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Apprentissage

Pour endiguer l’hémorragie, place à la qualité de l’enseignement et au suivi des apprentis

Publié le 11/07/2014 • Par Michèle Foin • dans : France

Lors des états généraux de l’apprentissage en Ile-de-France, qui se sont tenus le 10 juillet, la région a tenté de comprendre quels étaient les principaux freins au développement de l’apprentissage. L’urgence est de mettre en adéquation réalité des métiers et contenus des formations pour ne pas démotiver les jeunes.

Coïncidence du calendrier, les Etats généraux de l’apprentissage en Ile-de-France se tenaient le 10 juillet 2014 à Paris, deux jours seulement après la grande conférence sociale durant laquelle l’avenir de l’apprentissage a été âprement discuté. Même si la région francilienne est moins touchée que les autres, elle enregistre néanmoins une baisse de 6% du nombre de nouveaux entrants en apprentissage en 2013, contre 8% au niveau national, par rapport à 2012. Confortée dans son rôle de chef de file depuis la loi du 5 mars 2014, la région a souhaité organiser ces états généraux avec les organisations patronales et les chambres de commerce d’industrie et d’artisanat, afin d’identifier les freins au développement de l’apprentissage, mais aussi d’instaurer un dialogue constructif avec les employeurs. « Nous voulons rattraper un geste malencontreux de l’Etat », a déclaré le président du conseil régional, Jean-Paul Huchon, faisant référence à la suppression de l’indemnité compensatrice forfaitaire (ICF) qui est intervenue le 1er janvier 2014, et qui a privé les entreprises de plus de 10 salariés d’une prime de 1000 euros. « La suppression de cette prime a envoyé un mauvais signal aux entreprises », a-t-il ajouté, fustigeant l’instabilité des règles.

La motivation financière secondaire – Pourtant, l’enquête réalisée par la région auprès des employeurs franciliens(1) pour mieux comprendre les freins à l’embauche d’un apprenti, tendent à montrer que la motivation financière est finalement secondaire. En effet, parmi les entreprises ayant déjà eu recours à l’apprentissage, seules 14% déclarent que l’aide ou la prime a déclenché l’embauche d’un apprenti. C’est plutôt la tradition de l’entreprise (44%) ou la demande du jeune et son profil (38%) qui pèsent dans la balance. Le principal frein du côté de l’employeur est la crainte du manque de motivation et de sérieux de l’apprenti, à 78% pour les entreprises ayant déjà une expérience de l’apprentissage, et à 58% pour celles qui en sont dépourvues. Devoir gérer des apprentis pas motivés et ayant un comportement inadapté au travail est donc la grande crainte des employeurs.

En revanche, elles ne demanderaient pas mieux que d’avoir un coup de pouce financier supplémentaire car pour  61% des entreprises ayant déjà eu recours à l’apprentissage, la baisse des coûts du contrat d’apprentissage pourrait les inciter à y recourir plus souvent.

En cela, l’annonce le 8 juillet d’un retour de la prime de 1000 euros pour les entreprises n’ayant jamais eu recours à l’apprentissage et ayant conclu un accord de branche est perçue comme positif. « Le bon sens est en train de l’emporter, s’est félicité Jean-Paul Huchon, même s’il faut connaître le dispositif avant d’applaudir ! » Du coté des organisations patronales, un « c’est toujours ça de pris » unanime s’est fait entendre.

Mea culpa du patronat – Pourquoi les jeunes entrant en apprentissage ne sont-ils pas motivés, débouchant sur une rupture de contrat dans 28% des cas au niveau national, voire dans certains secteurs comme l’hôtellerie restauration, dans près de 50% des cas ? Les représentants patronaux ont fait leur mea culpa. Pour Jean-François Roubaud, président de la CGPME Ile-de-France, « l’apprenti est dans l’entreprise pour accomplir une tâche à laquelle il doit se former, il n’est pas un homme ou une femme à tout faire. Son suivi par un tuteur qualifié est donc primordial ! » « C’est à nous de faire preuve de pédagogie et d’entrer dans une dynamique de management, grâce au maître d’apprentissage » a reconnu de son côté Thibault Lanxade, membre du conseil exécutif du Medef.

Autre problème soulevé : le manque d’adéquation entre ce que fait l’apprenti en entreprise et ce qu’il apprend en centre de formation des apprentis (CFA). « Il faut mettre en relation formateurs des CFA et maîtres d’apprentissage, s’est exclamé Emmanuel Maurel, vice-président du conseil régional d’Ile-de-France, chargé de la formation professionnelle. S’il faut augmenter le nombre de contrats d’apprentissage, il faut aussi viser une plus grande qualité de l’apprentissage », a-t-il ajouté, donnant en exemple le réseau de « développeurs » mis en place par la région. Ces « VRP » de l’apprentissage (108 en 2014) ont pour mission de mettre en relation apprentis et employeurs et de suivre la relation tout au long du contrat pour prévenir la rupture.

A ce titre, Thierry Marx, chef étoilé très impliqué dans la formation des jeunes, a témoigné de l’absurdité du système de la formation en CFA pour sa branche : « L’apprenti boulanger arrive le matin quand le pain est déjà cuit. Il n’apprend pas à pétrir le pain, car il n’a pas le droit de travailler dans ces créneaux horaires ! De son côté, le jeune apprenti commis de cuisine va suivre une formation de deux ans, être payé 550 euros par mois, alors qu’en 12 semaines intensives il peut apprendre les gestes et les recettes indispensables au métier, et prétendre ensuite à un emploi rémunéré normalement. Comment voulez-vous qu’il reste dans le métier ? Ne faisons pas de l’apprentissage le projet de devenir un travailleur pauvre ! »

Le Medef veut un droit de véto – Le Medef, et c’est là son grand cheval de bataille, insiste donc pour que le contenu des formations soit élaboré avec les entreprises. « Il faut que nous soyons associés à la construction des diplômes. C’est une garantie de l’employabilité future des jeunes ! », a martelé Thibault Lanxade, tandis que Pierre-Antoine Gailly, président de la CCI de la région Ile-de-France se plaignait d’un renouvellement des programmes beaucoup trop lent pour anticiper l’émergence de nouveaux métiers. Pour le Medef qui pousse sa logique de co-construction jusqu’au niveau local, l’élaboration de la carte des formations professionnelles qui revient aux régions depuis la loi du 5 mars 2014, devrait également être construite avec les partenaires sociaux, afin de rapprocher cette carte « du besoin en compétences des entreprises et lutter contre la rigidité de l’offre de formation ». En d’autres termes, le Medef ne souhaite pas être simplement consulté, comme la loi le prévoit, mais exercer un droit de véto si la carte ne répond pas « aux besoins économique du territoire et aux souhaits des secteurs professionnels ».

Une proposition que Pascale Robert, présidente de la commission formation professionnelle de l’Association des régions de France (ARF) a accueillie fraîchement lors de la conférence sociale, la qualifiant de « pamphlet ». « L’idée que la carte des formations puisse être décidée sur un coin de bureau entre deux fonctionnaires territoriaux est complément fausse, a de son côté réagi Emmanuel Maurel. Tout le monde est convié autour de la table et nos décisions sont étayées de nombreuses études. » Ce qui est loin d’être toujours le cas, a répondu Thibault Lanxade, refusant de citer des noms.

Péréquation – Quant à la bataille autour de la répartition de la taxe d’apprentissage, elle a repris de plus belle en coulisses, puisque le Premier ministre a annoncé le 8 juillet que 200 millions d’euros supplémentaires seraient réinjectés dans l’apprentissage : « Nous stabiliserons la répartition de la taxe d’apprentissage pour conforter le rôle des régions, et donner plus de marge aux entreprises et aux branches » a-t-il déclaré, ménageant la chèvre et le choux. De son côté, Laurent Munerot, président de la chambre régionale des métiers et de l’artisanat d’Ile-de-France a recadré le débat : « Nous accueillons 30% des apprentis, mais ne récoltons que 5% de la taxe d’apprentissage ! » C’est précisément l’un des rôles qu’entendent jouer les régions : travailler à une affectation plus juste des fonds. Si le gouvernement ne leur coupe pas l’herbe sous le pied…

 

Notes

Note 01 Enquête menée par téléphone en mai 2014, auprès de 507 dirigeants d’entreprise et responsables des ressources humaines de la région Ile-de-France. Retour au texte

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