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Municipales

Post-municipales : les grands projets paient les pots cassés

Publié le 07/07/2014 • Par La Rédaction Delphine Gerbeau • dans : A la une, France

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Flickr CC by JD Hancock
Le changement massif des équipes à la suite des municipales a accentué le coup d’arrêt classique après les élections que subissent des projets déjà bien avancés.

Les professionnels du bâtiment, tous métiers confondus, ont été les premiers à tirer la sonnette d’alarme, ces dernières semaines. Si traditionnellement en période d’élections municipales, les dossiers s’accumulent sur les bureaux dans l’attente des résultats, la période d’attentisme a, cette fois, démarré plus tôt, et les dossiers tardent à être rouverts. Entre la baisse annoncée des dotations de l’Etat aux collectivités et les réformes territoriales en cours, qui provoquent des incertitudes sur ceux qui cueilleront les lauriers des infrastructures ou projets décidés, les nouvelles équipes tardent à sortir leur feuille de route. Zoom sur quelques secteurs particulièrement impactés.

1) Transports collectifs : le tram en perte de vitesse

Passé de mode, le tramway ? Les nouvelles équipes en place ont été nombreuses à mettre un coup d’arrêt aux projets d’extension ou de nouvelles lignes, comme à Caen, Avignon, Amiens et Pau. Ainsi, à Toulouse (447 300 hab.), ville conquise par l’UMP Jean-Luc Moudenc, la ligne de tramway Canal passe à la trappe. Est sur la sellette également le futur aérotram, le projet de téléphérique reliant l’Oncopôle à Rangueil.

A Montpellier, remportée par Philippe Saurel (DVG), la communauté d’agglomération (31 communes, 423 800 hab.) a décidé de reconsidérer la ligne 5 de tramway, qui aurait dû être terminée en 2017. « La ligne 5 n’est pas financée. Le projet représente 400 millions d’euros, sans argent de la région ni du département, et avec 31 millions d’euros de subvention de l’Etat, a calculé Philippe Saurel. Nous avons tous voté contre une augmentation des impôts. Moi, sans augmenter les impôts, je ne sais pas faire. » La priorité est donnée au bouclage de la ligne 4 (tour complet du centre-ville) pour 3 millions d’euros.

A Dole (24 000 hab., Jura), où le député (UMP) Jean-Marie Sermier a succédé au maire (PS) Jean-Claude Wambst, les nouveaux élus ont stoppé net le chantier, lancé en 2013, qui devait donner davantage de place aux modes de déplacement doux et aux piétons grâce à un parking de 320 places créé de l’autre côté des voies.

2) Habitat : le logement social fait toujours peur

En Ile-de-France, plus de 5 000 logements sociaux seraient bloqués par les nouveaux maires, 15 000 sur toute la France, selon l’Union sociale pour l’habitat (USH). « On est dans une période de repli et de plus forte sensibilité par rapport au logement social dans l’opinion », indique Marianne Louis, chargée de mission à l’USH. « Les raisons ne sont pas financières, puisque des permis de construire ont été déposés et les financements bouclés. Il s’agit de motifs essentiellement politiques. Certains parlent de bétonnage, du refus de nouvelles populations. Nous sommes extrêmement choqués », dénonce Catherine Jacquot, présidente du conseil national de l’Ordre des architectes. « Le logement social reste pestiféré, acquiesce Yann Daoudlarian, architecte de l’agence Franc. Si un projet est lancé en milieu de mandat, étant donné les longs délais de réalisation, on sait qu’il risque d’être stoppé avant la fin en raison de la frilosité des élus sur ce sujet. Et un mois de retard dû aux lenteurs administratives peut faire échouer un dossier. »

Le logement social n’est pas le seul à l’arrêt. Le 20 juin, lors du congrès de la Fédération des promoteurs immobiliers, son président, François Payelle, a également alerté les élus locaux : « Certes, on peut comprendre que les nouveaux élus veuillent revisiter les choix antérieurs, mais le blocage devient majeur. » Tellement majeur que la ministre du Logement, Sylvia Pinel, a envoyé une circulaire aux préfets les enjoignant de faire le point sur les dossiers de construction bloqués et de proposer des solutions.

3) Grands aménagements : une sélection drastique

A Montpellier, le programme des Folies architecturales du XXIe siècle, avec une dizaine de « lieux d’exception dans la ville » prévus, dont deux sont déjà attribués, est à l’arrêt. La destruction des halles Laissac et du parking de 6 étages, en centre-ville, est, quant à elle, remise en cause. Ce chantier devait coûter 18 millions d’euros.

Oppidea, la société d’économie mixte d’aménagement de Toulouse métropole (37 communes, 714 300 hab.), concessionnaire d’une vingtaine d’opérations publiques d’aménagement, doit aussi revoir sa copie. Objectif : l’humanisation des zones d’aménagement, jugées trop denses… Les exemples sont légion de projets déjà bien avancés et finalement supprimés avec, à la clé, de lourdes indemnités au profit des attributaires des marchés annulés. « Ces arrêts de projets d’équipements constituent un gâchis d’argent public. Il faut rappeler que de lourds engagements financiers ont été réalisés pour les études, et parfois même pour un début des travaux », indique Catherine Jacquot.

Et, du côté des nouveaux projets, « on constate une baisse des appels d’offres de 20 à 30 % en aménagement urbain, y compris sur les réseaux d’eau ou d’assainissement, qui sont vieillissants et posent des problèmes de santé publique », explique Jean-Marc Levy, président de la fédération Cinov infrastructures et environnement.

4) Culture : le coût financier comme alibi

Le couperet est tombé, à Toulouse. Le maire, Jean-Luc Moudenc, a remisé au placard la Maison de l’image, alors que les entreprises avaient été choisies. L’élu a jugé le projet coûteux et son contenu « flou ». Au montant prévisionnel de 23 millions d’euros, il fallait, dit-il, ajouter deux millions d’euros de coût d’exploitation par an. Autre exemple, Montpellier, où le projet de musée de l’Histoire de la France et de l’Algérie a été stoppé net, alors que le chantier d’aménagement de l’hôtel Montcalm, en centre-ville, était engagé. Soit 10 millions d’euros dépensés sur un budget total de 23 millions. « Un dossier délicat », convient le maire, Philippe Saurel, qui affirme que deux ans et demi de travail étaient encore nécessaires. A la place, il veut faire un centre d’art contemporain dont le coût n’a pas été chiffré.

« Souvent, deux phénomènes se conjuguent : d’une part, les contraintes budgétaires grandissantes, d’autre part, le fait que certains élus n’hésitent plus à remettre en cause la place de la culture dans les politiques culturelles », déplore une directrice des affaires culturelles.

L’expert – Pierre Mit, président de l’Union nationale des économistes de la construction (Untec) – « Un climat d’incertitudes qui freine les énergies »

« L’arrêt des projets du fait de la proximité des municipales a eu lieu beaucoup plus tôt que lors des précédentes élections. Les menaces de modification de la carte électorale, les nouvelles répartitions de compétence, ont créé un climat d’instabilité peu propice au lancement d’infrastructures. De plus, les projets se préparent à l’avance. Les études de faisabilité et de conception non lancées vont retarder d’autant le démarrage de projets, et les effets sur les entreprises concernées vont se faire sentir dans les prochaines années. Enfin, on perçoit les dégâts collatéraux de la décentralisation : auparavant, les maîtres d’ouvrage pouvaient se tourner vers les services des DDE pour les aider à définir leurs projets. Aujourd’hui, on connaît une nette dégradation de la qualité de la maîtrise d’ouvrage. Les nouvelles équipes ont du mal à dresser une feuille de route dans un climat d’incertitudes tant financières qu’institutionnelles. »

Rythmes scolaires

Certains nouveaux maires n’ont pas hésité à remettre en cause l’organisation, déjà bouclée, des nouveaux rythmes scolaires pour la rentrée 2014, voire à refuser tout simplement leur application. Levallois-Perret, Asnières, Colmar…, les communes ont pris des délibérations rejetant la réforme, qui ont été attaquées par les préfets et annulées par les juges. Si les motifs économiques sont invoqués, l’arrière-fond politique ne fait aucun doute.

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