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Education

Réforme des rythmes scolaires : le baroud d’honneur des maires réfractaires

Publié le 04/09/2014 • Par Stéphanie Marseille • dans : France

Les cas de Marseille et de quelques autres communes mis à part, la rentrée a été moins mouvementée que prévu. L’Association des maires de France n’en a pas moins demandé, le 4 septembre, une pérennisation du fonds d’amorçage.

«C’est une réforme pour les grandes villes et les villes riches. Que peuvent faire les petites communes sans centre de loisirs ? C’est une démission de l’Etat sans précédent », tonne Nicolas Dupont-Aignan, maire (DLR) de Yerres (28 900 hab., Essonne).
Tous les ingrédients d’une rentrée scolaire mouvementée étaient réunis : appel à la grève des syndicats enseignants CGT, FO et SUD, appel du SNUIPP à ne pas assurer les activités pédagogiques complémentaires, appel au boycott du mercredi matin par les « Gilets jaunes » (mouvement de parents opposés à la réforme des rythmes).

Fièvre circonscrite – D’irréductibles élus ont posé des cadenas sur les grilles des écoles à Yerres, enlevé des poignées de porte à Saint-Médard-en-Forez (1 000 hab., Loire), délivré de faux horaires aux parents à Billy- Montigny (8 200 hab., Pas-de-Calais), ou refusé de faire travailler les agents le mercredi à Levallois-Perret (64 600 hab., Hauts-de-Seine).

Marseille (857 600 hab.) remporte la palme du chaos : le maire n’a pas organisé la prise en charge des enfants les mercredis et vendredis après-midi, ni après les cours.
Excédée, l’antenne locale de la FCPE s’apprête à prendre en charge les enfants dans les écoles le 5 septembre.

Mais, si les maires frondeurs et les « Gilets jaunes » avançaient, en juin, « plus de 10 000 délibérations contre la réforme des rythmes scolaires et 50 recours de maires devant le Conseil d’Etat », le bilan des irréductibles est maigre : par exemple, 23 maires récalcitrants dans l’Essonne, 7 écoles occupées par des parents dans les Pyrénées-Orientales. La fièvre semble circonscrite.

Chantier complexe – Faut-il en conclure que cette rentrée scolaire, placée sous le signe des nouveaux rythmes, fut simple et « apaisée » ? Certes pas. Le chantier demeure complexe. Reste que le contraste avec les communes qui, s’étant préparées, affichent une sérénité manifeste, n’en est que plus saisissant.

« Nous avons fermé les centres de loisirs lundi et organisé une journée de prérentrée des personnels municipaux, qui a aussi servi à préparer les listings, les badges, les communications. Puis les animateurs ont présenté aux parents les ateliers », explique Daniel Alarçon, directeur de l’éducation de Serris (7 900 hab., Seine-et-Marne), qui applique la réforme depuis cette rentrée. Les résultats, selon lui, sont là : « Grâce à nos efforts de communication en amont, la plupart des parents avaient les horaires et l’organisation bien en tête. »

La vigilance des maires – Un an après une rentrée 2013 difficile, Xavier Perrin, adjoint au maire de Saint-Nazaire (67 100 hab., Loire-Atlantique), chargé de l’éducation, des activités périscolaires et de la réussite éducative, affiche, quant à lui, une certaine satisfaction : « La semaine de 4,5 jours est entrée dans les têtes et 75 % des élèves participent à nos activités. »

Pour l’Association des maires de France, les communes « assument leurs responsabilités ». Mais elle demande toujours « à l’Etat de transformer le fonds d’amorçage en fonds pérenne et de réévaluer son montant ».

« La concertation avec les parents reste d’actualité »

Anne-Sophie Benoit, présidente de l’Association nationale des directeurs de l’éducation des villes

Cette rentrée met en exergue le problème du recrutement des animateurs, qui concerne l’ensemble des communes. Elle pose la question du lien entre les animateurs et les enseignants, entre le projet éducatif et le projet d’école. Là où les communes ont tardé à s’engager dans la réforme, les mairies ne font qu’étendre leurs ALSH avec du personnel qualifié, mais sans opérer de lien avec le projet d’école. Il manque un vrai projet éducatif. Mais la grande conclusion, c’est que cette réforme interroge la place des parents : nombre d’entre eux sont dépassés, étonnés, au fond, de la voir se mettre en place. La concertation avec les parents reste d’actualité. Elle doit servir à réorienter l’action politique vers la réussite des enfants et la lutte contre leur fatigue. Chaque famille doit comprendre ce qui est bon pour l’enfant : peut-être faut-il revenir aux cours le samedi matin, par exemple. Tout le monde a oublié qu’il est possible de changer d’organisation dans un an.

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