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Economie

Tourisme : il ne doit pas y en avoir que pour la tour Eiffel

Publié le 17/07/2014 • Par Aude Raux • dans : A la une, France

tourisme
CC Flickr by sa dev null
Pour parvenir à l’objectif fixé par le gouvernement d’accueillir, chaque année, 100 millions de visiteurs en France, les collectivités territoriales doivent miser sur d’autres atouts que le traditionnel patrimoine. Mettre en avant la particularité locale et permettre au visiteur de vivre une expérience insolite en la partageant avec les habitants d’un territoire font partie des pistes avancées.

« La France ne peut plus se reposer sur son seul patrimoine : ses châteaux, ses cathédrales, la côte méditerranéenne… La concurrence est rude avec l’Espagne, l’Italie, la Grande-Bretagne. Il faut réveiller la belle endormie », avertissait en juin, quelques jours avant la conclusion des Assises du tourisme, Fleur Pellerin, secrétaire d’État chargée de la promotion du Tourisme. Si la France est la première destination touristique au monde depuis des décennies devant les Etats-Unis – avec 83 millions de visiteurs accueillis en 2012 contre 67 millions aux Etats-Unis- elle n’est qu’au troisième rang des recettes derrière les Etats-Unis puis l’Espagne. 

Face à la crise, le tourisme apparaît comme un levier de création d’emplois « immédiats et non délocalisables », indiquait le Quai d’Orsay, qui a la tutelle du tourisme. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2012, ce secteur représentait 7,3% du PIB de la France et 2 millions d’emplois directs ou indirects. Il affichait un solde excédentaire de plus de 11 milliards d’euros dans la balance de paiements, soit, selon Fleur Pellerin, plus que l’agroalimentaire, la pharmacie ou les cosmétiques. Un milliard de touristes supplémentaires sont attendus dans le monde d’ici à 2030. Attirer 5% d’entre eux en France permettrait, toujours selon la secrétaire d’État, de créer 500 000 emplois. Fin août 2013, François Hollande avait déjà  appelé à ériger le tourisme en « grande cause nationale ».

Cinq axes – Les travaux des Assises du tourisme ont dégagé cinq axes « pour passer de 83 à 100 millions de visiteurs par an, et surtout redevenir leader en matière de recettes générées », déclinés en trente décisions. La stratégie repose sur « une offre touristique de qualité et diversifiée, un accueil amélioré, le numérique au coeur du tourisme, le développement de la formation et des vacances largement accessibles ». Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a prévenu : « nous ne devons négliger aucune clientèle, à la fois le haut de gamme, le tourisme de mémoire, des affaires et des salons, le tourisme gastronomique et oenologique, le tourisme de plein air, le tourisme culturel, le tourisme religieux, le tourisme des grands événements et du shopping… »

Une approche basée sur cinq pôles – la gastronomie et l’œnotourisme, le sport et la montagne, l’écotourisme, les savoir-faire (comme l’artisanat et le luxe) enfin, le tourisme urbain et nocturne – qu’approuve André Chapaveire, président de la Fédération Nationale des Comités Régionaux de Tourisme (FNCRT) : « ces cinq filières d’excellence pointées par le gouvernement sont d’excellents moyens de différencier et de rendre attractifs les territoires. Le tourisme irrigue de nombreux secteurs de l’activité économique. L’essentiel est que chaque territoire se positionne sur quelques secteurs prioritaires.

Œnologie en Aquitaine, artisanat en Limousin… – À titre d’exemple : l’œnologie en Aquitaine ou en Bourgogne, l’artisanat et le luxe en Limousin, le tourisme urbain en Nord-Pas-de-Calais, la nature en Auvergne, ou encore, le tourisme de mémoire en Picardie. « Désormais, poursuit-il, les touristes sont de plus en plus sensibles au parcours personnalisé. Ils veulent que leurs vacances soient différentes de celles de leurs voisins. On assiste ainsi à l’essor d’un tourisme alternatif et participatif. En témoigne la multiplication des visites de sites industriels, le phénomène des « greeters » (ces habitants qui font découvrir eux-mêmes leur quartier aux touristes), les ateliers créatifs, ou encore, les hébergements insolites. Les régions soutiennent ces initiatives qui permettent d’éclairer leur territoire sous un autre jour ».

Jean-Pierre Serra, président de la Confédération du Tourisme(1) est optimiste : « La France n’est pas une belle endormie : elle est trop bien née, ce n’est pas pareil ! La force de la destination France, c’est sa diversité : Paris, nos linéaires de côtes inégalés dans le monde, notre campagne, nos montagnes, mais aussi notre art de vivre. Derrière tout cela, il y a les terroirs avec nos AOC que le monde nous envie. Ce sont tous ces atouts que nous cherchons à développer, au-delà du patrimoine. »

La tour Eiffel

Flickr CC by sa Mr. Theklan

Grands événements sportifs – Christian Mantei, directeur général d’Atout France, ajoute : « nos destinations proposent une diversité de manifestations sur lesquelles nous nous appuyons pour renforcer l’attractivité de la France. Marseille a été Capitale Européenne de la Culture et de grands événements sportifs, tels que l’Euro 2016 et la Ryder Cup en 2018, vont inciter les professionnels du tourisme à renforcer la qualité de leur offre et donner à la France une belle visibilité. 2014 est d’ailleurs une année riche en événements : commémorations du Centenaire de la 1ère Guerre Mondiale et du 70ème anniversaire du Débarquement, Jeux Equestres Mondiaux en Normandie participent à renforcer l’attractivité de la destination France. »

Jean-Luc Boulin, directeur de la Mission des Offices de tourisme et Pays touristiques d’Aquitaine (MOPA) choisit, lui aussi, de miser sur « l’exception touristique » : « on observe que les touristes veulent moins de visites de patrimoine muséifié avec un guide qui leur égrène les dates de construction, de démolition et de restauration ! Désormais, ils désirent vivre une expérience touristique. Les collectivités territoriales ont un rôle à jouer afin de développer ce tourisme de proximité ». Et de citer, outre-Atlantique, le succès du site « Living like a local ». L’idée est de permettre au visiteur de partager la vie d’un habitant qui devient ainsi partie intégrante de l’offre touristique.

« Volonté politique forte » – Même constat pour Didier Arino, directeur de Protourisme, cabinet d’études et de conseil en tourisme : « si, il y a 30 ans, on partait en vacances afin de se reposer, aujourd’hui, on veut faire des choses, partager des expériences. On souhaite aussi un tourisme proche de l’identité du territoire avec des produits du terroir, des conteurs de l’histoire locale, surtout en milieu rural. Le tourisme doit ainsi s’appuyer sur la réalité culturelle des territoires ». Et de rappeler : « le tourisme n’est pas une obligation. Cela passe par le désir, l’envie. Tout ce qui est générateur de nouveauté, d’innovation sont des leviers puissants. Avant l’ouverture du Futuroscope par exemple, il n’y avait pas d’attente pour ce genre d’offre puisqu’elle n’existait pas. Cela implique des investissements. Les territoires ne peuvent développer le tourisme que s’il y a, de la part des élus locaux, une volonté politique forte qui se traduise par des actes forts. »

Notes

Note 01 La Confédération du Tourisme réunit les trois organisations institutionnelles du tourisme territorial français : Offices de Tourisme de France, Réseau National des Destinations Départementales et Fédération Nationale des Comités Régionaux du Tourisme. Retour au texte

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Commentaires

Tourisme : il ne doit pas y en avoir que pour la tour Eiffel

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franque

21/07/2014 04h22

je suis heureuse de lire une telle analyse .. directrice d’un office de tourisme intercommunal( 19 communes rurales ) en pas de calais j’ai toujours pensé que le touriste, le vacancier qui peut être un habitant recherche avant tout une expérienc touristique authentique , privilégiée.. nous avons développé un festival de contes dans de belles propriétés locales, des circuit gourmands en car .. où les dégustations et les visites des exploitations personnalisées faisaient le Buzz .. accueillons nos touristes comme des amis ….à qui nous réservons le meilleur à vivre ….il reste un travail important à faire en terme d’accueil …chez nos commerçants, nos hébergeurs, et nos personnels d’office de tourisme …l’accueil c’est dans les tripes et l’amour de sa région aussi !

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