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[Opinion] Démocratie locale

Une chance inouïe !

Publié le 23/06/2014 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Boris Petroff

Boris Petroff

Administrateur territorial

«Puisque le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple. » Il me revient à l’esprit cette phrase de Brecht quand je découvre avec stupeur le puzzle tragique de la réforme territoriale concoctée dans le secret de leurs cabinets par la valse hollandaise.

A défaut de dissoudre le peuple, il suffirait de le museler : ne plus jamais l’interroger par référendum, supprimer la liberté de décider du montant de ses impôts, éloigner toujours plus les élus de leurs mandants, détruire le fondement constitutionnel de notre Etat décentralisé, cet article 72 aux termes duquel « les collectivités locales s’administrent librement par des conseils élus ».

Inverser la vapeur – Au demeurant, à cette méfiance des décideurs nationaux à l’égard du citoyen, répond, hélas, la même méfiance du citoyen à l’égard de tous les élus ! Une abstention record qu’on ne sait plus arrêter, des votes contre plus que pour, des élus trop souvent préoccupés par le court terme… et leur survie politique plus que par l’avenir de leur territoire.

Il est encore temps d’inverser la vapeur. Selon Pierre Rosanvallon, « nous sommes dans une démocratie d’autorisation et donc intermittente et non dans une démocratie permanente qui permet le contrôle, la responsabilisation et le compte rendu ». C’est cette démocratie qu’il faut inventer. Et nous, agents territoriaux, avons à l’évidence un rôle stratégique dans cette reconstruction à inventer.

Je partage la certitude de Joseph Carles quand il écrit : « C’est dans les organisations publiques territoriales que naîtront les nouveaux paradigmes managériaux. C’est dans ces institutions que les dirigeants s’engagent d’abord pour leur sens du partage, un idéal de justice, la quête du bien vivre ensemble pour construire ce bien être intérieur net. »
Oui, c’est à nous, militants du local, base de toute démocratie réelle, qu’il revient d’écrire les premières pages de ces règles nouvelles. Une chance inouïe, une responsabilité incroyable. Nous sommes en 1788 et pour des siècles et des siècles le monde nous regarde.

Je propose que toutes les associations de cadres territoriaux se réunissent pour débattre, dès le printemps 2015, de cette seule problématique : rénover la démocratie locale pour bâtir un autre monde. Au boulot !

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Commentaires

Une chance inouïe !

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Albert

24/06/2014 02h12

« Oui, c’est à nous, militants du local, base de toute démocratie réelle, qu’il revient d’écrire les premières pages de ces règles nouvelles. » écrit monsieur Boris Petroff.
écrire une nouvelle page de notre République, c’est le plus beau défi.

une nouvelle parole, un nouveau sens, ou les citoyens ont tout à apporter et à apprendre.
des citoyens en quête de bonheur, écoutés dans la proximité, et en confiance, avec le sentiment que chaque être compte, chaque force et talent enrichissent le réel et les autres.
une pensée de questionnement et non de certitudes, une avancée dans l’avenir, qui repousse les protections, les honneurs, les dorures et les silence troublants. un désir de voir loin et bien.

un pays de justice, une nouvelle démocratie ou chacun a foi dans l’avenir.
De vrais acteurs, et non des pions, voila notre nouvelle République, celle des valeurs de paroles multiples,
de l’élaboration partagée, mais peu de personnes veulent l’entendre, les mots sont piégés à la source.

guijumex

24/06/2014 08h53

Vous avez malheureusement 10 ans de retard ! Qu’ont fait les collectivités locales lors de cette dernière décennie pour se réformer, s’unir, baisser leurs dépenses ? Alors oui la réforme territoriale a été faite dans la précipitation, il en découle un découpage arbitraire et, enfin, la mort annoncée d’un échelon local. C’est à mon sens non pas la faute d’un gouvernement qui est au pied du mur, mais d’une génération d’élus locaux irresponsables, attachés à leur petit canton ridicule. Ces élus ont toutefois bénéficié d’un lobby sénatorial inadmissible. L’abstention ? Qui s’en étonne devant tant d’égoïsme.

SERGE MIGNARD, défenseur syndical

24/06/2014 10h26

Comme il y a loin entre cette prise de position et la réalité. Museler le peuple? Cela a déjà été fait en 2005 lorsque la réponse négative au référendum européen a été effacée par le traité de Lisbonne.
Autre chose, camarades cadres que j’affronte quotidiennement dans les errances habituelles du management erratique des agents: commencez à balayer devant votre porte au lieu de fantasmer sur votre futur rôle dans la prochaine réforme.
C’est trivial mais je rigole!

Etre lucide

24/06/2014 03h14

Il faut être lucide et ne pas s’arrêter au beau discours.
Oui, vous avez raison, l’enjeu premier est la sauvegarde de la démocratie. Elle est en réelle danger, ce que ne voit pas malheureusement la plupart de nos compatriotes. Comme l’a rappelé un contributeur précédent l’épisode du referendum de 2005 en est l’illustration la plus concrète. Face à ce déni de démocratie. Il y a 2 postures à avoir :
– Continuez votre vie de fonctionnaire sans vous poser plus de question sur les raisons du traité de Lisbonne
– Développer votre esprit critique et oser vous demander pourquoi le choix du peuple n’a t-il pas tenu face au choix européen. Cette simple question vous mènera vers une réalité à peine dévoilable. Et si la construction européenne n’était pas le début du démantèlement de la démocratie ? Plusieurs indices sont là pour nous alerter :
==> L’UE est une construction d’initiative américaine (voir les archives historiques et documents déclassifiés de 2000)
==> Transfert des compétences stratégiques. Compétences stratégiques transférées au niveau communautaire (exemple : à quoi bon vouloir lutter contre les délocalisations quand les traités européens les favorisent)
==> Démantèlement de l’Etat nation : politique des « euros régions » qui date des années 2000 et qui se traduit aujourd’hui o grand hasard par la réforme des région, charte européenne des langues régionales (tiens tiens)

Et puis pour couronner le tout, projet de grand marché transatlantique entre UE et USA. Tout est cohérent, il faut bien s’affranchir des Etats pour faire marcher le commerce. Et comme l’Etat ne sera plus, il ne pourra plus défendre les agriculteurs français manger devenus affreusement peu compétitifs face à l’agriculture américaine qui utilisent ogm, engrais et pesticides sur des centaines d’hectares.

Tout est cohérent, sauf que le français ne sait rien de tout cela. Or un peuple qui n’est pas informé n’est pas un peuple libre.

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