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Education

Le numérique hors les bancs

Publié le 02/09/2014 • Par Sabine Blanc • dans : France

La délégation aux usages de l’Internet (DUI), les maires ruraux, l’association nationale des acteurs de l’école (AN@E) et Ruralitic ont signé une convention de coopération le 26 août 2014 lors de la 9ème édition de Ruralitic, l’évenement annuel qui rassemble les acteurs du numériques dans les territoires ruraux. Dix à vingt communes rurales expérimenteront des sessions de sensibilisation aux usages numériques aux écoliers sur le temps périscolaire.

Trente ans après son introduction massive à l’école, avec le plan informatique pour tous, le numérique reste un objet complexe à intégrer dans les salles de classe. Peut-être parce que la salle de classe ne doit pas être le seul lieu pour l’appréhender ? C’est ce qui ressort de la convention de sensibilisation des écoliers au numérique sur le temps périscolaire, signée le mardi 26 août lors de la 9ème édition de Ruralitic, l’évenement annuel qui rassemble les acteurs du numériques dans les territoires ruraux, entre la délégation aux usages de l’Internet (DUI), qui dépend du ministère de l’Economie, l’association des maires ruraux de France (AMRF),  l’association nationale des acteurs de l’école (AN@E) et Ruralitic, ou plus exactement Mon Territoire Numérique, l’agence qui organise Ruralitic.

Cette convention part d’un double constat. D’une part, “l’éducation au numérique (…) représente un levier essentiel du développement social et économique des individus et des territoires”, soit la classique double grille d’utilité du numérique, entre enjeu citoyen et point de croissance.

Elle souligne d’autre part que le numérique est facteur d’inégalité, et que la fracture n’est pas tant une question d’équipements que de compétences : “les chances d’insertion et de réussite ne seront pas les mêmes pour les enfants qui maîtrisent le numérique et les autres. Si l’école primaire se modernise et se connecte, y compris en milieu rural, elle ne peut prendre en charge la totalité du spectre des compétences parascolaires nécessaires aux enfants.

C’est donc hors des bancs de l’école que la convention se place, avec une expérimentation menée dans dix à vingt communes rurales, en lien avec les espaces publics numériques (EPN), dont les missions entamées à la fin des années 90 sont loin d’être obsolètes pour tous les citoyens. Un appel d’offres va être lancé en septembre pour déterminer les candidates qui testeront le dispositif pendant un an.

La convention assigne quatre objectifs aux partenaires :

  1. “diffuser la culture numérique dans un cadre éducatif ouvert, en complément des actions d’enseignement et de pédagogie propres conduites par l’Education nationale ;
  2. favoriser l’accès des jeunes ruraux à la culture numérique et créer des dynamiques locales autour du numérique ;
  3. soutenir la mission de dynamisation des EPN conduite par la DUI et sa mission d’éducation au numérique ;
  4. favoriser l’émergence en milieu rural d’initiatives adossées aux nouvelles technologies. “

Théorie et pratique – Le texte insiste sur le “format ouvert et “hors programme” des sessions, menées “avec les élèves” : les communes s’organisent comme elles le souhaitent. Les animateurs pourront bénéficier de ressources en ligne et d’un accompagnement personnalisé, “notamment dans le cadre de la mise en place d’un MOOC spécificique.” Des animateurs qui ne seront pas uniquement issus des EPN.

“Il s’agit de travailler ensemble, chacun apporte sa spécificité, indique Michelle Laurissergues, présidente de l’An@e. Cette démarche renforce les apprentissages et elle en apporte d’autres, dans un cadre plus ludique. Notre association a été créée en 1996 ; travailler ensemble prend du temps, mais on sent que cela vient. On ne peut plus avoir une seule réponse, il y a urgence, et les enseignants ne sont pas toujours très enthousiastes ou formés.”

“L’école forme dans un cadre théorique, avance encore Pierre Perez, secrétaire général de la DUI, cette formation est davantage orientée projet, pour des applications concrètes.” “L’école ne peut pas tout et le numérique n’est pas strictement un enjeu scolaire mais un enjeu culturel et de territoire”, poursuit encore Sébastien Côte, président de Mon Territoire Numérique.

Ce temps périscolaire a déjà été accaparé par l’ancien ministre de l’Education nationale Benoit Hamon pour y expérimenter l’enseignement du code à l’école, une annonce dans la précipitation  avant les grandes vacances.

L’expérimentation n’est pas sans rappeler celles des années 80. Les centres X2000, gérés par l’Agence de l’Informatique (ADI) et de la DATAR, lancés avant le plan IPT et qui ont continué en parallèle, proposaient des activités pour les élèves hors temps scolaire.

Quant au plan école numérique rurale lancé en 2009, “il avait une visée économique, relève Michelle Laurissergues, et les dotations étaient destinées aux classes.”

Financement flou – Les contours du financement de l’expérimentation  sont imprécis pour le moment : dans les attributions du comité de pilotage, on peut lire : “- discussion et proposition sur les moyens, notamment financiers, que souhaitent mettre en œuvre les Parties pour la mise en œuvre de la présente convention et des actions en découlant.” “Il n’y a pas d’enveloppe débloquée pour le moment, indique Pierre Pérez, la démarche est arrivée trop tard dans l’année, s’il y a un budget, ce sera début 2015, environ 15000 euros.” “Le coût par commune est nul et repose sur la mise à disposition gratuite de ressources (animateur EPN, ressources de l’An@é)”, indique Sébastien Côte. “C’est une bonne question, mais cela dépend de chaque commune, suivant l’organisation, les effectives/compétences dont elles disposent, avance John Billard, vice-président de l’AMRF. Je pense que l’expérimentation doit être basé sur le volontariat afin d’identifier une capacité à faire  (en terme de formation à distance).  

Les mois qui viennent seront occupés à la mise en place des formations pour les animateurs et à la création de nouveaux supports pédagogiques.

L’extension du dispositif est déjà envisagé… sous réserve de trouver des financements, ce qui est loin d’être gagné pour cause de restrictions des dotations de l’Etat et de finances locales guère vaillantes : le comité de pilotage est chargé de l’élaboration d’un modèle économique viable et pérenne pour les communes, les EPN et les apporteurs de ressources dans la perspective d’une généralisation de l’initiative.“

Le cas échéant, “il pourrait aussi s’adresser aux seniors et aux enfants hospitalisés”, indique encore Pierre Perez.

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