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Union européenne

Commission européenne : qui sont les nouveaux interlocuteurs des collectivités territoriales ?

Publié le 11/09/2014 • Par Nathalie Vandystadt • dans : Europe

En annonçant, le 10 septembre, la composition de son équipe, le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a créé quelques surprises. Ce n’est toutefois pas le cas avec la commissaire roumaine, Corina Cretu, qui obtient la politique régionale. Le nouvel exécutif européen doit démarrer ses travaux au 1er novembre 2014, après son approbation par les eurodéputés.

« On va regretter Dacian Cioloş », lâche d’emblée une source régionale française à Bruxelles à propos du départ brusque du commissaire roumain à l’agriculture, qui a bouclé la difficile réforme de la politique agricole commune. Très francophile, Dacian Cioloş était notamment sensible à la question des appellations d’origine. Des mois durant, son retour a été annoncé au même portefeuille.

Finalement, pour des raisons de politiques internes à la Roumanie et pour répondre aux attentes du nouveau président de la Commission, l’ex-Premier ministre conservateur luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui réclamait une plus forte présence des femmes, Bucarest a nommé l’eurodéputée socialiste Corina Cretu (47 ans).

Politique régionale : une commissaire très concernée – Comme d’autres pays, la Roumanie a obtenu le portefeuille qu’elle souhaitait : la politique régionale. Un choix stratégique de la part de Jean-Claude Juncker. Il estime en effet que les missions seront d’autant mieux remplies si elles sont pilotées par un commissaire issu d’un pays concerné de près par le dossier (la Roumanie a besoin des fonds régionaux pour se développer, tout en ayant du mal à les absorber).

Ces commissaires « initiés » pourront, en outre, mieux expliquer à leurs citoyens ce que fait Bruxelles, après des élections européennes de mai dernier marquée par la montée des eurosceptiques et des populistes. Le pari est toutefois risqué, puisque le commissaire pourrait être tenté de faire valoir les intérêts de son pays avant ceux de l’UE.

Chapeautée par un vice-président – Toutefois, à l’instar de plusieurs de ses collègues, le travail de Mme Cretu sera chapeauté par des « vice-présidents », qui auront le pouvoir de « filtrer » ses projets législatifs (sur 27 commissaires, 7 seront vice-présidents).
Dans son cas, elle devra en référer à la Slovène Alenka Bratušek, chargée de « l’Union énergétique », à l’Estonien Andrus Ansip, chargé de Marché numérique unique ainsi qu’au Finlandais Jyrki Katainen, chargé de l’emploi, la croissance, l’investissement et la compétitivité. Tous d’anciens Premiers ministres dans leur pays respectif.

Eurodéputée depuis 2007, diplômée en économie, Corina Cretu a derrière elle une carrière essentiellement politique (porte-parole du président roumain, sénatrice, après un passage par le journalisme). Selon la « lettre de mission » que lui a adressée M. Juncker, elle participera à l’élaboration, d’ici début 2015, d’un « paquet d’investissement » de 300 milliards d’euros destiné à lancer – entre 2014 et 2016 – des projets porteurs de croissance économique en Europe.
L’enveloppe sera financée via des sources publiques et privées, dont le budget européen et la Banque européenne d’investissement (BEI).

La commissaire roumaine devra, plus précisément, se concentrer sur l’absorption de fonds structurels dans des projets énergétiques et numériques.
Toutefois, selon la presse, le choix de Mme Cretu pourrait faire des vagues au Parlement européen (qui auditionnera chacun des 27 commissaires désignés entre fin septembre et la mi-octobre), en raison des liens supposés qu’elle aurait eu avec le KGB.

Les régions suivront également de près les travaux d’autres commissaires, à savoir :

  • le conservateur allemand Günther Oettinger (61 ans), commissaire sortant à l’énergie, nommé à l’économie numérique ;
  • le socialiste slovaque Maroš Šefčovič (48 ans), commissaire sortant aux relations interinstitutionnelles et à l’administration, nommé aux transports et à l’espace ;
  • le conservateur Phil Hogan (54 ans), nommé à l’agriculture et au développement rural après avoir été ministre de l’environnement et des collectivités locales en Irlande. Un politicien controversé puisqu’en 2013 il aurait personnellement cherché à empêcher le relogement d’une famille de gens du voyage dans sa circonscription.
  • ou encore la libérale Vera Jourova (50 ans), juriste et ancienne ministre du développement régional à Prague, nommée à la justice. A ce titre, elle sera notamment responsable du dossier sensible de la protection des données personnelles dont le droit européen fait actuellement l’objet d’une difficile réforme.

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Commission européenne : qui sont les nouveaux interlocuteurs des collectivités territoriales ?

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TansonHenri

12/09/2014 08h40

Un commissariat aux régions, ça me fait quelque chose… Ça ne vous choque pas? Qu’est-ce que Bruxelles et ses commissaires étrangers ont à faire de nos questions régionales? On marche sur la tête, non? L’UE, c’est une union de pays, pas une union d’état désintégrés en multiples régions sans politique, sans aucun pouvoir. Imaginer que Bruxelles puisse traiter directement avec les régions sans passer par leur gouvernement, c’est insensé. Je me souviens d’un mec qui voulait transformer « l’Europe » en régions sous son seul contrôle: il a mal fini, suicidé dans un bunker.
La politique de nos régions, c’est une politique franco-française et Bruxelles ne doit s’occuper que des questions inter-associés, les 28 unis, pour le pire et le…. pire. Que notre politique agricole, NOTRE politique, puisse dépendre du bon-vouloir d’un ou d’une commissaire étrangère choisie à ce poste pour des raisons de sexe et pas par compétences, ( et quand bien même…) moi ça me déroute et ça me révolte.
Nous étions d’accord pour cela quand nous avons voté « oui » à Maastricht et « non » a la Constitution? Nous ne le savions pas. Jamais personne ne nous a expliqué à quoi nous nous engagions: ce n’étaient que des promesses de progrès, d’emploi et autres, mais pas toutes ces pertes de souverainetés qui nous font disparaître dans une masse informe, apolitique et sans plus aucune volonté. J’ai peur de l’avenir si nous restons dans ce processus.
La solution, c’est de reprendre notre avenir en main, en choisissant nos représentants, nos acteurs politiques, français dans l’intérêt des Français! Nous n’avons rien à attendre des Roumains, Estoniens, Bulgares, Grecs… Rien à attendre d’étrangers qui n’ont pas d’intérêts particuliers vis-à-vis de la France et n’ont aucune envie de nous protéger; c’est tout le contraire: plus nous sommes faibles, plus les autres pourront profiter de nous.
Merci.

LUCH

12/09/2014 12h16

Ne mélangez pas tout. Que vous soyez attaché à la souveraineté étatique voilà votre opinion et je la respecte. Maintenant la politique régionale européenne ne tend pas à « désintégrer » les états et à choisir forcément à la place de nos instances nationales.
Bien entendu, les compétences des régions, départements et communes suivent leurs propres agendas en adéquation avec les orientations nationales.
La politique européennes à l’échelon des régions ce sont avant tout des aides qui visent à dynamiser des tissus économiques locaux en difficultés (aides financières aux PME, créations d’emplois, soutien à l’innovation) et à favoriser la coopération transfrontalière avec les pays limitrophes (on peut penser entre autres à la création d’une ligne TGV construite en partenariat avec l’Espagne entre les deux frontières). Je fais notamment référence au FEDER (fond européen de développement régional) qui représente 23,3 milliards d’investissements en France sur la période 2007-2013.
N’oubliez pas le Comité des Régions composé de 357 représentants (dont 47 français) et qui est consulté avant toutes décisions concernant les régions et les pouvoirs locaux.
Enfin, le principe de subsidiarité selon lequel l’échelon supérieur ne gère que les affaires qui ne peuvent être réglées localement.
Je ne pense pas que toute politique régionale soit automatiquement franco-française. Pensez aux problématiques environnementales, aux transports, à la recherche et développement etc … Toutes ces questions dépassent les simples frontières politiques françaises.
Bref, tout n’est pas noir et tout n’est pas blanc également je vous l’accorde mais il est bien question de nuance.

Lucide

22/09/2014 02h51

Je rejoins Henri dans son analyse. Il est normal de s’inquiéter que Bruxelles traite directement avec nos régions.
Si depuis plusieurs années, l’Europe s’évertue à renforcer le pouvoir des régions c’est bien parce que c’est un des moyens de diminuer par la même le pouvoir des Etats. Les réformes se font sur le temps long. L’Europe ne fonctionne pas, c’est un projet utopique qui fait croire que l’on peut fédérer des Etats aux intérêts naturellement divergents du fait de leur histoire, de leur culture et de leur économie. Affaiblir le pouvoir central, n’est-ce pas le moyen discret d’en finir avec les Etats nation qui perturbent tant les schémas libéraux auxquels l’UE s’inscrit parfaitement?

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