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Grippe H1N1

Le gouvernement cloué au pilori pour sa gestion de l’épidémie de grippe H1N1

Publié le 04/01/2010 • Par avec l'AFP Romain Mazon • dans : France

Une déferlante de critiques, essentiellement venues de la gauche, s'est abattue, le 4 janvier, sur le gouvernement, pour mettre en cause sa gestion de la campagne de vaccination contre la grippe H1N1, après l'annonce de la revente d'un certain nombre de doses de vaccins.

Fiasco, scandaleux échec, faute stratégique lourde : du Parti socialiste au MoDem, en passant par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), les mots étaient rudes pour brocarder la campagne de vaccination contre la grippe H1N1.
L’annonce, dimanche 3 janvier, de la revente à l’étranger d’une partie du stock de vaccins commandés en excédent, afin d’alléger la facture, a agi comme un détonateur. Jusque-là, les critiques existaient certes, mais elles restaient contenues.

Dans la perspective d’une pandémie mondiale redoutée par l’OMS, le ministère de la Santé avait commandé l’été dernier 94 millions de doses de vaccins – d’un montant total de 869 millions d’euros, selon le ministère – tablant sur une double injection par personne.
Mais à partir du 20 novembre, il est apparu qu’une dose unique suffisait à protéger les patients. Dès lors, la France a commencé à se tourner vers l’étranger pour écouler ses stocks.

Gâchis prévisible
Pour le Pr Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses et ancien président de la Croix rouge française, ce gâchis était prévisible : On se trouve devant un phénomène d’emballement qui me désespère, a-t-il confié, très sévère sur la stratégie de vaccination de masse. Jouer le pire n’était pas forcément jouer juste et ceci se fait au détriment d’autres problèmes de santé publique, nationaux ou internationaux, a-t-il souligné. D’autant que, compte-tenu des mutations déjà avérées du virus, ces vaccins risquent à la longue de ne plus répondre au type de virus en circulation.

Le socialiste Jean-Marie Le Guen a réclamé, lui, dimanche 3 janvier, une mission d’information parlementaire. Lundi 4 janvier, le porte-parole du PS Benoît Hamon a pris le relais, demandant cette fois une commission d’enquête, plus contraignante qu’une mission.
Une requête reprise par Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau Centre, ainsi que par Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République et par le NPA qui, comme le PS, a dénoncé une gabegie financière au profit des laboratoires pharmaceutiques.

La pression des laboratoires
A droite, le député UMP Bernard Debré a joint sa voix aux critiques, en vilipendant le principe absurde, poussé à l’extrême, de précaution. Nous avons le tiers du Tamiflu mondial, qu’on est en train de fourguer aux pharmacies, nous avons 10% des vaccins du monde qu’on est en train de refourguer, s’est indigné ce professeur de médecine, estimant que le coût du plan vaccination était supérieur au déficit de tous les hôpitaux français et représentait trois fois le plan cancer.
En juillet, alors que la mobilisation contre la pandémie battait son plein, il avait déjà détonné dans le concert des déclarations alarmistes sur la grippe H1N1, en la qualifiant de grippette. Toutefois, il a dit comprendre qu’on ait pu céder à la tentation des laboratoires, qui ont exercé une pression absolument fantastique en juillet.

Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre est venu à la rescousse du gouvernement en affirmant préférer affronter une polémique parce qu’on en fait trop, qu’une polémique parce qu’on en fait pas assez. Il a rappelé les polémiques passées en matière sanitaire, comme le scandale du sang contaminé et plus récemment, la canicule meurtrière de 2003, où le gouvernement Raffarin avait été étrillé pour son manque de réaction.

François Bayrou a jugé pour sa part que le gouvernement avait commis une faute stratégique très lourde, notamment en ne faisant pas appel aux généralistes pour la vaccination. Pour autant, le président du MoDem s’est refusé à jeter la pierre au fait qu’on ait pris des précautions.

Signalé pour la première fois fin mars 2009 au Mexique, le virus H1N1 s’avère pour le moment moins meurtrier que redouté. Fin décembre, il avait causé près de 200 décès en France et 12.200 à travers le monde, dont 10.000 aux Etats-Unis, de loin le pays le plus touché.
Pour l’OMS cependant, il est trop tôt et prématuré d’affirmer que l’on soit arrivé à la fin de la pandémie au niveau mondial.

Concurrence entre Etats pour le destockage

La France a commencé à revendre à l’étranger une partie de son stock de vaccins contre le virus de la grippe A-H1N1 commandés en excédent, afin d’alléger la facture de cette campagne.

On était parti sur un schéma de vaccination à deux doses, mais dès lors qu’une seule dose suffit, on peut se permettre de revendre une partie du stock, a expliqué dimanche 3 janvier une porte-parole du ministère, confirmant des informations du quotidien Le Parisien.
Dès lors, la France a commencé à se tourner vers l’étranger pour écouler ses stocks. Parmi les premiers acquéreurs, le Qatar a déjà acheté 300.000 doses et la négociation est bien engagée avec l’Egypte pour 2 millions de doses, a précisé le ministère. Des négociations sont également en cours avec le Mexique et avec l’Ukraine, où la France est en concurrence avec l’Allemagne qui essaie elle aussi de se défaire de ses excédents en vendant à Kiev 2,2 millions des 50 millions de doses commandées.
Les Pays-Bas également, qui avaient commandé 34 millions de doses ont annoncé leur intention d’en revendre 19 millions « à des pays manquant fortement de vaccins ». Deux millions avaient déjà trouvé preneurs en décembre, selon le ministère néerlandais de la Santé.

La commande française, d’un montant total de 869 millions d’euros, avait été passée auprès de quatre laboratoires différents – GlaxoSmithKline (GSK), Novartis, Sanofi-Pasteur et Baxter – ayant obtenu l’aval de l’agence européenne des médicaments (EMEA).

La France avait déjà offert en septembre 9 millions de doses à l’OMS, dans le cadre d’un effort conjoint avec les Etats-Unis, l’Australie, le Brésil, l’Italie, la Nouvelle Zélande, la Norvège, la Suisse et le Royaume Uni, pour mettre 10% de leurs stocks au bénéfice des populations des pays les plus pauvres.

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