Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
  • Accueil
  • Actualité
  • France
  • « Il faut d’emblée faire une place aux habitants dans la politique de la ville » – IRDSU

Politique de la Ville

« Il faut d’emblée faire une place aux habitants dans la politique de la ville » – IRDSU

Publié le 09/07/2014 • Par Hugo Soutra • dans : France

EVaraut
S. Gautier
Souhaitant en finir avec le paternalisme découlant du « faire pour » plutôt que du « faire avec » les citoyens, plusieurs chefs de projets Politique de la ville ne cachent plus leurs malaises devant la colère des habitants des quartiers populaires. Travaillant lui-même en Seine-Saint-Denis, le vice-président de l’Inter-réseaux du développement social urbain (IR-DSU) Etienne Varaut est de ceux-là. Il revient sur le principe de participation citoyenne, nouvelle priorité de la politique de la ville.

Etant donné le calendrier imparti pour signer les contrats de ville, est-il encore temps d’associer les habitants à l’élaboration de la nouvelle politique de la ville via les conseils citoyens ?

L’enjeu de cette réforme, c’est de développer la participation citoyenne dans la confection des projets de territoire et dans les contrats de ville. Autrement dit : c’est un enjeu d’évolution des mentalités et des pratiques, qui demandera évidemment du temps puisque partager le savoir et le pouvoir ne se décrète pas du jour au lendemain.
Une fois cela dit, il reste plus que nécessaire de faire d’emblée une place aux habitants dans les instances de diagnostic puis de pilotage de la politique de la ville.

Les conseils citoyens demeurent des outils de participation… parmi d’autres ! Ne nous focalisons pas dessus : il est possible de partir de l’existant et d’autres outils de participation déjà créés. Les conseils de quartiers ou les initiatives prises par les habitants eux-mêmes peuvent contribuer à l’élaboration des contrats de ville, tandis que serait construit concomitamment le futur conseil citoyen.

D’après vous, il n’y aurait donc pas d’urgence à bâtir les conseils citoyens ? 

Il y a d’autant moins d’urgence qu’il est déjà possible d’associer les habitants à la co-construction de la politique de la ville, et ce sans les conseils citoyens. Si l’on précipite leurs créations, il y a alors de grands risques de voir se réveiller nos vieux réflexes de construire entre nous, sans y associer les premiers concernés : les habitants.

Même si cela risque d’arriver dans certains territoires, le but des conseils citoyens n’est pas d’en faire des outils institutionnels. L’une des clés de réussite, c’est donc d’avoir les bons fondamentaux dès le début.
Nous préférons une collectivité qui développe la participation citoyenne dans le temps et en réglant les problèmes culturels, politiques, techniques que cela pose, plutôt qu’une qui donne l’impression de faire évoluer ses pratiques sans avoir de véritables stratégies d’accompagnement du changement.

Comment garantir aux habitants le caractère démocratique et participatif de ce type de structures, dont certaines ont été désavouées par le passé ?

Cela dépendra des modalités locales de mise en œuvre des conseils citoyens, qui seront décidées par les élus eux-mêmes à partir d’un cadre de référence volontairement peu prescriptif. Comment les maires peuvent-ils répondre au désenchantement politique des habitants de leurs quartiers ? Cela passe notamment par leur nécessaire autonomisation, afin qu’ils deviennent des citoyens à part entière.

Mettons-nous, élus comme techniciens, dans une posture d’accompagnement et laissons-les davantage faire eux-mêmes. Il ne faut pas avoir peur de développer d’autres méthodes sur le pouvoir d’agir des habitants, et notamment celui des plus précarisés. De façon ethnocentrique, nous avons jusqu’ici estimé qu’ils avaient de trop grandes difficultés économiques et sociales pour s’intéresser à autre chose que leur quotidien. Mais c’est faux.

A partir du moment où les collectivités cherchent à les intéresser, les aident à s’organiser et les soutiennent en termes financiers, les habitants pourraient ainsi réfléchir et peser sur les politiques qui impactent et concernent leurs préoccupations, leurs centres d’intérêt : l’avenir et la scolarité de leurs enfants est, par exemple, un levier de participation important.

Comment faire évoluer les pratiques des collectivités les plus en retard en matière de participation citoyenne ?

Il est probable que certaines collectivités auront encore de vieux réflexes pour reléguer ce principe à la fin du contrat de ville et ne pas positionner la société civile au cœur de la gouvernance, je ne suis pas naïf. Mais la France dispose également de bonnes pratiques, cela fait trois ou quatre ans que l’on assiste à une véritable prise de conscience sur le terrain.

La généralisation de la participation citoyenne ne se fera pas instinctivement. D’où la nécessité pour nous, et nous avons été entendus par le ministère, de conserver des marges de manœuvre à travers un cadre de référence souple et prescriptif uniquement sur les fondamentaux. Cela nous permettra de continuer à faire évoluer ces conseils citoyens avec l’expérience, au fil du temps et ce de façon progressive.

C’est une véritable révolution culturelle qui est demandée là…

Si l’on souhaite réellement faire évoluer les pratiques, l’ensemble du système d’acteurs – même les citoyens bénévoles – est à revoir :

  • Certains techniciens trop habitués à faire POUR et non pas AVEC les habitants devraient davantage être à la disposition des citoyens.
  • Certains élus qui croient que la démocratie se réduit à la démocratie représentative devraient davantage être sensibilisés par leurs associations et réseaux notamment.
  • Certains responsables associatifs, dont certains se sont fait piégés dans le clientélisme électoral et n’étaient plus au service des habitants, devraient réaliser leur mea-culpa

Si l’ensemble de ces acteurs ne sont pas formés, il est évident que l’on reconduira les mêmes pratiques (sans forcément de mauvaises intentions), que l’on répliquera des outils pensés par les élus et les fonctionnaires pour les habitants. Et, si l’on ne met pas en œuvre ces beaux principes, il est évident que les habitants-citoyens continueront à nous fuir…

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

« Il faut d’emblée faire une place aux habitants dans la politique de la ville » – IRDSU

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X