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Fonction publique

Un rapport recommande, timidement, une fusion… des concours Ena-Inet

Publié le 02/09/2014 • Par Agathe Vovard • dans : A la une, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

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Flickr by CC hellolapomme
Un rapport de l’administration rendu public mardi 2 septembre et portant sur "l'encadrement supérieur et dirigeant de l'Etat" contient quelques dispositions concernant les collectivités locales et la fonction publique territoriale. Il préconise notamment l'organisation d'un concours commun Ena-Inet, mais sans vraiment prendre parti pour l'instauration d'une scolarité commune.

Le débat revient régulièrement sur le devant de la scène : fusionner l’Ecole nationale d’administration (Ena) et l’Institut national des études territoriales (Inet), qui forment les hauts fonctionnaires de l’Etat et de la territoriale.
Le rapport publié le 2 septembre à La Documentation française propose une étape intermédiaire : il préconise « d’étudier, en lien avec le CNFPT, les conditions d’un rapprochement entre les deux établissements, à commencer par l’organisation d’un concours commun ».
Plusieurs arguments plaident en faveur d’un tel rapprochement, insistent les auteurs du rapport.

D’abord, les deux fonctions publiques sont « interpénétrées ». Au 31 décembre 2012, 296 hauts fonctionnaires de l’Etat étaient en activité au sein d’une collectivité  et 110 administrateurs territoriaux travaillaient dans la FPE.
Ensuite, si l’on additionne les 80 personnes recrutées annuellement par l’Ena et les 65 sélectionnées par l’Inet, « on approche du nombre d’élèves en scolarité à l’Ena il y a 30 ans, avant la création du concours de recrutement des administrateurs territoriaux », soulignent les inspecteurs.
Enfin, les profils des candidats à ces deux concours « offrent de nombreuses similitudes. Ce sont majoritairement les mêmes qui s’inscrivent aux deux sessions de recrutement et les dates des épreuves se succèdent dans le temps avec des programmes très voisins ».

Un million d’euros par an – L’objectif est aussi, évidemment, dans un contexte de finances publiques contraintes… financier. Les inspecteurs préconisent donc dans un premier temps d’organiser un concours commun « pour globaliser les dépenses logistiques et obtenir ainsi de sérieuses économies, sachant que chacun des concours coûte actuellement environ 500 000 euros par an ».

Les rapporteurs ajoutent également – sans trop se mouiller – qu’un concours commun pourrait constituer « une étape vers une scolarité unique dispensée à Strasbourg ».
Ils imaginent deux systèmes de sortie distincts comme il en existait auparavant pour les administrateurs de la Ville de Paris, en raison de « la délicate question des conditions d’affectation à la sortie » (classement pour l’Ena et liste d’aptitude pour l’Inet, etc.).

Module « territoires » décevant – Pour les défenseurs de deux écoles distinctes, les inspecteurs apportent un éclairage intéressant, sans prendre parti encore une fois. Le module de formation commun « territoires » est en effet jugé, « selon les observations recueillies auprès des différentes parties », décevant, « car son ambition est allée en s’amenuisant ».
« Si l’évolution ultérieure allait jusqu’à la fusion des deux structures et débouchait sur l’organisation d’une scolarité unique, l’existence de filières de métier pourrait bien sûr continuer à trouver une place dans ce nouveau cadre », concluent les inspecteurs.

Enfin, quelques propositions du rapport visent à favoriser la mobilité inter-fonctions publiques. Comme d’autres rapports, il invite ainsi à aligner le taux de contribution aux charges de pension versé par une collectivité lorsqu’elle emploie un fonctionnaire de l’Etat en détachement sur celui versé lorsqu’elle emploie un territorial. En effet, le taux de contribution aux charges de pensions que doit verser une collectivité lorsqu’elle emploie un fonctionnaire de l’Etat par voie de détachement est de 74,28 %, contre… 30,40 % pour un fonctionnaire relevant de la FPT.

Autre préconisation : « Restaurer une vraie mobilité fonctionnelle dans un nouvel environnement professionnel, et inciter à la mobilité géographique nationale et internationale. »

La pratique des années récentes a contribué à vider de son sens la notion même de mobilité et les objectifs initiaux qui la sous-tendaient : découvrir un nouvel univers professionnel, acquérir de nouvelles expériences à travers un changement réel et complet d’exercice des fonctions. Ce changement d’environnement devrait inclure une affectation dans les services déconcentrés, dans les collectivités territoriales ou dans un poste à l’étranger.

Passage obligé en collectivités – Les inspecteurs recommandent enfin de permettre aux ingénieurs d’exercer des métiers formateurs au sein des collectivités et des opérateurs, y compris en premier poste.

Pour conserver une vraie compétence technique, le parcours des ingénieurs devra de plus en plus comporter un passage en dehors du périmètre des administrations de l’Etat, même élargi à ses établissements publics, notamment en collectivité territoriale. Cette préoccupation vaut dès l’origine comme en cours de carrière.

Références

L’encadrement supérieur et dirigeant de l’Etat, La Documentation française

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Un rapport recommande, timidement, une fusion… des concours Ena-Inet

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Philippe LAURENT

03/09/2014 12h47

Les idées avancées dans ce rapport l’ont déjà été à plusieurs reprises ces dernières années. On en comprend sans doute l’intérêt vu de l’Etat, mais beaucoup moins vu des collectivités territoriales. Ces propositions passent sous silence la question des valeurs : un nombre croissant de hauts fonctionnaires d’Etat ne semble plus avoir la même conception du service public (universel, accessible, qualitatif) que celle que continuent de promouvoir les hauts fonctionnaires territoriaux. Pire, un nombre non négligeable de hauts fonctionnaires d’Etat consacrent une part significative de leur temps à entraver la tâche des hauts fonctionnaires territoriaux et à les dénigrer (en dénigrant leurs employeurs). Il faut en réalité garder et faire progresser l’INET et supprimer l’ENA, et non sauver l’ENA en la fusionnant avec l’INET.

Gazages

03/09/2014 06h50

Ancien élève de l’Ena, deux fois DGS, je soutiens cette fusion et dans un premier temps l’obligation statutaire pour le niveau administrateur de passer dans les 3 fonctions publiques

Georges

03/09/2014 04h25

sur le site de la Gazette, nos énarques sont chahutés et bousculés. j’ aime bien les traiter de « bon à rien », juste capable de produire des concepts, mais sans aucun pieds dans la réalité. ils maitrisent l’art du verbe, et de faire des carrières, mais ils sont « handicapés ».
je me souviens d’un jeune énarque qui parlaient avec deux jeunes ingénieurs territoriaux, il nous regardait avec une forme de mépris. pour le calmer un peu, sur sa supériorité et égocentrisme aigus, nous lui avons posé la question suivante: qu’as tu fait pour transformer la société? notre énarque sur-brillant n’avait jamais rien entrepris alors que les deux ingénieurs nous avions une dizaines de réalisations chacun à notre actif. suite à cette question, il a commencé l' »élite de la nation » à nous prendre en considération. il était temps.
cette petite histoire montre le fossé entre ENA et INET. nous n’avons pas les mêmes professeurs. nous n’avons pas la même culture. à mon sens l’INET a plus d’avenir de l’ENA, qui a mis le pays sans dessus-dessous, dans la non prospérité.
ils devraient , nos énarques aller prendre des cours d’humilité et surtout faire des parcours plus près du peuple, dans les collectivités, les hôpitaux, partout, sauf à passer directement par la case, cour des comptes.
suite à ce parcours moins formaté, ils peuvent devenir des fonctionnaires de qualité, à l’écoute, des êtres aux services des autres et non le contraire.

Georges

06/09/2014 01h59

pour modérer mon propos, sur nos énarques, je veux terminer mon histoire sur le jeune énarque et les deux jeunes ingénieurs.. suite à la reconnaissance mutuelle du rôle et des missions de chacun, notre jeu avec l’autre ingénieur était de tester les connaissances de notre jeune énarque. au café, avec son accord, nous lui posions une série de question généraliste ( économie , constitution, maîtrise des budgets…).
sur chaque domaine il faisait une réponse construite, argumentée, il nous épatait. nous cherchions un domaine pour le coincer, des sujets difficiles, mais il a toujours répondu avec cohérence sur les sujets proposés. belle culture généraliste.
nos énarques sont bien formé(e)s, il n’y a pas de doute. le jeune énarque avait un excellent niveau.

Marion

10/09/2014 10h21

Les rapports successifs des membres du jury de l’INET pointe le manque de culture territoriale de certains candidats, qui considèrent ce concours comme un choix par défaut après un échec au concours de l’ENA. Il est nécessaire de garder à l’esprit que la FPT et la FPE ont malgré tout des logiques différentes et une « culture » différente.
Fusionner les deux concours priverait la fonction publique d’une certaine diversité. En externe, les concours de la haute-fonction publique sont préparés et obtenus par des candidats, majoritairement formés à Sciences Po Paris ou quelques autres prépa parisiennes, qui méconnaissent la FPT. Ouvrir deux concours différents laisse plus de possibilités aux candidats formés en droit des CT ou dans d’autres écoles en région de pouvoir intégrer la haute-fonction publique. Il est à craindre autrement un « formatage » des profils de candidats.
Par ailleurs, pourquoi ne pas aller plus loin dans la proposition et fusionner aussi les concours de l’ENA et de l’INET avec ceux des Assemblées ou encore de Directeur d’hôpital, puisque là encore, on retrouve les mêmes candidats ? Non,la encore, cela n’aurait pas de sens. Le monde hospitalier possède lui aussi ses propres logiques et son domaine d’action nécessite d’avoir une réelle appétence pour ce champ si particulier que sont la santé et le secteur médical.
Candidater à un concours, c’est aussi avoir en tête un projet professionnel construit. Deux concours différents obligent les candidats à réfléchir à ce projet, à se projeter dans l’avenir professionnel, gage de maturité. On évitera ainsi de recruter des agents qui ne recherchent que la position sociale qu’offre ces concours, dérive lourdement dénoncée par les citoyens.

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