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Education

Adapter les tablettes tactiles aux contraintes scolaires

Publié le 26/08/2013 • Par Sophie Maréchal • dans : France

La tablette tactile ouvre de nouveaux champs d’apprentissage par le numérique. Dans la pratique, elle doit s’intégrer à un fonctionnement en mode collectif. Des alternatives françaises vont tenter de gommer les défauts des premiers standards du marché.

A la prochaine rentrée, les 13 000 jeunes Corréziens scolarisés de la sixième à la troisième arriveront au collège avec une tablette tactile (un iPad d’Apple) dans leur cartable. Premier département français à s’être lancé, dès la rentrée 2010, dans une distribution massive de tablettes, la Corrèze (243 600 hab.) pérennise donc cette opération d’un coût annuel de 1,6 million d’euros. « Nous n’avions pas reconduit l’équipement en PC, initié en 2008, en raison de nombreux problèmes de fiabilité des matériels choisis. La proposition d’équiper les élèves avec des tablettes émanait d’un distributeur français, en réponse à notre appel d’offres, détaille Bernard Roussely, chef de projet “Ordicollège 19”. La tablette est un appareil individuel assez complexe à mettre en oeuvre dans une organisation collective, mais elle est plus fiable et a une batterie plus autonome. C’est l’outil adapté pour susciter de nouveaux usages pédagogiques. »

Toutes les disciplines – La dotation réalisée sur les compétences optionnelles du conseil général de la Corrèze a fait l’objet d’un rapport de l’inspection générale de l’Education nationale (IGEN). Celle-ci a tranché : « L’objectif politique de réduction de la fracture numérique […] est atteint. » La tablette arrive comme premier équipement dans plusieurs familles ou en complément dans les autres. En revanche, le bilan pédagogique est plus mitigé.

Un déploiement d’une telle ampleur ne se fait pas sans quelques ratés. « La prise en main par les enseignants a été inégale en raison du manque d’accompagnement de certaines inspections pédagogiques », précise l’IGEN. A leur décharge, les enseignants n’avaient été dotés de leur tablette qu’après leurs élèves. Des ajustements sont nécessaires pour une meilleure gouvernance de ce plan emblématique.
Ce terminal individuel mobile, sans clavier ni souris, offre une palette d’usages qui intéresse les pédagogues dans toutes les disciplines. La reconnaissance vocale, les fonctions d’enregistrement et d’écoute en font un petit laboratoire de langues portatif. La capture d’images est utilisée dans de nombreuses disciplines pour produire des comptes rendus de visites en sortie scolaire ou d’expériences en classe. En éducation physique et sportive, le visionnage des séances par les élèves permet au professeur de commenter les attitudes à corriger. La tablette offre de nouveaux outils de créativité dans les disciplines artistiques. La lecture et le toucher tactile d’un écran horizontal la rapproche du livre. Elle permet d’associer lecture et écriture, ce qui rend l’outil attractif pour les professeurs de littérature et les documentalistes des collèges et des lycées. « La tablette a des usages dans plusieurs matières en maternelle, mais si l’on monte en âge, elle montre ses limites. Les logiciels plus spécialisés, présents dans les lycées, ne sont pas utilisables sur une tablette. La collectivité qui souhaite équiper des classes ou des élèves doit penser aux usages possibles. Nous ne sommes pas dans un acte de consommation mais bien dans une problématique d’outils au service d’un projet pédagogique », prévient Alain Thillay, chef du bureau des usages numériques et des ressources pédagogiques de la direction générale de l’enseignement scolaire.
Ne pas privilégier une marque – Les pionniers de la rentrée 2010, comme la Corrèze pour ses collèges et la ville d’Angers (147 570 hab., Maine-et-Loire) pour ses écoles primaires, ont rapidement fait tache d’huile. Les projecteurs ont été braqués sur les tablettes d’Apple pour l’utilisation desquelles les enseignants de ces régions ont été formés, à la suite des dotations initiées par les collectivités. Parallèlement d’autres expérimentations coordonnées dans les académies par des centres régionaux de documentation pédagogique (CRDP) ont été menées en partenariat avec d’autres acteurs du marché. Les académies de Versailles et d’Amiens ont, par exemple, testé avec l’opérateur de télécommunications Orange, les tablettes Samsung sous Android dans des classes d’école primaire et de collège. « Il était intéressant de tester un système moins fermé que l’iPad qui est difficile à faire communiquer en réseau », explique Thierry Coilhac, directeur « stratégie éducation » chez Orange.
Interopérabilité –A Saint-Maur-des-Fossés (74 800 hab., Val-de-Marne), l’équipement en outil numérique des classes a été mené école par école en concertation avec les services « éducation » et « informatique » de la commune, les professeurs et les parents d’élèves. Pour les projets d’école incluant des tablettes tactiles, une condition d’interopérabilité est justement imposée dans l’appel d’offres pour faciliter l’intégration aux autres équipements présents, micro-ordinateurs, tableaux blancs interactifs ou espaces numériques de travail. « Les professeurs choisissent un type de support pas une marque, indique Pascale Luciani-Boyer, adjointe au maire, chargée de l’éducation. Mais nous avons accepté une dérogation en école maternelle car l’offre de logiciels éducatifs est plus riche sur la plateforme d’Apple. »
Les trois principaux types de tablettes en vente dans le commerce (iPad d’Apple, Android et Surface de Microsoft) présentent leurs propres atouts et contraintes. Mais tous posent le problème d’acquisition et de distribution des applications. « L’intérêt pour la tablette est justifié mais le modèle de déploiement n’est pas achevé, observe Gérard Puimatto, directeur adjoint du CRDP de l’académie d’Aix-Marseille. Chaque tablette a son mode de diffusion d’applications, rarement compatible avec les ressources pédagogiques déjà disponibles. Il va falloir sortir des logiques spécifiques et fermées. » En effet, la préconisation du Premier ministre de privilégier l’utilisation de logiciels libres dans l’administration est mise à mal par les plateformes d’applications spécifiques et payantes comme l’App store ou Google play.
Nouveaux projets – Pour s’affranchir de ces contraintes, d’autres tests sont menés sur des tablettes dédiées à l’éducation. Sept écoles primaires ont testé une ardoise numérique essentiellement axée sur la maîtrise de l’écriture et conçue par le fabricant de stylos Bic. Les espoirs se concentrent particulièrement sur deux autres projets d’entreprises françaises qui viennent de recevoir le soutien financier du programme d’investissements d’avenir : la tablette pour une éducation digitale du Bourguignon Unowhy et Galago de l’Aquitain Stantum. « Il est intéressant d’être associé dès la phase de conception d’un prototype qui doit corriger à la fois les défauts du matériel et de l’environnement logiciel des tablettes grand public », confie Daniel Gillard, inspecteur de l’Education nationale, en Gironde. La direction des services départementaux de l’Education nationale conserve sa neutralité et forme les enseignants à différents modèles, comme l’incontournable Ipad, choisi par la ville de Blanquefort, ou la tablette TED, testée à Pessac dans une école primaire. Elle a, par ailleurs, fait appel au volontariat des enseignants pour la prise en main des 400 premiers prototypes de Galago dans des écoles de Mérignac et de Bordeaux, puis des 2 000 nouveaux exemplaires qui ont complété ces expérimentations, dès cette rentrée. L’objectif est de concevoir une tablette plus résistante à la manipulation par les élèves avec une durée de vie au minimum de cinq ans, fonctionnant sur un système d’exploitation libre et ouvert. Fabriqués en Asie du Sud-Est ou dans l’Hexagone, ces outils nomades pourraient bien devenir le plus petit dénominateur commun de la classe numérique de cette décennie. Le temps serait-il compté pour la salle informatique équipée de micro-ordinateurs fixes conçus au siècle dernier ?

Le satellite au secours des élèves des zones rurales

« Notre débit ADSL n’était pas suffisant pour connecter simultanément seize ordinateurs portables dans la classe, explique Véronique Pelley, enseignante d’une classe à double niveau de l’école publique de Saint-Didier (1 800 hab., Ille-et-Vilaine). Grâce au satellite, je peux enfin faire des exercices sur internet avec mes élèves. » Ce test d’une connexion par satellite a été proposé à treize écoles rurales, choisies par l’Association des maires ruraux de France, dans le cadre de l’opération Connect’écoles, en partenariat avec Eutelsat, Orange et Nordnet. « J’étais sceptique au départ, mais finalement les connexions sont dix fois plus rapides car notre école est en bout de réseau ADSL », reconnaît Bruno Levassor, maire de Theuville (420 hab., Eure-et-Loir). Le plan France très haut-débit désigne comme prioritaire la connexion des écoles primaires. Le satellite sera donc préconisé comme solution d’attente là où les réseaux fibre optique n’arriveront pas d’ici à 2020. L’abonnement mensuel variera de 25 à 80 euros en fonction des volumes de données nécessaires aux usages de l’école.

Saône-et-Loire • 555 700 hab.
Le « made in France » au service de l’enseignant

La tablette pour une éducation digitale (TED), distribuée à 2 700 collégiens de Saône-et-Loire à la rentrée, est non seulement un outil sur mesure pour les enseignants mais aussi un projet économique pour le département. Unowhy, le fabricant français de cette tablette, s’est illustré en relocalisant son unité de production à Montceau-les-Mines. « Nous avons formé un consortium pour répondre à l’appel à projets “éducation” du programme d’investissements d’avenir (PIA). Nous coconstruisons une tablette dédiée à la pédagogie avec les enseignants, l’académie de Dijon et les éditeurs de ressources numériques », explique avec enthousiasme Bernard Le Floc’h, directeur général adjoint, chargé de l’animation du territoire. Le conseil général soutient ce projet industriel risqué. Une dépense de 6 millions d’euros (dont 2,2 d’aide du PIA) est prévue sur trois ans. Les 120 tablettes utilisées depuis mars 2013 dans deux classes de sixième sont robustes car conçues, à l’origine, pour être consultées dans une cuisine. Le système d’exploitation et les applications scolaires sont développés en logiciel libre. L’anglais et l’histoire-géographie sont les deux premières matières testées par les professeurs. L’apport de la tablette dans les apprentissages sera évalué par l’unité « sciences de l’éducation » de l’université de Poitiers.
Contact
Bernard Le Floc’h, tél. : 03.85.39.76.33.

Darnets (Corrèze) • 350 hab.
L’outil est approprié aux classes multiniveaux

« Les enseignants de nos deux écoles préféraient une mallette de six Ipad plutôt qu’un chariot d’ordinateurs portables, prévu dans le plan Ecole numérique rurale, explique Valentin Cordero, maire de Darnets. Afin d’entrer dans le budget, nous avons choisi un vidéoprojecteur interactif pour chacune des écoles plutôt qu’un tableau numérique spécifique. » Les enseignants qui venaient d’être formés à l’Ipad avaient noté son potentiel concernant l’aide à l’apprentissage de la lecture des élèves dyslexiques. Darnets a porté, en mars 2011, le dossier de candidature du regroupement pédagogique qu’elle partage avec l’école de Soudeilles. Ainsi, les 33 élèves, répartis dans deux classes multiniveaux (grande section à CE1 et CE2 à CM2), et leurs deux maîtres ont reçu, à la rentrée 2011, un équipement pour un budget total de 13 125 euros dont 8 995 subventionnés par la préfecture et le conseil général de la Corrèze. Le retour des enseignants est positif. Ils indiquent, dans un compte rendu remis à la mairie : « Les élèves sont très vite autonomes. C’est un outil particulièrement adapté à une classe multiniveaux. En cours, les tablettes ont pris le pas sur les PC. Mais nous continuons à travailler sur les PC qui restent très utilisés dans les familles et qui sont indispensables pour la validation du brevet informatique internet. »
Contact
Valentin Cordero, tél. : 05.55.93.15.25.

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