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Illettrisme : « les villes ont une carte à jouer avec les nouveaux rythmes scolaires »

Publié le 12/09/2014 • Par Sophie Le Gall • dans : France

En cette clôture des premières Journées nationales d'action contre l'illettrisme, Hervé Fernandez, directeur de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (ANLCI), détaille les solutions qui font leurs preuves sur le terrain, en partenariat avec les collectivités. La prévention doit jouer un rôle primordial.

Quel est l’objectif de ces premières Journées nationales d’action contre l’illettrisme, programmées du 8 au 12 septembre 2014 ?

En 2013, la lutte contre l’illettrisme a été décrétée Grande cause nationale. Nous avons ainsi bénéficié d’un vrai coup de projecteur sur l’ensemble de nos actions. Le collectif de 63 partenaires (NDLR : dont l’AMF, l’ADF, l’Unccas…) constitué lors du dossier de candidature pour la Grande cause a décidé de poursuivre sur cette dynamique en lançant les premières Journées nationales, adossées à la Journée internationale de l’alphabétisation de l’Unesco, qui a lieu tous les 8 septembre. Après le coup de projecteur de la Grande cause, nous voulons donner un coup d’accélérateur Il s’agit de donner de la visibilité à un sujet tabou, d’informer les personnes concernées comme leur entourage, et de mobiliser. Le message est simple : il existe des solutions qui fonctionnent.

Quel est, aujourd’hui, le visage de l’illettrisme ?

Si le taux d’illettrisme a récemment baissé en France, en passant de 9 à 7 % de la population des 18-65 ans, il concerne 2 500 000 personnes, ce qui est plus que conséquent. Précisons que les personnes illettrées sont allées à l’école, que plus de la moitié d’entre elles ont plus de 45 ans – les difficultés augmentent avec l’âge -, que la moitié d’entre elles exercent une activité professionnelle, d’où l’importance de mobiliser les employeurs, et que près des trois quart ont été élevées dans la langue française. En 2004, nous avons enfin pu quantifier l’ampleur du phénomène grâce à une première enquête de l’Insee. Les résultats ont eu l’effet d’un électrochoc.

Comment se positionnent les collectivités dans la lutte contre l’illettrisme ?

Selon leurs compétences : la région sur le volet formation, le département par le biais de l’accompagnement des personnes en difficulté, les CCASS via l’accueil de proximité. Mais elles vont aussi au-delà. Ainsi, les villes s’engagent, en complémentarité avec l’Education nationale. Et c’est un axe de travail essentiel quand on sait que de premiers apprentissages fragiles sont une des causes de l’illettrisme. Il faut donc venir renforcer l’apprentissage de base. Un exemple parmi d’autres : à Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne, la médiathèque travaille en partenariat étroit avec les écoles et les collèges sur l’initiation à la lecture. De nombreux autres services culturels sont engagés de la même façon. D’ailleurs, les villes ont une nouvelle carte à jouer avec les nouveaux rythmes scolaires en proposant des activités en lien avec la lutte contre l’illettrisme.

 Quels sont les dispositifs les plus performants ?

Ceux qui permettent à la personne en difficulté de faire le premier pas, celui qui coûte le plus, car il vient briser un tabou. Nous misons donc sur l’information de proximité pour que le public ait connaissance des dispositifs. C’est ce que font, notamment, plusieurs maisons de l’Emploi, comme à Alençon ou à Mulhouse. Elles informent les entreprises sur ce qu’est l’illettrisme, et ses conséquences. Les études prouvent que lorsqu’on aide ses employés en difficulté, on réduit le taux d’accident du travail, on fait progresser le taux de formation, on gagne en rentabilité. Egalement, les maisons de l’Emploi travaillent en partenariat avec Pôle emploi pour s’assurer que les conseillers dispensent un accueil bienveillant, aient des outils adaptés et soient en capacité de proposer des actions de formation adaptées aux difficultés des demandeurs d’emploi.

Les agents directement concernés

En 2011, selon une étude de l’Observatoire de l’emploi, des métiers et des compétences de la fonction publique territoriale, près de 14 % des agents occupant un emploi d’exécution étaient « en grave difficulté dans la maîtrise de l’écrit ». « Notre partenariat avec le CNFPT s’est beaucoup développé ces dernières années. Les collectivités ont compris l’intérêt de s’engager dans cette lutte, pour leurs agents, mais aussi pour améliorer la qualité du service public », souligne Hervé Fernandez. Suite à un colloque national organisé en juin 2014, le CNFPT propose un livret regroupant les bonnes pratiques des collectivités.

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