Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Réforme territoriale

Les grandes villes ne veulent pas avaler les départements

Publié le 24/09/2014 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Lors de la conférence des villes, ce mercredi 24 septembre 2014 à Paris, les élus urbains se sont opposés à un transfert automatique des compétences des conseils généraux aux métropoles. Principal frein à ce mouvement : le coût des allocations sociales départementales.

Pour beaucoup, la messe est dite. Les métropoles et, sans doute à terme, les communautés urbaines et les principales communautés d’agglomération vont avaler les compétences départementales. Telle est la philosophie du projet de loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République ») qui devrait être examiné à partir de novembre au Parlement. Telle est la volonté de Manuel Valls, encore exprimée dans son discours de politique générale du 15 septembre.

Mais, tel n’est pas le point de vue de tous les adhérents de l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF). Dans une note interne destinée à préparer une rencontre, le 3 septembre, avec le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, l’AMGVF prône le volontariat. A ses yeux, la fusion-absorption des compétences départementales par les neuf à onze métropoles de droit commun nées de la loi « Maptam » du 27 janvier 2014 ne doit pas être automatique. Les élus concernés n’entendent se laisser imposer par le haut le scénario retenu pour la métropole à statut particulier de Lyon.

Non à « la généralisation précipitée » – Lors de la conférence des villes, organisée ce mercredi 24 septembre à la mairie de Paris, Nathalie Apperé, première magistrate (PS) de Rennes l’a dit avec vigueur. Si elle se réjouit de voir, dans la loi NOTRe, « les départements recentrés sur l’action sociale », elle n’entend pas griller les étapes. « Pour ma part, je ne suis pas favorable à une généralisation précipitée du modèle lyonnais », a indiqué la maire de Rennes, ville-centre d’une métropole de droit commun qui verra le jour au 1er janvier 2016.

Le président de l’AMGVF et maire (UMP) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, s’est interrogé, lui, sur l’avenir des territoires périphériques à sa métropole. Des zones correspondant aux deux tiers de la superficie de son département de Haute-Garonne. « Le département est une vieille dame qui a deux siècles. On ne l’assassine pas devant tout le monde… Ce n’est pas aussi simple », a glissé Jean-Luc Moudenc.

Le poids du RSA – Le géographe Jacques Lévy, seul non-élu invité lors des deux tables rondes dédiées à la réforme territoriale s’est montré nettement plus expéditif. « Les départements représentent la dictature des morts sur les vivants », a-t-il tranché. Pour lui, point de doute, des intercommunalités taillées sur les bassins de vie se montreront autrement plus efficaces que les conseils généraux.

Un argumentaire que récuse Laurent Hénart, maire (UDI) de Nancy : « Si l’on veut que les métropoles soient des locomotives, il ne faut surtout pas leur confier le secteur social, a-t-il mis en garde. D’autant plus qu’au train où vont les choses beaucoup de chômeurs vont finir au RSA… »

Ces élus qui crient haro sur… les élus !

Ambiance un brin masochiste, ce 24 septembre, à l’hôtel de ville de Paris. Plusieurs maires ont, en effet, pris la parole pour dire tout le mal que leur inspire le rôle des élus locaux dans la réforme territoriale. La première magistrate de Rennes, Nathalie Apperé (PS) a ouvert le bal : « Chacun est prêt à simplifier le millefeuille. Dès lors que l’on ne touche pas à sa feuille… » Son homologue de Metz, Dominique Gros (PS), lui a emboité le pas : « Les élus locaux s’accrochent partout à leurs prérogatives. Il leur faut des présidences par-ci, des vice-présidences par-là. Les seules véritables évolutions sont nées de la loi. La réforme ne peut pas venir du terrain. » Michel Destot, député (PS) et président honoraire de l’AMGVF, s’est montré tout aussi directif : « Depuis la commission Balladur, il y a six ans, des rapports, on en a eu des petits et des grands. Maintenant, il faut décider et trancher. » Seul ou presque, le secrétaire général de l’AMGVF, André Rossinot (UDI) est resté fidèle aux fondamentaux généralement en cours dans ce genre de cénacle. Apôtre de « la République d’en bas », il a fait du maire « le garant du bonheur territorial ».

 

 

 

Cet article est en relation avec le dossier

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Les grandes villes ne veulent pas avaler les départements

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X