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Réforme territoriale

« Les Sdis sont un ‘plus’ pour les départements » – Claudy Lebreton, président de l’ADF

Publié le 22/09/2014 • Par Hervé Jouanneau • dans : Actu prévention sécurité, France

Claudy Lebreton
Claudy Lebreton La Gazette
Alors que le 121ème Congrès national des sapeurs-pompiers de France s’ouvre le 1er octobre à Avignon, le président de l’Assemblée des départements de France (ADF), Claudy Lebreton, s’exprime sur l’avenir des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis), jusque-là ignorés par la réforme territoriale. Dans un entretien à la Gazette, il appelle à « faire attention à ne pas casser un service public qui fonctionne plutôt bien » et qui a connu « des progrès considérables » avec la départementalisation.

La réforme territoriale laisse planer une grande incertitude sur le sort des départements et par conséquent sur les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis). Êtes-vous inquiet pour l’avenir de ces Sdis ?

Ne tirons pas des plans sur la comète ! Le conseil départemental existe et va continuer à exister. Les scénarios d’évolution préconisés récemment par le Premier ministre, Manuel Valls, sont annoncés pour l’après 2020.  On n’y est pas encore. La question qui prévaut aujourd’hui, porte sur les compétences qui doivent être rattachées aux départements. C’est tout l’enjeu du projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, bientôt examiné au Parlement.

Au demeurant, le département assume aujourd’hui ses responsabilités et fait la preuve de son efficacité.

La sécurité civile en est une illustration. Je tiens d’ailleurs à faire observer que près de 50 Sdis sont aujourd’hui présidés par des présidents de conseils départementaux. Cela montre clairement l’intérêt que nous avons pour cette compétence extrêmement importante.

Pour ma part, j’appartiens à ceux qui considèrent que cette responsabilité est un « plus » pour le conseil départemental, en termes de visibilité notamment. Même si, je le conçois, les Sdis ne sont pas faciles à gérer.

Vous êtes donc défavorable à la suggestion, émise au début de l’été par le secrétaire d’Etat à la réforme territoriale, André Vallini, d’étatiser les Sdis ?

Je peux vous dire que cette proposition d’étatisation ou de nationalisation des Sdis est régulièrement mise sur la table depuis 25 ans. Mais elle ne s’est jamais réalisée.
Faut-il rappeler que les départements financent entre 50 et 60% des Sdis de France qui représentent une dépense de 5,5 milliards d’euros par an ?

Par ailleurs, posons-nous la question : en nationalisant les Sdis, que deviendraient les 220 000 sapeurs-pompiers volontaires ? Irait-on vers une professionnalisation totale des effectifs de sécurité civile ? De toute évidence, l’Etat aurait de grosses difficultés à gérer ces personnels de proximité…

J’appelle donc à faire attention à ne pas casser un service public qui fonctionne plutôt bien et qui est apprécié par l’ensemble de nos concitoyens. Je rappelle à cet effet que Manuel Valls, lui-même, quand il était ministre de l’Intérieur, reconnaissait les progrès considérables dus à la réforme de la départementalisation des services d’incendie et de secours.

Peut-on imaginer de transférer la gestion des Sdis à un autre niveau de collectivité territoriale ?

Les communes ? Après tout, pourquoi pas ? Il faudrait alors envisager un établissement public placé sous leur autorité. Mais une telle situation se heurterait à l’absence de leadership, jusque-là exercé par le département en tant que garant de l’égalité républicaine sur son territoire et communément admis par les maires.

Quant à un éventuel transfert vers les régions, je n’y crois pas. Les régions ne sont pas faites pour gérer des services publics de proximité. Elles inscrivent plutôt leurs actions dans la stratégie, dans l’aménagement du territoire et dans les grands enjeux de l’innovation, du développement économique et de l’emploi.

Que disent les présidents de Sdis, membres de votre ADF ?

Nos membres suivent de très près cette question de l’avenir des Sdis, qui représentent une masse budgétaire très importante. Certains estiment que la gestion des Sdis et des sapeurs-pompiers est difficile et se disent plutôt favorables à la nationalisation. Ce n’est pas la majorité.

Et puis il y a ceux qui assument cette responsabilité. Parmi eux, certains vont même jusqu’à proposer de départementaliser totalement le Sdis, en faisant de cet établissement public autonome un service intégré au département. Cette piste n’est pas nouvelle : elle avait été lancée au début des années 2000 par Daniel Vaillant, alors ministre de l’Intérieur. Mais les officiers pompiers l’avaient rejetée en bloc, par crainte de se retrouver sous la houlette des directeurs généraux des départements. A mes yeux, pourtant, cette solution me semble inéluctable. Sous réserve que le lien étroit avec les élus soit préservé dans la gestion politique des Sdis.

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Commentaires

« Les Sdis sont un ‘plus’ pour les départements » – Claudy Lebreton, président de l’ADF

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IMPOSABLE

22/09/2014 04h53

A ce jour je suis surpris de lire que pour certains la gestion des sdis est difficile, certainement parce qu’ils cumulent avec d’autres mandats ! ou alors ils doivent reconnaitre leur incompétence et démissionner.
Je suis également choqué de voir que les officiers ne sont pas d’accords de peur de se retrouver sous la houlette de DGS mais cela serait bien car les avancements de carrière seraient attribués au mérite et non par copinage.
Enfin concernant les volontaires il faut déjà enlever les doubles statuts c’est à dire les professionnels qui pendant leur repos sont volontaires donc ce n’est pas si fatiguant que cela d’être pompier ensuite les autres ceux qui vont chercher de l’argent non imposable en travaillant « au noir » de façon officielle. A l’heure de la crise je ne vois pas pourquoi moi je ne peux pas travailler « gracieusement » pour mes amis alors que certains encaissent des équivalents de SMIC sans charges car il ne sont pas reconnus comme travailleurs.
Mettons tout à plat et revenons aux volontaires: soit vous en faites des travailleurs et ils cotisent et déclarent leur vacations, soit ils sont bénévoles et bénéficient uniquement d’un équipement et là on verra vraiment qui est « passionné ».

spp

23/09/2014 04h21

Rien de plus a ajouter

Mobilité pour tous

24/09/2014 08h45

Monsieur Lebreton a raison dans son analyse, les sdis fonctionnent aujourd’hui beaucoup mieux qu’avant la départementalisation et apportent un très bon niveau de secours à nos concitoyens.
le cadre départemental constitue donc le bon format pour les sapeurs-pompiers territoriaux.
Il n’en demeure pas moins que des efforts sont à faire dans la direction des sdis qui souffrent de la non mobilité de leurs directeurs, créant ainsi un effet de clientélisme et de clans dans la gestion interne des cadres.
La réforme de l’encadrement supérieur de direction est indispensable pour donner un bol d’air à ces hauts grades et décongestionner ainsi les corps départementaux, sans que cela reste l’exclusivité des 15 à 20 directeurs de 1ère catégorie qui veulent se sucrer dans le projet de réforme…!!
La départementalisation oui , mais en faisant bouger les DDSIS et leurs adjoints!!

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