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[Edito] Collectivités territoriales

Non au « local bashing »

Publié le 30/06/2014 • Par Philippe Pottiée-Sperry • dans : France

Parmi ses marronniers favoris, la presse se délecte de la mise en accusation des collectivités, des élus et des fonctionnaires. Dernier exemple en date, « Le Nouvel Observateur » vilipendant les gaspillages budgétaires présumés des collectivités. Un « local bashing » qui s’inscrit bien dans l’air du temps et brosse dans le sens du poil l’opinion publique.

Evidemment, des dérives existent mais pas plus qu’ailleurs, notamment dans les entreprises. Cessons de réduire l’action publique locale à cela. Quelle méconnaissance et quel mépris ! Le secrétaire d’Etat André Vallini a sa part de responsabilité en ayant chiffré les économies à attendre de la réforme territoriale entre 12,5 et 25 milliards par an. Un montant énorme, calculé « au doigt mouillé », sur lequel se sont rués des commentateurs avides de clouer au pilori des collectivités jugées mauvaises gestionnaires.

Démagogie – D’autres chiffres ne sont étonnamment jamais cités. Par exemple, le reste à charge pour les conseils généraux des trois allocations de solidarité (APA, RSA et PCH) atteint la somme astronomique de 48 milliards d’euros cumulés sur la période 2002-2013, selon l’Assemblée des départements de France.

Imaginons demain qu’il n’existe plus de départements : au-delà du casse-tête pour trouver les bons pilotes de l’action sociale (il en faudrait plusieurs !), qui prendra en charge ces montants ? Personne n’en parle, et surtout personne n’en veut. Arrêtons donc la démagogie.

Des économies sont certes possibles, et nécessaires, mais elles ne doivent pas devenir l’alpha et l’oméga de la réforme territoriale. Dans le bloc local, où existent davantage de marges de manœuvre, il faut rappeler que si les intercommunalités coûtent cher à côté des communes, la mutualisation n’étant pas la solution miracle, c’est aussi qu’elles assurent nombre de services que ne prenaient pas en charge auparavant leurs communes membres. Alors qu’on l’annonce et qu’on l’assume franchement : les économies devraient passer par des services en moins à la population.

Argumenter – Au même moment, il est dommage que l’échelon actuel le plus menacé, le département, se défende surtout par le biais d’un sondage disant tout le bien que pensent les Français de cette institution. Un peu « corpo » et pas à la hauteur pour défendre le besoin impérieux d’un échelon intermédiaire entre les futures grandes régions et le bloc local. Mieux vaudrait argumenter sur des études, comme celle, récente, de l’Observatoire national de l’action sociale décentralisée, montrant la « réelle maîtrise » par les départements des politiques sociales et de leurs dépenses. De quoi remettre les pendules à l’heure et ne pas se tromper de débat.

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Commentaires

Non au « local bashing »

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eric31

01/07/2014 09h43

C’est effarant de constater cette posture permanente de l’autruche. Comme dirait l’autre, Allo quoi ? Posez vous donc la question des effectifs en terme de temps de travail, qui fait quoi ? combien pour la ou les fonctions support ? Des jours de congés généreux accordés ?
Et puis l’argent des entreprises n’est pas l’argent public, un peu d’exemplarité, que diable !!

Adeubal

01/07/2014 10h27

Un grand merci pour cet édito qui, c’est notre cas, vient d’être confirmé pleinement.
Plein de bon sens. Il faudrait que tout le monde puisse le lire.
Encore merci. Ça remet du baume au cœur alors qu’il n’y était plus.

Verseau30

01/07/2014 02h18

Ce mot appelle de ma part 3 réflexions:
1. Pourquoi toujours cette opposition évoquée, entretenue, maintenue, entre l’Etat et les collectivités locales ( en particulier en matière fiscale, où on voit les uns et les autres se renvoyer la balle, alors que le contribuable est toujours unique et le même )?
2. Pourquoi les collectivités locales seraient-elles  » les vaches qui regardent le train de l’austérité ou de l’effort passer  » , sans y mettre leur écot ?
3. Il n’y aucun doute à avoir sur la nécessité de regrouper les strates administratives locales et il n’y aucune crainte à avoir sur le redéploiement des fonctionnaires territoriaux. Ce qui est sûr, c’est que cela va entraîner la disparition d’un certain nombre de rentes de situation.
Il faut que la France se remette au travail, ou se mette au travail, ce qui est plus difficile que de partir en congés ou compter ses heures. Tripalium quand tu ne nous tiens pas, on est heureux mais on scie sa branche.

Adeubal

02/07/2014 09h46

Euh, c’est votre commentaire qui m’appelle des réflexions.

1/ Suivez-vous l’actualité locale ? Cette opposition tient au fait qu’il y a (dans lesmedias) 2 groupes : les gentils (Etat, Régions, Interco) et les méchants (Département, Communes). Les premiers sont parfaits et savent gérer. Les seconds sont dépensiers. Quand vous regardez en détail, c’est très très loin d’être le cas. L’Etat n’a de cesse de cracher sur les collectivité locales (particulièrement le groupe 2). Pourtant, il ne cesse de déléguer des missions sans pour autant diminuer ses impôts et prélèvements. Il diminue les dotations. Augmente les obligations (analyse d’air, accessibilité, rythmes scolaires….). Critique quand les collectivités locales cherchent de l’argent. Vous trouvez ca normal ? N’a-t-on pas le droit de se défendre devant tant de mauvaise foi ?
2/ Les collectivités ne devraient pas être épargnées ? Depuis quand le sont-elles ? Diminution sévères des dotations. Bientôt dotation calculée sur les dépenses. De l’autre côté les habitants veulent moins d’impots et plus de service. Il faudrait peut-être arrêter la schyzophrénie 5 minutes. Les collectivités locales participent (pas avec la même qualité, je suis d’accord) à l’austérité. Elles n’ont, de toute façon, pas le choix vu les éléments évoqués en 1/
3/ Nécessité de regrouper ? Sur quelles bases ? Selon quel principe ? Pour quelle raison ? C’est un pur argument d’autorité basé sur aucun fondement. Bien au contraire. Nombre de voix démontrent que le regroupement brutal n’apporte rien. Mais alors rien du tout. Quant aux rentes de situations, c’est justement dans les grandes structures qu’on en retrouve le plus.
Concernant la dernière phrase, il va falloir commencer à écouter autre chose que le marasme ambiant et aller prendre des informations ailleurs. La France est effectivement pas le pays où on travaille le plus. Par contre nous sommes dans le bataillon de tête niveau productivité (source OCDE 2013…. pourtant sont pas du genre à nous épargner). Faire en 35H ce que d’autres font en 40, je ne vois pas de quoi rougir.
Enfin, je doute que vous ayez lu réellement l’édito puisqu’il est clairement dit « Des économies sont certes possibles, et nécessaires, ». Ensuite l’argument sur le « reste à charge » est très pertinent au regard des critiques aveugles actuelles. Enfin, le rédacteur indique clairement qu’il ne souhaite pas voir une communication « corpo » mais bien saine et basée sur des chiffres. Très loin de l’image que vous souhaitez donner.

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