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Emploi et carrière

Fonction publique territoriale : de moindres salaires et progressions de carrières

Publié le 17/09/2014 • Par Martine Doriac • dans : A la une emploi, A la Une RH, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

silhouettes foules emploi travail
F. Stijepovic
Dans sa dernière publication statistique « Emploi et salaires », le 16 septembre, l’Insee se penche sur les carrières et se livre à des comparaisons sur la période 1988-2008 entre six strates, trois pour le secteur privé et les trois versants de la fonction publique.

Une fonction publique territoriale (FPT) à la traine dans les perspectives de carrière et les rémunérations offertes, c’est l’image peu engageante qui ressort de l’enquête de l’Insee.
Contractuels inclus, les territoriaux ne sont pas mieux lotis que les salariés des petites entreprises. Ils sont en général moins diplômés que dans la fonction publique de l’Etat (FPE) et hospitalière (FPH). Mais même diplômé, l’écart de rémunération nette perçue reste considérable entre la FPT et les autres secteurs et versants.

« La fonction publique territoriale est toujours en bas du classement » confirme Malik Koubi, chef de la division redistribution et politiques sociales de l’Insee. Parmi les explications avancées dans le dossier de l’Insee, le fait que beaucoup de métiers n’ont pas d‘équivalent dans le privé, ce qui ne nécessite pas de fidélisation par augmentation de salaires, mais aussi le principe de la garantie de l’emploi qui représente un avantage non monétaire qui compenserait en partie une carrière salariale moins dynamique.

Consultez notre application interactive : Rémunération des fonctionnaires, ce que disent les chiffres

Sans diplôme, mieux vaut travailler pour l’Etat – En début de carrière, un jeune diplômé a tout intérêt à travailler dans le secteur privé. A l’inverse, si l’on est peu diplômé, travailler pour l’Etat sera plus rémunérateur. Surtout si l’on est un homme !
Ainsi les salariés les plus diplômés perçoivent deux fois le salaire médian dans les entreprises de plus de 100 salariés.

Au même niveau de diplôme, dans la FPT, la rémunération, primes incluses, ne représente que 1,2 fois le salaire médian, la FPH et la FPE se situant à mi chemin. Et cela alors qu’un homme, même peu ou pas diplômé, perçoit 1,1 salaire médian dans les services de l’Etat pour 1 dans la FPH et 0,9 dans une grande entreprise.

23 à 25 % de salaires en moins pour les femmes – Etre une femme reste source d’inégalité salariale. On le savait déjà. Mais les statisticiens de l’Insee enfoncent le clou : ils observent qu’à 30 ans, chez les moins diplômées, l’écart est de 24 % dans la FPT et la FPE (hors enseignants qui ont très peu de primes), de manière à peu près identique aux grandes entreprises (23 %) et aux plus petites (24 %) quand la fonction publique hospitalière (FPH), très féminisée, affiche un écart de seulement 1 %.

Les jeunes diplômées s’en sortent mieux, avec un écart réduit à 8 % chez les enseignants et à 15 % dans la FPE, hors enseignants. Ces inégalités femmes-hommes perdurent avec l’âge : à 45 ans, l’écart augmente légèrement à 25 % pour les peu ou pas diplômées de la FPT et des grandes entreprises. Il est de 30 % dans les plus petites et de 7 % dans la FPH. Pour les femmes très diplômées, les écarts se creusent eux aussi avec l’âge : 28 % dans le secteur public, 37 % dans les grandes entreprises et 49 % dans les petites entreprises à 45 ans !

Progression ralentie avec l’âge – Si la progression de carrière est logiquement plus régulière dans la fonction publique alors qu’elle s’atténue en fin de carrière dans le secteur privé, les salaires ont tendance à moins augmenter au fur et à mesure de l’avancée en âge.

Dans les trois versants publics, et dans le secteur privé, le salaire relatif médian progresse en moyenne de 1 à 2,2 % par an. Pour les plus diplômés, la progression est comprise entre 2,3 et 5,8 %. Mais, diplôme ou pas, à partir de 45 ans, l’évolution se ralentit : de 0,2 à 0,7 % pour les moins diplômés, 1,8 à 2,5 % pour les plus diplômés ;

La mobilité paie rarement – Plus rares, les changements de secteurs, au moins une fois, d’une fonction publique à l’autre ou du secteur privé au secteur public concernent 6 % des salariés. La moitié de ces mobilités sont durables.
Ce sont le plus souvent des passages du secteur privé vers la FPT (0,9 %) ou la FPE (0,4 %). Le profil de ces salariés ou fonctionnaires qui bougent est plus jeune et plus diplômé que la moyenne des salariés.

Dans l’immédiat, à un an, le salaire ne progresse pas, voire régresse, vers la FPE, notamment pour les enseignants, ou du secteur privé et de la FPT pour la FPH.
Cinq ans après une mobilité entre secteurs, les statisticiens notent cependant une progression des salaires, sauf pour ceux qui rejoignent une petite entreprise et pour les hommes qui en quittent une grande. C’est le passage du secteur privé vers la FPE ou la FPH ou bien de la FPE ou de la FPH à l’enseignement qui est payant à moyen terme.
Les tendances observées à 30 ans se retrouvent à 45 ans. Dans la plupart des cas, la mobilité s’avère moins « rentable » pour les femmes.

Une multiactivité répandue et rémunératrice

Dans son étude sur les carrières salariales publiques et privées, l’Insee lève le voile sur la multiactivité, c’est-à-dire le fait d’occuper simultanément deux postes dans deux secteurs différents sur un mois.

Si les enseignant sont les plus multiactifs (13%), les agents territoriaux le sont aussi à hauteur de 6 %, comme les agents hospitaliers, pour seulement 4 % des fonctionnaires de l’Etat hors enseignants et 3 % des salariés du secteur privé.

Pour les territoriaux, le second poste représente en moyenne 15 % de la rémunération, comme dans la FPH, et davantage pour les fonctionnaires de l’Etat (16 %) et les salariés du privé (21 %). Chez les enseignants multiactifs, l’avantage salarial n’est que de 10 %.

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Fonction publique territoriale : de moindres salaires et progressions de carrières

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Contribuable

17/09/2014 07h29

Dans la territoriale on recrute sans concours….donc on prend des non-diplômés pourvu qu’ils se déplacent jusqu’aux urnes lors des élections ! Ensuite la garantie de l’emploi ? çà c’était avant d’où le fait d’un salaire plus bas.Ce n’est plus vrai maintenant mais le point d’indice est toujours bloqué donc pas d’augmentation. Mais les élus vous diront que vous êtes toujours bien payé ? peut-être font-ils allusion à leur cumul de mandats.

Msieurico

18/09/2014 05h14

L’étude porte sur des données relativement anciennes (1988-2008). C’est assez déprimant de constater que études après études la FPT semble de moins en moins attrayante alors qu’elle offre encore un panel de métiers les plus variés. Je suis pas sur qu’il faille mettre ça sur le seul dos des élus. Les RH ont leurs responsabilités aussi de même que les syndicats.
Y a des collectivités qui connaissent pas la crise et chouchoutent leurs employés j’en suis sûr. ..

Rage

22/09/2014 11h16

Les réalités de rémunération dans la FP sont très contrastés… comme dans le privé.
S’il faudrait un livre complet pour expliquer les détails, pour s’en tenir uniquement à la FPT, le vrai problème, c’est l’absence de politique RH de carrière.

La FPT est le parent pauvre puisqu’on doit concilier entre le fait de recruter « beaucoup » tout en ayant une baisse des dotations. Bilan des courses: on a donc recruté beaucoup de C et de jeunes cadres A à bas coûts… sauf que maintenant les uns comme les autres souhaitent avoir une évolution de carrière.

Avec le gel du point d’indice, les restrictions de carrière et de places aux concours, sans parler des rustines pour sauver les premiers échelons cat C, on se trouve avec une FPT de « pauvres » qui s’appauvrit d’année en année.
Tous ne sont pas pauvres, il y a bien des contractuels, membres de cab et autres directeurs très bien payés, mais dans l’ensemble on constatera que ce ne sont pas des « jeunes recrues », et qu’ils sont finalement peu.

Le constat est simple: à trop avoir recruté, la FPT a compressé les salaires, faisant du cadre A expérimenté, un agent à peine mieux payé qu’un commercial d’entreprise. Sans primes variables/intéressement sur critères objectifs, on glisse vers une FPT d’agents – mal payés – sensés être dotés de l’esprit de service public et supers compétents (le tout bien évidemment en fermant leur gueule).

Alors c’est vrai, il y a le chômage. Mais peut-on se contenter d’une FPT médiocre pour le seul fait de faire plaisir à des élus en manque de personnel/cour ?

C’est un vrai sujet de management… que trop de RH oublient au profit de la gestion courante de paperasses.

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