaine de contrats ont été signés pour un objectif de 80.

« La difficulté en milieu rural, c’est le manque de candidats locaux du fait d’une population vieillissante et l’incompréhension d’élus ou d’agents amenés à recruter face à des jeunes parfois difficiles à intégrer. L’engagement de 36 mois fait également peur à certaines collectivités qui se demandent comment pérenniser le poste » a reconnu le président du centre de gestion. La difficulté paraît moindre dans des communes plus grandes.

Secrétaire général de l’association des petites villes de France (APVF) et maire de Wittenheim (Haut-Rhin), Antoine Homé a estimé que le coût annuel de 4 300 euros était « encore acceptable par les collectivités de petite taille ». « Ce dispositif permet de faire des recrutements, mais la première motivation, c’est l’insertion professionnelle et sociale des jeunes. Si nous n’avions pas ce dispositif, nous ne pourrions pas satisfaire les besoins du service public dans un contexte de finances locales très tendues », a confié le secrétaire général.

Effet d’aubaine ou effet « catalyseur » ? – Dans ce tour d’horizon positif, Jean-Charles Belly, DGS de la communauté de communes du chardon lorrain, pourtant persuadé qu’il s’agit pour les petites communes d’une « aide providentielle de l’Etat », a mis en garde contre les effets d’aubaine et déconvenues qui pourraient naître des emplois d’avenir, à l’image des emplois jeunes qui au bout de cinq ans ne pouvaient être pérennisés alors que de nouveaux besoins avaient été créés.

La communauté de communes qu’il dirige a choisi de mutualiser les contrats d’avenir sur des postes de secrétaires de mairie à temps très partiel pour des communes, parfois de 30 à 100 habitants, qui ont des difficultés à recruter mais qui ont besoin de préparer la relève. Mises à contribution, les secrétaires de mairie en poste assurent un tutorat pour lequel elles sont rémunérées au titre d’activités accessoires, et le temps de formation est intégré dans l’emploi du temps.

Les représentants d’organisations syndicales ont déploré que ces contrats se substituent à des créations ou remplacements de postes. Mais plus qu’un « effet d’aubaine » pour maintenir des services publics, Antoine Homé, s’appuyant sur une étude de l’APVF dans laquelle 54 % des maires tirent un bilan positif des emplois d’avenir et 85 % jugent la participation de l’Etat suffisante, préférait parler d’un « effet catalyseur ».

9 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur le Club RH

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Emplois d’avenir : la dynamique est enclenchée dans les collectivités

Votre e-mail ne sera pas publié

sylvie

30/09/2014 12h43

Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces « plagistes financiers aux grosses Mercedes », la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

bazane

30/09/2014 02h34

Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c’est parce que l’économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l’inverse.
Quant à « sauver le service public » : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

Yann

01/10/2014 09h02

Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l’Etat de l’autre…
Et les médias dominants, en n’informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

parisienne

01/10/2014 11h43

Il aura donc fallu la diffusions d’une émission consacrée à la protection de l’enfance et à ses dérives pour qu’enfin, les conseils généraux s’en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
Ah oui, un guide pour l’autodiagnostic…c’est vrai que c’est diablement efficace…

TansonHenri

01/10/2014 12h30

Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l’emploi, etc…
Et nous ne pouvons rien faire d’autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d’accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l’Etat dit qu’il n’y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l’état nous dit cela? Et imaginer d’autres explications, d’autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l’intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d’autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d’endettement sans s’inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n’est cher que par rapport aux coûts de main d’œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc…
Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n’y avait pas de solution… Il y en a pourtant. J’en suis convaincu. Et pacifique en plus!

Révolutionnaire

01/10/2014 04h56

Il faut faire des efforts ….on entend que cela mais nos élus ne sont pas prêts à en faire pour eux. Toujours autant de Sénateurs inutiles, de nombreux députés biens payés et absents de l’assemblée, des conseillers généraux ? que font-ils ceux-là ?Des conseillers régionaux ?….mais tout cela a un coût et avant de demander encore aux autres de se serrer la ceinture il faudrait montrer l’exemple et être des sénateurs , députés etc… ordinaires et un salaire ordinaire entre 2500 et 3000 euros serait largement suffisant pour le temps de présence.la fronde monte et je vous assure que lorsque l’étincelle va démarrer il n’est pas dit que le feu soit circonscrit % d’augmentation sur les timbres, 2 cts par litre sur le gasoil etc…point d’indice gelé, augmentation des transports , EDF, GDF etc…La baisse des dotation et la mise en place des régions et métroples va avoir un effet pervers avec la diminution des agents territoriaux, de l’état et de l’hospitalière mais quand la gamelle est vide le 15 mois c’est dangereux: un vieux proverbe paysan dit ceci: quand il n’y a plus de foin à l’étable, les ânes se battent. A méditer.

Brisavoine

01/10/2014 09h02

Ces élus sont décidément lamentables !

Pour en finir avec cette caste d’élus locaux, signez la pétition pour sauver la Métropole du Grand Paris : http://www.petitions24.net/sauvons_la_metropole_du_grand_paris

Laurent

02/10/2014 07h52

Bonjour,

Et bien scandaleux. Les économie sont fait sur les petits agents. Si l’Etat souhaite des économie, il faudra qu’il les face la ou elles sont. C’est à dire dans les hauts fonctionnaires qui gagne très biien leur vie et qui ne sont pas touché directement par le pourvoir d’achat en berne. Faire sauter l’ENA et compagnie et disolution d’une élite de bourgeois méprisant de la population. La il y a beaucoup d’économie à faire en supprimant les incompétents qui tire profit de leurs lignes budgétaire.
Moi je réclame 50 % d’augmentation sur mon salaire car bientôt je vais travailler mais vivre dans la rue. Voilà messieurs les vrais bonnes solutions.

fpt

02/10/2014 08h18

Est ce que la France entière est informée du fait que le point d’indice n’ayant pas été relevé depuis bientôt 10 ans provoque des salaires hors primes en dessous du smic! L’état emploi donc du personnel en le rémunérant illégalement car aucune entreprise n’est autorisé à le faire… nos retraites sont donc calculé pour une partie de notre vie en tout cas pour des salaires de misères. Un agent de maitrise hors prime au smic en usine ils ont un salaire de à minima 300 € plus élevé que le notre! alors que parfois notre tâches est tout aussi pénible (heure supplémentaire non payés, risque d’agression, travail parfois dehors peu importe le temps avec le port de charge lourde, les cancers dû à l’amiante isolant des bâtiments vétustes car pas d’argent pour les remplacer..
La preuve de plus en plus d’agent quitte le public pour le privé afin d’avoir de quoi subvenir à leur famille car même les fonctionnaires ont besoin d’un toit et de manger (pas de primes de panier ni de tickets resto ou de voiture de fonction…)

Commenter
Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X