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Réforme de l'Etat

Thierry Mandon veut faire monter en puissance Etalab, la « start-up au sein de l’Etat »

Publié le 16/06/2014 • Par Sabine Blanc • dans : France

Le nouveau secrétaire d’Etat en charge de la réforme de l’Etat et de la Simplification a participé vendredi 13 juin à un petit-déjeuner avec des membres du Cercle Hébé. Proche du milieu de l’entreprise, il est revenu sur sa méthode, qui entend marier les imaginaires de la culture du public et du privé, tendance jeune pousse.

Thierry Mandon était en milieu ami, vendredi 13 juin, lors du petit-déjeuner organisé par le Cercle Hébé, qui “étudiants et jeunes actifs à fort potentiel”, comme ils se définissent eux-mêmes. La rencontre se déroulait à The Family, un accélérateur de start-ups parisien, co-fondé par Nicolas Colin, l’inspecteur des finances auteur du fameux rapport Colin-Collin sur la fiscalité du numérique.

Le nouveau secrétaire d’Etat en charge de la réforme de l’Etat et de la Simplification est en effet particulièrement sensibilisé au milieu de l’entreprise puisqu’il a été, jusqu’à sa nomination au gouvernement, rapporteur de la mission d’information pour la simplification législative et co-président, avec le chef d’entreprise Guillaume Poitrinal, du conseil de la simplification pour les entreprises.

« Simplifier sans déréglementer » – Il est revenu sur sa méthode, qui se veut un mariage des imaginaires de la culture du public et du privé, tendance jeune pousse. « Il faut simplifier sans déréglementer. Les règles sont vitales mais leur accumulation, leurs contradictions sont un gros problème, elles constituent un facteur de ralentissement si elle ne sont pas bien conçues », a-t-il expliqué, évoquant le cas de la Samaritaine, dont le permis de construire a été annulé au bout de douze ans de procédures. « Les préoccupations environnementales sont légitimes, a-t-il précisé, mais le traitement est trop lent. Un grand projet d’urbanisme prend quatorze ans en moyenne. »

Le milieu des start-up, du moins son fonctionnement tel qu’il est généralement supposé, s’inscrit en filigrane, dans sa réflexion, par exemple dans ce descriptif de sa « fabrique à simplifier », qui a déjà présenté 50 mesures à mettre en oeuvre à plus ou moins court terme : « Il faut changer de méthode de conception, en faisant de la co-production à partir de la complexité vécue dans les moments-clés par notre cellule R & D. Nous avons un fonctionnement interministériel en temps T, en open space. C’est un choc culturel réel. »

« Mettre un virus sympathique dans les administrations » – Et une autre structure a déjà un temps d’avance de ce point de vue : Etalab, la mission en charge de l’ouverture des données publiques, aux moyens pour le moment limité – huit personnes -, qui se présente comme une « start-up au sein de l’Etat ».

Interrogé sur la façon dont les entreprises du numérique pouvaient inspirer cette réforme, Thierry Mandon a indiqué que « le SGMAP  est une cellule qui réfléchit à ces questions, et Etalab est encore plus en pointe dessus. Je suggère de les faire monter en puissance dans le dispositif pour démultiplier cette logique avec un écosystème extérieur à l’Etat. » La nomination d’un « chief data officer » annoncée par Marylise Lebranchu mais retardée par le mini-remaniement, serait donc en bonne voie. Henri Verdier, l’actuel directeur d’Etalab promis à ce poste devrait donc cesser de piaffer dans son paddock. Reste à déterminer comment le SGMAP et  Etalab articuleront leur action.

Thierry Mandon a toutefois nuancé de nouveau ce tropisme entrepreneurial  dans la foulée : « Une particularité demeure : la sphère publique produit de la démocratie, le temps public reste long, pour organiser durablement le fonctionnement, le temps économique, en particulier numérique, est un temps plus bref. Il faut organiser la compatibilité entre ces deux cultures, mettre un virus sympathique dans les administrations, faire pression sur les systèmes pour les obliger à se transformer. C’est un changement de culture. »

La DGFIP, le « plus grand lobby de France » – Volontariste donc plus que jamais, mais aura-t-il « le soutien politique nécessaire, quand la simplification touche des intérêts en place, pour rappeler l’intérêt général ? », l’a titillé Nicolas Colin, prenant l’exemple des greffiers des tribunaux de commerce. « J’ai le soutien total du Président, et du Premier ministre, auquel je suis rattaché, c’est une condition de la réussite. Est-ce suffisant ? Il faut être malin, habile ; c’est la raison des paquets de 50 mesures tous les six mois : on identifie les problèmes avec notre cellule R & D et on prend les mesures une par une. » Une stratégie du « problem solving », résolution de problème en bon français, incrémentale, qu’il entend appliquer aussi au code du travail. Interrogé sur le poids du droit européen, il a aussi taclé « l’habitude de sur-transposer, on travaille sur ce réflexe ».

Autre résistance à faire tomber : le poids des lobbies, et les pires ne sont pas ceux que l’on croit, avertit le secrétaire d’Etat, citant la DGFIP comme le « plus grand lobby de France ».

Le secrétaire d’Etat a aussi évoqué son action à l’attention des citoyens : à partir de juillet, il entend s’attaquer aux « démarches qui polluent les Français », avec une résolution sous les six mois.

lors d’une interview à Radio Classique/LCI, le 12 juin, Thierry Mandon avait développé son modus operandi (à partir de 8 ‘ 17  ») : « Dans quatre mois, il y aura un plan d’action méthodique qui va nous permettre, sur deux ans et demi, de faire un travail de fond important. […] Je vais regarder les classements internationaux, politique publique par politique publique, avec deux items : la qualité de la prestation et son rapport qualité-prix. Nous verrons partout où l’on est 5e ou 6e, ce qui devrait être le rang normal de la France. Et partout où l’on est 10e, 20e ou 30e, c’est qu’il y a un problème et donc, on réforme. » Au moins le fact-cheking de son action sera-t-il facile.

http://www.dailymotion.com/video/x1z7xz6

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