Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

THD

Réseaux d’initiative publique cherchent partenaires privés

Publié le 03/02/2014 • Par Sophie Maréchal • dans : France

Les RIP installeront de la fibre optique dans les zones délaissées par l’investissement privé. Les schémas directeurs d’aménagement numérique doivent définir en amont les conditions pour favoriser l’arrivée des fournisseurs d’accès à internet nationaux ou alternatifs. Avec l'espoir que le co-investissement dans la construction du réseau et les recettes de la commercialisation des prises limiteront la dépense publique, voire assureront un modèle économique.

« Avec une population composée à 50 % de moins de 18 ans, nous ne pouvons pas prendre le risque d’une fracture numérique du très haut-débit par rapport aux communes voisines qui bénéficient d’investissements d’opérateurs privés. Nous avons donc décidé d’investir sans attendre dans un réseau 100 % en fibre optique jusqu’aux maisons », déclarait Arnaud de Belenet, maire de Bailly-Romainvilliers(Seine-et-Marne) à la centaine d’habitants qui assistaient à la réunion publique organisée, le 18 décembre 2013, dans cette commune de 6 900 habitants.
Zones les moins rentables – Les réunions de ce type vont se multiplier dans les communes rurales ou périurbaines qui bénéficieront du très haut-débit sur fibre optique à l’abonné (le FTTH) via un réseau d’initiative publique (RIP) initié par leur département. Une occasion pour les élus d’expliquer aux administrés la mécanique complexe du plan France très haut-débit qui a abouti à laisser aux groupes Orange et SFR la coconstruction d’un réseau FTTH dans les grandes villes et aux collectivités la construction de leur propre réseau dans les zones les moins rentables à court terme pour ces opérateurs.
A Bailly-Romainvilliers, le réseau est déployé dans le cadre d’un partenariat entre la région Ile-de-France, le conseil général de Seine-et-Marne et son délégataire Sem@for77. La commercialisation pour 3 300 logements raccordables s’ouvre avec 4 opérateurs (Wibox, Cityplay, Comcable et K-net) venus présenter leurs offres. Les habitants découvraient, ce soir-là, des fournisseurs d’accès à internet (FAI) inconnus du grand public qui ont démarré leur activité sur des réseaux d’initiative publique pionniers du FTTH comme celui de l’Ain (lire l’encadré ci-dessous). Quelques jours avant, 1 500 habitants de Cesson (9 100 hab.) et de Vert-Saint-Denis (7 000 hab.), également en Seine-et-Marne, avaient répondu à l’invitation des deux communes. « Quand les connexions à l’ADSL sont faibles, les habitants sont plus enclins à s’abonner à des offres alternatives », constate Sidney Hue, directeur de Sem@for77, une concession filiale de Covage. Au cours de ces réunions, l’absence des opérateurs nationaux a été remarquée. L’assistance s’étonne d’autant plus qu’en 2011 dans le département, lors d’un projet-pilote subventionné par l’Etat à Chevry-Cossigny, Orange avait vendu ses abonnements fibre optique à plus de 80 % des habitants raccordés.
Attirer les FAI nationaux – Or le co-investissement d’un opérateur national est attendu par les RIP car il contribue au financement des prises construites et favorise une commercialisation plus rapide d’offres déjà identifiées par les particuliers grâce aux publicités à la télévision. « Après deux ans de négociation, Orange a enfin accepté de co-investir à hauteur de 5 % des prises raccordables sur Saint-Lô et Cherbourg, se réjouit ainsi Roland Courteille, directeur du syndicat mixte Manche numérique (1). En un an, il y a eu une relance de la commercialisation auprès des habitants avec une campagne d’affichage. Nous atteignons près de 33 % de taux de pénétration avec 5 000 abonnés sur les 15 000 prises éligibles. » Le réseau manchois compte désormais deux FAI nationaux, SFR étant naturellement présent puisque Manche Télécom, le délégataire du syndicat mixte, est une filiale de SFR collectivités. Le réseau de l’agglomération de Pau et celui de la Manche sont, à ce jour, les seules signatures significatives de co-investissement d’Orange sur un réseau qu’il n’a pas construit. Bouygues Telecom et SFR, quant à eux, co-investissent sur le RIP des Hauts-de-Seine déployé en zone très dense pour raccorder 260 000 foyers.

Mais, aucun co-investissement n’a été réalisé en zone rurale, comme le relève l’Avicca (lire l’encadré ci-dessous). « Si nous n’avions pas commencé à “fibrer” Saint-Lô et Cherbourg, nous serions en zone AMII(2), reconnaît Roland Courteille. Dans une logique industrielle, les opérateurs achètent des tranches au minimum de 4 000 prises. Pour la partie rurale du département, nous ne savons pas encore s’ils nous achèteront des prises, car les plaques à commercialiser dans un bourg compteront entre 1500 et 2000 prises. »

Les stratégies de commercialisation se préparent dès l’élaboration des schémas directeurs territoriaux d’aménagement numérique. Deux tendances majeures se dessinent. Soit la volonté de proposer des « plaques de prises » construites « en tache d’huile » autour des zones AMII avec l’espoir de profiter de la dynamique de la force commerciale mise en place par les opérateurs nationaux. Soit “fibrer” en priorité les quartiers les moins bien desservis par l’ADSL dans lesquels l’appétence des habitants sera la plus forte pour changer de technologie.
Priorités locales – A ces deux règles théoriques s’ajoutent des priorités locales. « Notre délégant a imposé de déployer les prises simultanément dans les 19 communes de l’agglomération, explique Eric Grand, directeur général de Laval THD, DSP filiale du groupe Orange. Un vrai défi car nous allons de 8 000 foyers à fibrer, pour la plus importante, à 800, pour la plus petite. » Malgré cette contrainte de « petites plaques disséminées », Orange est le seul FAI présent. Difficile, en effet, de décliner sa participation au RIP délégué à une filiale du groupe ! Sans réunion publique en mairie, avec une simple distribution de prospectus dans les boîtes aux lettres, en un an 1600 abonnements ont été vendus sur les 13 000 prises éligibles. Pour le groupe SFR, acteur lui aussi de RIP haut-débit et très haut-débit, le volume de prises FTTH proposées au co-investissement n’est pas le seul critère de décision. « Bien sûr nous avons besoin d’un nombre suffisant de prises sur un territoire homogène plus simple à commercialiser, admet Cyril Luneau, directeur de SFR collectivités. Mais l’architecture du réseau construit doit aussi être conforme à notre ingénierie. Nous voulons maîtriser de bout en bout la relation avec nos clients. Nous avons une base de clients ADSL à conserver, nous migrerons donc vers le FTTH là où les RIP s’organiseront pour nous faire venir. »
Cet effort d’adaptation a pris trois ans à l’opérateur de RIP Axione pour convaincre Orange d’utiliser le réseau Pau broadband country. « Les spécificités locales de chaque réseau ne sont pas un problème si le RIP est capable d’interfacer sa plateforme de gestion des incidents au système d’information de l’opérateur pour le suivi de ses clients », estime Eric Jammaron, directeur du pôle « concessions » d’Axione. L’expérience acquise avec les FAI de l’ADSL, clients des quinze RIP dans lesquels Axione est délégataire a donc été transposée aux exigences du réseau fibre optique. Une seule plateforme technique syndiquera toutes les prises FTTH commercialisées par l’ensemble des délégations confiées à Axione.

Un service « activé » – Malgré les bonnes volontés, le pire est de construire un réseau irréprochable… mais vide. Pour limiter ce risque, les délégataires ou régies proposent un service dit « activé ». Contrairement aux offres « passives » où l’opérateur loue une fibre qu’il active en installant ses équipements, le service « activé » consiste à installer un boîtier chez l’habitant. Le FAI auquel il s’abonne viendra brancher sa boxe. Cette solution s’adresse aux opérateurs dits « alternatifs » accueillis par des réseaux comme Sem@for77 et Li@in (lire l’encadré ci-dessous). « Par principe, nous proposons nos offres sur les RIP ruraux qui installent un service activé. Cela nous permet d’être opérationnels rapidement et d’occuper le terrain », explique Thomas Gassilloud, président associé de Wibox, opérateur alternatif qui revendique 50 000 abonnés fibre.

« Il est nécessaire de mettre en place une régulation des tarifs d’accès », Patrick Vuitton, délégué général de l’Avicca(3)

« L’engagement d’un opérateur national est une garantie pour l’économie d’un réseau d’initiative publique (RIP). Mais des départements envisagent d’ajourner le lancement de RIP FTTH (fibre optique jusqu’au domicile) faute de réponses à leurs offres de co-investissement. Les opérateurs ne répondent pas car ils n’ont ni obligation ni intérêt financier à basculer leurs clients ADSL (cuivre) vers la fibre optique en zone peu dense. Nous sommes vent debout contre la modernisation du réseau cuivre dans les zones où les RIP FTTH s’ouvrent à la commercialisation. Là où la connexion ADSL atteindra des débits supérieurs à 50 Mo, il sera difficile de convaincre les abonnés de changer d’opérateur et de technologie. L’autorité de régulation (Arcep) refuse de statuer sur ce point. Nous lui demandons de pouvoir nous battre à armes égales. Une régulation des tarifs d’accès aux boucles locales cuivre et fibre optique doit être mise en place. Sinon, les revenus du réseau cuivre des campagnes financeront la fibre optique des villes. Les opérateurs nationaux lissent leurs investissements à l’échelle du pays quand l’économie du RIP est à l’échelle d’un territoire. »

« L’arrivée d’un opérateur national crédibilise notre offre », Patrick Chaize, directeurdu syndicat intercommunal d’énergie et d’e-communication de l’Ain.

« La notoriété de Numéricable a eu un effet sur la crédibilité de notre réseau et nous a permis de sortir du blocage dans lequel nous étions vis-à-vis du plan France très haut-débit », se félicite Patrick Chaize, directeur du syndicat intercommunal d’énergie et d’e-communication de l’Ain (SIEA). Pionnier du FTTH (très haut-débit sur fibre optique) rural, le réseau Li@in, lancé en 2009, était jusqu’à l’arrivée de la « boxe fibre » du cablo-opérateur, considéré comme techniquement trop atypique pour accueillir les services des fournisseurs d’accès nationaux. Les abonnements à internet étaient vendus par six opérateurs alternatifs qui ont convaincu 10 500 des 75 000 clients éligibles. « Leurs offres ont progressé, elles ne sont plus des solutions d’attente. D’ailleurs, Numéricable ne leur a pas pris de clients mais a conquis des abonnés ADSL attachés à la notoriété d’une marque nationale et aux bouquets TV, point faible des offres alternatives. » L’effet le plus symptomatique a été la reprise des négociations avec Orange grâce à la médiation de la mission très haut-débit. Le fibrage de Bourg-en-Bresse est, en effet, revendiqué par le SIEA et l’opérateur. « Nous avons maintenant une volonté conjointe de trouver des solutions », affirme Patrick Chaize.

 

Cet article est en relation avec les dossiers

Notes

Note 01 Regroupe le conseil général ainsi que plus de 500 communes et intercos du département. Retour au texte

Note 02 Appel à manifestations d’intentions d’investissement (zones urbaines où SFR et Orange co-investissent). Retour au texte

Note 03 Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel. Retour au texte

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Réseaux d’initiative publique cherchent partenaires privés

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X