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L’Etat entrepreneur ouvert, nouvel avatar du numérique au service de la modernisation

Publié le 18/09/2014 • Par Sabine Blanc • dans : France

Ce mercredi 17 septembre, le secrétaire d’Etat en charge de la Modernisation de l’Etat et de la Simplification a présenté une communication synthétisant sa stratégie en terme de numérique. Elle s’inspire du monde de l’entreprise et la donnée y joue un rôle pivot.

Depuis quelques mois, le nouvel avatar du numérique au service de la réforme de l’Etat prenait forme par morceau : promesse d’un administrateur général des données par-là, start-up d’Etat par ici ou encore DISIC renforcée sous l’autorité du Premier ministre. Ce mercredi 17 septembre, le secrétaire d’État en charge de la Réforme de l’État et de la Simplification a présenté une communication synthétisant ces pièces de puzzle. Elle consacre le rôle central de la donnée.

Plateforme et API – Pierre de voûte, le SI de l’Etat est placé depuis le 1er août sous l’autorité du Premier ministre. Renforcée, la DISIC entend aussi faire évoluer les mentalités.
Décloisonnement et ouverture sont mis en avant, comme l’indique Jacques Marzin, son directeur : “Nous voulons favoriser l’intrapreneuriat (1) au sein même des administrations et que telle administration et même tel expert s’engage à réaliser un projet précis répondant à des besoins exprimés au cours d’un débat ouvert.”

L’Etat se veut “plateforme”, c’est-à-dire que la logique ascendante fermée cède le pas à une logique horizontale ouverte :
“Nous fournirons dans les semaines à venir un socle agnostique destiné à accueillir des API(2) sécurisées de différentes natures (principalement fournies par les administrations) qui elles-mêmes serviront à bâtir des applications multicanales à destination des usagers.”

La donnée comme bien commun – Culturellement, ce changement implique un choc, résumé dans un des “principes directeurs” : “Les administrations doivent accepter que leurs données relèvent du bien commun”. Les API’s seront en effet ouverte, ce qui signifie que des acteurs extérieurs pourront y accéder et les utiliser, par exemple pour développer de nouveaux services.

Les échanges de données se feront bien sûr avec le consentement de l’usager : “lors des échanges, les usagers seront identifiés. La communication de leurs données fera l’objet d’un consentement. Les usagers pourront en corriger les erreurs chaque fois que possible.” Reste à savoir si les CGU seront lisibles et le consentement vraiment effectué en connaissance de cause.

La mise en oeuvre du réseau interministériel de l’Etat est le premier chantier, déjà en cours, de ce SI unifié. D’ici 2017, “17 000 sites des administrations centrales et déconcentrées seront raccordés” à ce réseau sécurisé connecté au haut débit qui permet d’assurer la continuité des services de l’Etat.

Autre projet important, “France Connect”, autrement dit un système d’authentification unique, une sorte de Graal qui devrait donner du fil à retordre.

Toute la seconde partie met en avant la politique en matière de data, open ou pas. L’esprit d’ouverture s’est aussi traduit par l’adhésion à l’Open Gov Partnership (OGP), un réseau de pays engagés dans l’open gov, dont on ne sait pas encore pour le moment dans quelle mesure il ne s’agit que d’un alibi. Quoi qu’il en soit, le sujet intéressé Thierry Mandon au point qu’il se rendra à New York le 24 septembre pour officialiser l’entrée de la France dans son comité directeur pour deux ans. Il entend y promouvoir “une vision française et une voix francophone”.

OpenStreetMap dans la cour officielle – Les esprits négatifs demanderont si cette vision consiste à trainer des pieds pour publier les déclarations d’intérêts des parlementaires. Les esprits positifs préfèreront parler de la façon dont l’open data évolue, en associant par exemple OpenStreetMap, la base de données géographiques ouverte, de façon officielle, à Etalab, pour y développer le projet BANO (base nationale d’adresses ouvertes), qui a droit à deux pages pleines sur les 17 du dossier de presse.

De façon générale, l’open data continuera d’être encouragé, data.gouv constituant un exemple de l’État comme plate-forme, puisque chacun peut prendre ou y déposer des fichiers, commenter, etc. Une série de données “produites par la société civile” est d’ailleurs listée de façon opportune dans le dossier, aux côtés des jeux des administrations. Ce portail était un premier test naturel, tant l’open data s’y prête. Mais en sera-t-il de même d’autres administrations ?

L’open data devrait aussi profiter de la mise en place d’une nouvelle fonction, celle d’administrateur général des données, créée ce mercredi et qui devrait échoir dès ce vendredi à Henri Verdier, l’actuel directeur d’Etalab.
Son rôle sera d’améliorer la circulation des données et surtout leur réutilisation pour mieux guider les politiques publiques et favoriser la transparence. Dans cette optique, il s’appuiera sur cette nouvelle DISIC.

La dématérialisation va poursuivre son chemin avec cette promesse que “100% des démarches concernant l’État qui ne requièrent pas de présence au guichet seront réalisables en ligne”.

Côté collectivités, le projet “marché public simplifié” continuera son déploiement. L’objectif est de pouvoir répondre à un appel d’offre en s’identifiant avec son seul numéro de SIRET et à fournir une fois pour toute chaque pièce administrative (“dites-le nous une fois »).

Injecter l’esprit start-up dans la grosse machine – Un champ lexical revient souvent dans cette communication, celui de l’entreprise, avec la volonté d’injecter l’esprit start-up dans la grosse machine :

  • “Néanmoins, à l’instar des très grandes entreprises, l’État est une organisation complexe avec une forte diversité des métiers.”
  • “C’est pourquoi, à l’instar des entreprises et des grandes villes qui, de plus en plus nombreuses, créent des fonctions de « Chief Data Officer » (CDO), le gouvernement français a choisi de créer une fonction d’ « Administrateur Général des Données » (AGD).”
  • “Une structure d’accueil pour des équipes en mode « agile » (l’agilité est un mode de management, ndlr) : prévue pour fin 2014, cette structure permettra d’accompagner des équipes de développement agile pour qu’ils imaginent, expérimentent et déploient, en cas de succès, de nouveaux services publics numériques.”
  • “Un fonds du Programme d’Investissement d’Avenir dédié à la modernisation de l’État sera mobilisé pour favoriser les projets innovants. Les premiers appels à projets seront lancés dans les prochains jours.”

Il faut y voir la marque de Thierry Mandon, proche du monde de l’entreprise, mais aussi celle d’Henri Verdier, très bon connaisseur de l’écosystème du numérique et en particulier des start-up – il a entre autres été directeur de Cap digital.

La notion d’Etat plateforme est aussi issue de l’ouvrage qu’il a écrit avec Nicolas Colin, L’âge de la multitude (3) qui analyse la façon dont les nouveaux acteurs du numérique (Facebook, Twitter, Amazon Google… ) tirent leur puissance des contributions de leur écosystème qu’ils arrivent à capter. Ils invitaient déjà les administrations à en faire de même. Cette idée puise son origine dans le concept anglo-saxon de « government as a platform » de Tim O’Reilly, célèbre éditeur américain auteur de l’expression « web 2.0 ».

Il n’est pas anodin que la première sortie officielle de l’AGD ait lieu ce vendredi 19 septembre dans deux start-ups gourmandes de données, Five by Five et Snips. Ce nouvel État présente un visage sexy et à la mode. Reste à combiner le tout avec la continuité d’un service public de qualité, mission de base de la vision française de l’État : la notion d’économie sous-tend l’ensemble.

Références

Le dossier de presse

Cet article est en relation avec le dossier

Notes

Note 01 mix d’”interne” et d’”entreprise”. Retour au texte

Note 02 Application Programming Interface, "Interface normalisée par l’intermédiaire de laquelle le programmeur a directement accès aux fonctions d’un système d’exploitation ou d’autres programmes.", Wiktionary Retour au texte

Note 03 merci @Duncan_rdvav et @elchiquito Retour au texte

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Commentaires

L’Etat entrepreneur ouvert, nouvel avatar du numérique au service de la modernisation

Votre e-mail ne sera pas publié

David VANTYGHEM

23/09/2014 11h28

Bonjour,

Dommage d’avoir un ton aussi négatif dans cet article. Les choix de l’état sont très bons pour moderniser ses systèmes d’information, les rendre plus évolutifs, fiables et économiques : ouverture et mutualisation des codes, utilisation du Libre, développement agile. On ne peut pas en dire autant des collectivités qui restent accrochées aux anciennes méthodes de développement, enfermées par leurs fournisseurs qui sont aussi bien souvent étrangement leurs partenaires commerciaux.

Fred

23/09/2014 11h52

Le fichier joint est introuvable…

Sabine Blanc

23/09/2014 05h07

Merci d’avoir signalé le problème, c’est rectifié. Sabine

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