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Musique

Une inquiétante bipolarisation entre petites et grandes salles de concert

Publié le 25/09/2014 • Par Hélène Girard • dans : France

Le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV) a présenté ce lundi 22 septembre 2014 le bilan de ce secteur pour l’année 2013. Les résultats des petites productions suscitent des interrogations à propos de l’avenir de l’irrigation du territoire et de la diversité culturelle.

Les musiques actuelles et les variétés se portent plutôt bien en France, selon le bilan présenté ce lundi 22 septembre par le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV). L’année 2013 s’est soldée par une recette globale de billetterie de 723 millions d’euros pour 58 300 représentations et 51 000 entrées payantes. Soit, en un an, une hausse de 13% de la billetterie, de 9% de la fréquentation et de 6% du nombre de représentations.
Pour Philippe Nicolas, nouveau directeur du CNV, 2013 a donc été « un bon cru ». Cette bonne santé globale tient notamment à quelques grosses tournées et une série de concerts-spectacles dans des grandes structures de spectacle vivant.

Bipolarisation – L’examen détaillé des chiffres pour 2013 montre que les grosses productions constituent la locomotive du secteur. Avec, d’abord, un phénomène de concentration, puisque les spectacles et concerts proposés dans des salles de 3000 à 6000 places représentent 18% des recettes de billetterie et 2% du nombre de représentations. A eux seuls, ceux qui font plus de 6000 entrées constituent 30% du total de billetterie et 1% du nombre de représentations.
A l’inverse, les spectacles réunissant moins de 200 personnes représentent 60% des représentations payantes et seulement 5% du total de la billetterie. On assiste donc à « une bipolarisation (du secteur) particulièrement contrastée entre grandes et petites jauges », observe Philippe Nicolas.

Sujet d’inquiétude – Et la tendance va croissant. Ainsi, la catégorie des « plus de 6000 entrées » enregistre une hausse de 33% de ses recettes de billetterie par rapport à 2012 (+ 21% du nombre de représentations payantes.)
Du côté des spectacles réunissant de 200 à 1500 entrées, les chiffres de progression par rapport à 2012 sont bien plus modestes : + 5% pour la billetterie, +2% pour la fréquentation. Quant aux représentations de moins de 200 entrées, elles accusent une baisse de leurs recettes (-5% environ, alors que l’évolution moyenne se situe à +13%). Pourtant, leur nombre progresse de 7% environ (contre une évolution moyenne se situant à +6%). « Cette tendance constitue un sujet d’inquiétude pour l’avenir, car elle remet en question la diversité culturelle et le maillage du territoire », souligne le directeur du CNV.

 

by CC

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« Rencontrer les acteurs locaux » – Pour l’heure, le CNV n’a pas constaté de baisse du soutien financier apporté à ce secteur par les collectivités. « Cependant, leurs aides progressent bien moins vite que l’augmentation des charges de ces spectacles », nuance Philippe Nicolas.
De plus, même s’il n’est que complémentaire, l’apport des subventions locales s’avère déterminant, car « toute baisse des aides des collectivités remettrait en cause cet écosystème », prévient Philippe Nicolas, qui souhaite « rencontrer les acteurs locaux » pour développer les relations entre les collectivités et le CNV. Les régions constituent l’interlocuteur prioritaire dans cette démarche, qu’il compte engager en 2015. Au cours des prochaines semaines, le CNV publiera une autre étude statistique, cette fois-ci consacrée à la répartition géographique de la diffusion des spectacles. « Nous avons besoin de ces documents statistiques pour porter une vision commune », fait valoir Philippe Nicolas, qui souhaiterait pouvoir disposer d’études indiquant un ratio entre les investissements des collectivités et leur impact sur l’économie locale.

Quand les collectivités sont opératrices

Les collectivités et les établissements publics représentent 24% des organisateurs de spectacles déclarés (1), mais seulement 12% du nombre de représentations (12% également des représentations payantes) et seulement 6% des recettes de billetterie. En 2013, le nombre de spectacles déclarés par les collectivités opératrices a progressé de 5 à 6% par rapport à 2012.
Lorsqu’elles ne sont pas opératrices, les collectivités sont souvent présentes dans le secteur en tant que contributrice financière via des subventions.

56 festivals captent 70% de la billetterie

Les festivals n’échappent pas au phénomène de concentration. En 2013, ceux qui ont encaissé plus de 500 000 euros de recette étaient au nombre de 56 (contre 44 en 2012), représentant 70% des recettes totales de cette catégorie de manifestations (contre 63% en 2012) et 53% de la fréquentation (contre 47% en 2012).
Dans l’ensemble du secteur musical variétés-musiques actuelles-jazz, les festivals représentent 20% de la fréquentation globale et 16% de la billetterie.

Les salles spécialisées s’imposent comme lieu majoritaire

Au sein du secteur variétés-musiques actuelles-jazz, les lieux de diffusion comme les salles de musiques actuelles (SMAC), les clubs, les cabarets, les zénith etc. concentrent 52% des représentations, 54% de la fréquentation et 61% de la billetterie.

Notes

Note 01 La déclaration sert à la perception, par le CNV, de la taxe fiscale sur les spectacles de variétés et concerts de musiques actuelles, due par tout organisateur de spectacles, professionnel ou non, qu’il soit de statut privé, associatif ou public. La taxe est due même par les organisateurs occasionnels, comme les comités des fêtes, les foires et expositions, les offices de tourisme etc. Les manifestations éducatives et les concerts de musiques traditionnelles sont exonérés de la taxe sur les spectacles Retour au texte

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