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Réforme territoriale

Etude d’impact sur les fusions de régions : ni fait, ni à faire

Publié le 20/06/2014 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Dans l’étude d’impact du volet « Redécoupage » de la réforme territoriale, le gouvernement tente de justifier sa nouvelle carte des régions. Principalement invoquées : l’Europe et la compétitivité. Les questions identitaires passent, elles, à la trappe. Laborieux.

« L’Europe, l’Europe, l’Europe » : difficile de ne pas songer aux cabris du général de Gaulle à la lecture de l’étude d’impact du projet de loi « Redécoupages » présenté ce 18 juin 2014 en conseil des ministres.

Un impératif domine ce document : l’alignement sur « les échelons administratifs de nos voisins » ». Une affaire de chiffres : « Seules 4 régions (Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Nord-Pas-de-Calais) comptent plus de 4 millions d’habitants tandis que 4 des 17 communautés autonomes espagnoles, 7 des 16 Länder allemands et 8 des 20 régions d’Italie dépassent ce seuil. La population moyenne des régions françaises, Ile-de-France comprise, s’élève à 2,9 millions d’habitants contre 5,1 millions d’habitants en moyenne dans les länder allemands, 2,9 millions d’habitants en moyenne dans les régions d’Italie, ce pays comptant pourtant 3 millions d’habitants de moins que la France. » Ouf…

Euro-région – Pour légitimer le passage de 22 à 14 régions, pas question d’invoquer des considérations culturelles, historiques et identitaires. Seuls les arguments économiques ont droit de cité dans l’étude d’impact. Le mot « compétitivité », pierre angulaire du socialisme de l’offre, y fait florès.

Au moment d’aborder la méga-région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées rassemblant 13 départements sur un territoire aussi vaste que la Belgique et les Pays-Bas réunis, le gouvernement se garde de traiter la question de la proximité de l’action publique.
Il préfère, fidèle à son credo, mettre en avant le lien européen : « Cette fusion ne ferait que renforcer l’Euro-région Pyrénées / Méditerranée, structure de coopération entre la Catalogne, le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, et les Îles Baléare ». « Véritable carrefour au cœur de l’arc méditerranéen », la nouvelle entité « s’affirmerait comme un pôle dynamique, qui encourage l’installation et la performance des entreprises en mettant à leur disposition un environnement adapté. » Beau comme un spot publicitaire.

Pas de surprise, non plus, à la lecture de l’argumentaire pro-regroupement Alsace / Lorraine. « De par leur situation transfrontalière commune », ces régions « bénéficient d’un atout commun » : elles « sont tournées vers le cœur économique de l’Europe ». Une première conclusion s’impose : c’est fou ce que l’Europe compte de cœurs, de carrefours et de centres névralgiques. Tous, miraculeusement, situés en France…

Quid de l’Ile-de-France ? – L’argument-ultime sur le baroque regroupement Centre, Limousin, Poitou-Charentes vaut le détour : « Le nouvel espace composé de ces trois régions constitue déjà un ensemble particulièrement intégré grâce à un réseau routier renforçant les interconnexions (réseau A20 – A10) notamment avec la région capitale. Cette connexion au cœur économique francilien permettra notamment de renforcer le développement de zones géographiques enclavées. » Un peu mince, non ?

Etrangement, l’Ile-de-France, territoire ultra-stratégique, ne suscite pas la moindre réflexion. L’étude d’impact y consacre trois lignes, contre près de cinquante à la fusion Bourgogne / Franche Comté.

Pour justifier le controversé statu quo en Bretagne, le gouvernement se montre un peu plus prolixe : « Espace économiquement dynamique (le taux de chômage en 2012 s’est établi à 8,6 % soit bien inférieur à la moyenne nationale), la Bretagne en tant qu’entité administrative et territoriale cohérente doit pouvoir demeurer dans son périmètre actuel. »
Pas sûr que cette prose garantie 100 % techno emporte l’adhésion des partisans d’un rattachement de la Loire-Atlantique ou d’une fusion avec les Pays-de-la-Loire… Le débat parlementaire en juillet s’annonce même particulièrement houleux.

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Commentaires

Etude d’impact sur les fusions de régions : ni fait, ni à faire

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PETIOT Rémy

21/06/2014 09h03

Les relents de particularisme locaux et tentatives de balkanisation ne manqueront pas de ressurgir dans cette discussion parlementaire, tout ceci au nom des « traditions », un mot parmi les plus stupides que l’on utilise lorsqu’aucun argument intelligible et fondé ne peut être avancé.

un jacobin

21/06/2014 09h28

La section sur Champagne-Ardennes et Picardie vaut aussi son pesant de cacahuètes, avec pour principal facteur commun… leurs taux de chômage (sic) !

delaplaque

23/06/2014 04h09

d’autant, en ce qui concerne le Languedoc-Roussillon, que l’Euro-Région est au point mort…comme argument, on fait mieux…

Michel Sénant

24/06/2014 11h07

Rémy, est-ce que les termes d’identité, de sentiment d’appartenance, ont une signification pour vous, ou bien ont-elles la même valeur que les traditions?

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