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Sécurité routière

Limitation à 80km/h : Bernard Cazeneuve annonce une « expérimentation»

Publié le 16/06/2014 • Par Camille Sellier • dans : Actu prévention sécurité, France

Circulation sous la pluie
Phovoir
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'est prononcé lundi 16 juin en faveur d'une "expérimentation" de la limitation de la vitesse autorisée à 80 km/h au lieu de 90 km/h sur certains segments routiers "très accidentogènes".

Devant le Conseil national de la sécurité routière (CNSR), le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’est prononcé le 16 juin en faveur d’une « expérimentation » de la limitation de vitesse sur les routes à deux voies. Le ministre de l’Intérieur a estimé que cette mesure « ne peut être envisagée que de façon expérimentale et sur des segments très accidentogènes. Il faut prendre le temps de la pédagogie ». « Une mesure, quelle qu’elle soit, ne peut être bien appliquée que si elle est comprise », a-t-il ajouté.

Une possible généralisation à terme ? – A l’issue de la réunion, il n’a cependant pas exclu une possible généralisation, sans pour autant apporter de détails supplémentaires sur le calendrier ou les routes qui seront choisies.

Le ministre s’est simplement engagé à « recevoir les acteurs, puis les préfets » avant de choisir les tronçons concernés par cette baisse de la vitesse. Selon des experts sous couvert d’anonymat, Bernard Cazeneuve pourrait en discuter avec les préfets le 17 juillet, date à laquelle les premières précisions pourraient être fournies. « Le gouvernement se prononcera assez rapidement », a déclaré Jean-Robert Lopez, délégué interministériel à la Sécurité routière, rappelant que « cela fait un an qu’on discute de cette mesure ».

Une mesure impopulaire –  « Il aurait été préférable qu’on vote la généralisation des 80 km/h sur tous les départements », a estimé Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière. « Est-ce qu’on aurait fait en 1973, avant de le généraliser, une expérimentation sur le port de la ceinture? » qui depuis a fait ses preuves, s’est-elle émue.

Très impopulaire chez les usagers de la route, cette nouvelle baisse de la vitesse sur les routes secondaires a été vivement critiquée par d’autres associations. Il y a « une obsession sur le facteur de la vitesse » a dénoncé le délégué général de la Fédération française des motards en colère, Eric Thiollier, pour qui « l’usage du téléphone, des objets distrayants ou l’alcool » auraient mérité davantage d’intérêt.

La limitation de la vitesse sur les routes à deux voies pose « un autre problème »: celui « des poids lourds, dont la vitesse sur ces routes est déjà limitée à 80 km/h », a-t-il ajouté. Selon lui, « on ne pourra plus doubler les camions sur les départementales». « On va se retrouver coincé derrière les camions, avec une réduction des distances de sécurité », a prévenu M. Thiollier.

Selon les experts, cette mesure – bien que conflictuelle selon les acteurs qui parlent – pourrait permettre d’épargner de 350 à 400 vies par an. Le but du gouvernement est de faire passer le nombre des morts sur les routes en dessous de la barre des 2 000 d’ici à 2020, contre 3 268 en 2013.

Le CNSR a également émis un avis favorable à la réforme du permis de conduire avec la mise en place de la conduite accompagnée dès 15 ans, la création d’un permis probatoire et le recours à des gendarmes et policiers retraités pour assurer l’examen du code. 

Par ailleurs, l’Assemblée nationale a adopté le 12 juin une proposition de loi UMP, revue et corrigée par le gouvernement, ajoutant une formation aux premiers secours dans la préparation du permis de conduire.

 

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Limitation à 80km/h : Bernard Cazeneuve annonce une « expérimentation»

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Groucho

17/06/2014 10h28

Notre ministre a déjà pris sa décision pour la généralisation de cette mesure. C’est écrit dans l’expression « Il faut prendre le temps de la pédagogie « !
Il est certain que réduire la vitesse entraine de fait une diminution de l’importance des lésions. Mais il faut alors aller jusqu’au bout et prendre en compte les éléments connus et validés à ce jour.
En fait, à partir de 60 km/h, les lésions liées à un choc frontal peuvent entrainer la mort. Il faut donc limiter la vitesse à 60 km/h et non pas à 80.
Néanmoins, on peut s’interroger sur l’intérêt de cette mesure:
– si on prend les statistiques du ministère, on voit que la première cause est la somnolence, la seconde l’alcool: réduire la vitesse ne va pas améliorer la réduction de ces causes d’accident!
– la vitesse inadaptée vient ensuite (nous préférons cette expression à celle d’excés qui n’a qu’un sens beuacoup plus restrictif).
Enfin d’autres points sont à prendre en compte:
– quid des questions de respect de l’usage des clignotants, de manière plus générale du code de la route,
– quid du respect de l’autre…
– quid des mesures de prévention – préférons la répression…
– quid des limitations très fréquente de vitesse sur les routes (les portions à 70 km/h sont de plus en plus fréquentes – il est impossible d’avoir une moyenne supérieure à 60 km/h sur une longue distance dès lors que la vitesse maximale autorisée est de 90 km/h – au solde, la vitesse moyenne devrait donc chuter de 3 à 4 km/h donc ne rien modifier sur les conséquences).
– quid du coût de remplacement des panneaux indicateurs (qui va payer alors que l’on demande aux collectivités de faire des économies?).
Quand aux experts, il serait intéressant d’avoir leur position sur les « dérapages » liés aux nombres de morts en début d’année 2014 puisqu’ils peuvent donner la réduction du nombre de morts par des calculs « scientifiques » d’eux seuls connus.
Il y a toutefois un avantage dans cette mesure: faire rentrer de l’argent… mais à quel coût, à la fois financier et sociétal.
Encore une fois il faudrait changer de paradigme sur cette question et l’aborder sous l’ensemble de ses aspects que l’on pourrait intégrer dans une logique de développement durable.
Pour cela il faut un Etat fort dont les actions sont reconnues et portées par le peuple au sens politique du terme et non pas politicien.
Est-on prêts pour ce débat? Peut-être pas encore. Mais n’attendons pas qu’il soit trop tard!

François

18/06/2014 02h52

Je partage tout à fait le point de vue de groucho. J’ajouterai que si l’objectif du gouvernement était vraiment de sauver des vies, il multiplierait le nombre de défibrilateurs, on a au moins 40 pour le prix d’un radar, et il formerait plus de citoyens aux gestes de secours. Car il y a 45 000 victimes de problèmes cardio vasculaires chaque année en France, et les secours doivent être immédiats. La présence de défibrilateurs et de personnes formées à proximité permettraient une baisse sensible des déçès, bien plus que la campagne annoncée sur cette baisse de la vitesse.

Pad

19/06/2014 09h35

Scandaleux, d’autant que le citoyen français est de plus en plus pris pour un idiot. Les gouvernements nous ont appris que ce qui est « expérimentation » n’est certainement pas pour quelque localisations que ce soit mais bien en vue d’une généralisation. Donc, plutôt que de passer en force une loi impopulaire, on nous la fait à la sournoise.

Y a-t-il eu un degré d’intelligence pour se demander pourquoi des segments sont très accidentogènes ? N’est-ce pas une démarche qualité que de faire du préventif et non du répressif ? Il est vrai alors que les caisses de l’Etat ne se rempliront pas des maigres deniers qui nous restent ! Et que la rentabilité des radars va ainsi augmenter.

Grand nombre de français ont compris qu’il y a d’autres actions à mener autrement plus prioritaires ; bien des français savent qu’il existe d’autres secteurs ayant des niveaux de mortalité plus élevé. Mais là, on reste à la traîne.

Madame Perrichon, il y a peu, j’ai connu la violence routière à 20 km/h d’un conducteur dans un rond-point qui a fait un refus de priorité, doublé par la droite, fait une queue-de-poisson et, après m’avoir heurté et fait chuté violemment, a pris la fuite. Allez-vous alors vous battre pour limiter la vitesse à moins de 20 km/h ?

Je crois penser qu’en roulant à zéro km/h il y aura à coup sûr plus aucun mort… car, de fait, on aura aussi éradiqué tous les autres comportements accidentogènes.

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