Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Elections

Elections sénatoriales : les candidats se pressent au chevet des petites communes

Publié le 15/09/2014 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

Escaliers du Sénat
Sénat
Les postulants au scrutin du 28 septembre jugent qu’un seuil de 20 000 habitants pour constituer une communauté de communes réduirait l’influence des communes rurales.

Aucune affiche, peu de tweets, encore moins de sites internet dédiés, la campagne des sénatoriales est, avant tout, souterraine. Les postulants sillonnent leur département. Ils privilégient les relations personnelles avec les grands électeurs, principalement issus des conseils municipaux. Lors de ces échanges, on discute réduction de la dotation globale de fonctionnement, suppression des syndicats intercommunaux ou avenir des zones de revitalisation rurale.

Le vulgum pecus n’entendrait rien à cela. Mais, entre élus, on parle la même langue et les discussions sont feutrées. Les grands électeurs goûtent peu les sorties tapageuses : une seule visite, à la veille du scrutin du 28 septembre, constituerait une faute de goût. Les sénateurs ont coutume de dire qu’ils battent la campagne durant leurs six années de mandat.

Une colère sourde – Cela ne les met pas pour autant à l’abri des mouvements de balancier électoraux. La vague bleue qui a submergé les urnes lors des municipales de mars 2014 offre à la droite le statut de favorite. Reste une inconnue : quel sera le poids de la réforme territoriale ? En 2008 et 2011, elle avait pesé lourd, entraînant le recul, puis la défaite, de cette même droite. Sera-t-elle, cette fois-ci, fatale à la gauche, dont la majorité ne tient qu’à un fil (six voix) ? Les caciques de l’UMP le croient dur comme fer.

Leurs homologues du PS veulent conjurer le mauvais sort. Après tout, font-ils valoir, les régions « XXL » reposent sur les propositions consensuelles des sénateurs Jean-Pierre Raffarin (UMP) et Yves Krattinger (PS). Quant au conseil général rural, sa disparition n’est pas gravée dans le marbre. Mieux, tout porte à croire, depuis les déclarations de Manuel Valls le 28 août, qu’il sera maintenu après 2020. Ces éléments de langage suffiront-ils pour rafler la mise lors de la bataille, début octobre, pour le « plateau », la présidence du Sénat ? Rien n’est moins sûr.

Jean-Pierre Raffarin (UMP) et Gérard Larcher (UMP) apparaissent toujours comme les mieux placés pour prendre le fauteuil de Jean-Pierre Bel (PS), qui se retire de la vie publique nationale.

S’il en est ainsi, c’est qu’une colère sourde gagne les élus ruraux formant le gros des bataillons électoraux. Les délégués des 32 000 communes de moins de 2 000 habitants et, singulièrement, des 20 000 de moins de 500 ne voient pas toujours d’un bon œil les desseins intercommunaux du gouvernement.

Le bassin de vie d’abord – Le projet de loi « Notre » (« nouvelle organisation territoriale de la République »), examiné à partir de novembre par le nouveau Sénat, fixe la barre à 20 000 habitants pour constituer des communautés de communes.
« Dans mon département, les intercommunalités dépasseront le bassin de vie proprement dit. Or celles-ci ne fonctionnent qu’à partir du moment où les élus prennent plaisir à travailler ensemble », glisse Yvon Collin, sénateur (RDSE) de Tarn-et-Garonne et candidat le 28 septembre.

L’Association des petites villes de France, présidée par Olivier Dussopt (PS), profite de la période pour manifester ses réserves. Dans une note diffusée à la presse, elle suggère soit d’exclure les départements ruraux du dispositif, soit d’abaisser partout la barre à 10 000 habitants.

« En attendant, beaucoup de petites intercommunalités pensent à se rapprocher des communautés d’agglomération les plus proches pour atteindre le seuil de 20 000. Cette réforme risque de créer une carte de France avec quatorze métropoles et quelques dizaines d’agglomérations, radicalement différente de la construction du pays qui s’était faite sur la complémentarité rural-urbain », met en garde le maire (UMP) de Vichy, Claude Malhuret, lui aussi candidat le 28 septembre.

Un propos que partage Vanik Berberian (Modem), président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). « Ces communautés, tracées arbitrairement en dehors de tout projet de territoire, ne pourront aboutir à une action publique efficace », dit-il.

A la veille du scrutin, les associations départementales de l’AMRF sont sur le pont. Non seulement elles interpellent les candidats, mais elles font aussi savoir, selon Vanik Berberian, « si elles soutiennent un peu, beaucoup, passionnément » tel ou tel postulant. Dans la Sarthe, les adhérents de l’AMRF partent eux-mêmes à la bataille. Ces empêcheurs de tourner en rond vont-ils brouiller les cartes ? On peut en douter. Dans ce scrutin, les positions territoriales comptent souvent davantage que les prises de position.

Le cumul en question – Un président de conseil général a la haute main sur l’aide aux communes rurales. Il est rare qu’il soit défait. « Ce cumul sénateur – président de conseil général demeure, hélas, pour cette élection, déplore Yvon Collin. Les petites communes sont maintenues sous tutelle et obligées de mendier des subventions. Ce système de potentats locaux est indigne de la République. » Un discours qui rencontre peu d’échos dans les allées du palais du Luxembourg.

Les sénateurs UMP veulent obtenir de leur candidat à la présidentielle qu’il revienne sur le non-cumul des mandats destiné à être appliqué après le rendez-vous phare de 2017. Philippe Marini (UMP), troisième homme dans la course pour le « plateau », n’est pas le dernier dans ce registre. Le président de la commission des finances parle de « priorité absolue » : « Le lien entre le mandat parlementaire et la responsabilité exécutive locale est une question existentielle pour le Sénat. S’il n’est pas maintenu, nous ne pourrons pas peser face à l’administration. Au Sénat, se substitueront, alors, des machins comme le Comité des finances locales ou le Haut Conseil des territoires. »

Points de vue

« Plutôt que de jouer à nous faire peur, imaginons le nouveau département »

Didier Guillaume, candidat (PS) à la présidence du Sénat

Aux élus qui s’inquiètent du manque de stabilité et de visibilité de la réforme territoriale, je réponds que c’est le Parlement qui va décider. Le débat jouera tout son rôle pour, notamment, revoir le seuil prévu pour les intercommunalités. Je peux d’ores et déjà assurer qu’il ne sera pas de 20 000 dans les zones de revitalisation rurale. Pour nous, il est important d’avancer. Dans les grandes villes, nous n’avons plus besoin du conseil général. Les métropoles se suffisent à elles-mêmes. Ailleurs, le conseil général constitue un point d’équilibre et un facteur de péréquation. Nous aurons, là, à imaginer un nouveau département dans lequel les présidents d’intercommunalité devront avoir un rôle. Cette échéance est fixée à 2020. D’ici là, nous devrons clarifier les compétences. Le processus ne peut pas être cassé. Il a démarré sous le mandat de François Fillon. Les grandes régions correspondent à un souhait exprimé depuis trente ans. Trois anciens Premiers ministres (Pierre Mauroy, Edouard Balladur et Jean-Pierre Raffarin) se sont prononcés dans ce sens. Alors, évitons de jouer à nous faire peur. L’UMP doit cesser d’entretenir des polémiques qui se font sur le dos des élus ruraux.

« La grande misère des territoires va s’exprimer »

Philippe Marini, candidat (UMP) à la présidence du Sénat

Je parie sur une amplification de la vague bleue des municipales. La grande misère des territoires va s’exprimer. Pour les grands électeurs, le Sénat de gauche n’a pas joué son rôle. Le principal reproche que l’on peut faire au président sortant, c’est que, sur les questions territoriales, il n’a pesé en rien dans le système socialiste. Or on ne s’appuie que sur ce qui résiste un peu… Pour ma part, je suis un vieux gaulliste. L’Europe des régions, je ne l’aime pas. Je crois au département. C’est le creuset de notre culture politique. Le gouvernement veut supprimer le département et garder les préfets pour rassurer l’administration. Comment imaginer une telle absurdité ? Bien entendu, il serait raisonnable, dans le cadre d’un travail pluridisciplinaire assuré par des hommes de toute nature (économistes, sociologues, géographes…) de revoir les limites des départements. Je propose une France à 50 départements. Car la France doit diminuer ses frais généraux. Elle ne peut plus se payer le millefeuille et trois assemblées élues au suffrage universel. Les communes forment des intercommunalités, pourquoi les départements ne formeraient-ils pas demain des interdépartementalités ?

Cet article est en relation avec le dossier

2 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Elections sénatoriales : les candidats se pressent au chevet des petites communes

Votre e-mail ne sera pas publié

Denis

16/09/2014 01h59

la réforme territoriale est comme un déménagement. au départ, il y a beaucoup à faire, mais quand on est installé, on est content d’avoir pris la bonne décision.
que les élus arrêtent de se faire peur. dans l’immédiat, pour les Élus, tout le monde a une place et une mission. jusqu’à 2020 il peut y avoir des phases intermédiaires dans l’adaptation de notre administration. les Élus , depuis 30 ans , demandent une reforme, il ne faut la gâcher maintenant.

verseau30

17/09/2014 07h35

En introduction, je pense qu’il s’agit de l’ordre numéralogique des départements et non minéralogique, même si on sait que les sénateurs ont quelque ancienneté en général.
Ensuite et au fond, il faut bien rappeler que c’est une course à l’échalotte de prébendes publiques assurées à certains élus.
La commune est quand même dépassée, mais si on veut la maintenir, il faut que les citoyens paient encore plus d’impôts..pour payer les élus et leurs administrations.

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X