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Territoires

Les langues régionales en France en 9 questions

Publié le 13/06/2014 • Par Stéphanie Stoll • dans : Actu juridique, France

Le 3 juin, un colloque sur « l’avenir des langues régionales », organisé à l’Assemblée Nationale, par la députée des Pyrénées-Atlantiques, Colette Capdevielle (PS) a réuni 120 auditeurs dont de nombreux parlementaires. Parmi les intervenants, Jean-Marie Woehrling, expert auprès du Conseil de l’Europe a fait partie du groupe qui a rédigé le projet de Charte européenne des langues régionales. Il répond aux questions de La Gazette.

1 – Quelles sont les limites juridiques, aujourd’hui, à l’usage des langues régionales et aux politiques publiques de développement de leur usage ?

Ces limites sont croissantes. En 1990, on n’interdisait rien. Mais depuis, la jurisprudence du Conseil constitutionnel de 1999, suivie d’autres dispositions législatives, de plus en plus de limites sont portées à l’usage des langues régionales. L’article 2 de la Constitution (1) est interprété extensivement, excluant plus ou moins l’usage des langues régionales des autorités publiques. Il existe aussi une interprétation du Conseil constitutionnel qui dit qu’on ne peut pas accorder de droits collectifs ; mais personne n’a jamais défini ce qu’étaient des droits collectifs et c’est devenu un moyen de faire barrage à tout.

Pour le Conseil consitutionnel, le simple fait d’entendre les locuteurs des langues régionales, par exemple en créant un organisme consultatif où ils seraient représentés, crée des droits collectifs et est donc anticonstitutionnel. Or, ce type de représentation existe déjà pour les groupes socio-professionnels ou culturels : on admet d’écouter leur point de vue. Si on prend le domaine de l’enseignement des langues régionales, cela se fait, mais ce n’est pas un droit.
Au final, cet enseignement est laissé à la libre appréciation de l’administration et touche peu d’enfants.

Dans le domaine culturel, si on évaluait statistiquement les dépenses qui concernent les langues régionales, on trouverait un résultat qui tourne à 0,1% des dépenses publiques. Dans la vie économique, en Alsace, Pôle Emploi refuse de publier les offres qui mentionnent la connaissance de l’Alsacien en considérant que c’est une discrimination.

Au final, parce qu’elles n’ont pas de statut, les langues régionales flottent dans un espace où elles n’ont pas de droit.

2 – Que permettrait la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales ?

Dans tous les autres pays européens, la Charte européenne des langues régionales a permis la légitimation des langues et les Etats ont pris des engagements concrets pour les soutenir. Mais en France, depuis la décision du Conseil constitutionnel, c’est devenu un abcès de fixation qu’il faut surmonter.

Avec la Grèce et la Turquie, nous sommes un des derniers grands pays qui refuse cette philosophie de protection des langues régionales. Même sans ratifier, la France pourrait prendre toutes les mesures souhaitables pour les langues régionales, mais la jurisprudence nous empêche d’aller de l’avant. Quoi qu’on propose, on nous dit que c’est contraire à la Constitution. La Charte est l’occasion de renverser cette jurisprudence qui s’est développée à l’occasion de cette tentative de ratification en 1999.

La ratification permettrait aussi de faire partie de la famille européenne qui promeut les langues régionales. Ce serait utile car la venue d’un comité d’experts du Conseil de l’Europe pour évaluer l’application de la Charte permet d’échanger sur les bonnes pratiques existantes en Europe.

Enfin, la ratification impliquerait une forte légitimation des langues régionales auprès des populations qui pensent encore qu’elles ne concernent que les personnes âgées. Il ne s’agit pas de muséifier les langues, mais de leur redonner vie.

3 – La ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales créerait-elle de nouvelles obligations pour les collectivités ?

Avec la ratification, seul l’Etat serait responsable devant le Conseil de l’Europe. Pour sa mise en œuvre, l’Etat, les collectivités, les universités devront prendre des mesures concrètes et chaque collectivité pourra aller plus ou moins loin selon le contexte.

La Charte comporte cinq parties : La première est un menu imposé, la deuxième partie comporte des engagements généraux forts comme une politique de promotion des langues régionales, une politique de transmission et d’utilisation des langues dans la vie privée et publique, la troisième partie propose 90 mesures concrètes, chaque Etat devant s’engager sur 35 d’entre elles, avec la possibilité de moduler ces politiques selon les langues. Cela permet un « menu à la carte » selon ce qui est le plus utile et adapté à chaque langue.

Au moment de la signature, la France s’est engagée sur 39 mesures pour toutes les langues, sans faire de différence ; elle a cherché les mesures les moins contraignantes, ce n’était pas une adhésion de cœur.

4. Quelles sont les langues concernées par la Charte européenne des langues régionales ?

Quand elle a signé la Charte, en 1999, la France ne l’a pas officiellement déterminé. L’article 1 de la Charte définit ce que sont les langues régionales (2) et chaque Etat doit indiquer les langues régionales qui relèvent de chaque disposition. Ainsi, la Charte européenne des langues propose un menu doublement à la carte.

Dans un rapport sur les langues régionales, qui n’a jamais été officialisé, Bernard Cerquiglini a distingué 75 langues régionales de France métropolitaine et d’Outre Mer ; cependant il recourt à des critères qui ne sont pas ceux de la Charte.

5. Une collectivité peut-elle appliquer cette Charte européenne alors que la France ne l’a pas ratifiée ? Que risque-t-elle ?

Les collectivités peuvent appliquer la Charte tant qu’elles ne prennent pas de mesures illégales. En principe, elles ne courent pas de risque, il faut éviter les formules de contraintes. L’article 10 de la Charte (3) concerne les collectivités, mais en réalité, elles peuvent faire beaucoup d’autres choses. Le seul point problématique serait si elles cherchaient à évincer le français.

Par exemple, elles peuvent publier des actes dans les deux langues, mener une politique de communication bilingue sur leur site Internet, former leurs agents aux langues régionales. Les collectivités peuvent donner des noms de rue en langue régionale, sans que cela ne soit nécessairement bilingue.
Elles peuvent aussi développer beaucoup de choses en matière d’enseignement, notamment dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires. Elles peuvent aussi favoriser leur présence dans les médiathèques, proposer des activités culturelles en langue régionale.

Il y a un débat sur l’utilisation des langues régionales lors des débats des assemblées délibérantes ; c’est probablement légal si on a un système de traduction pour ceux qui ne sont pas locuteurs. En Alsace ou en Bretagne, pendant longtemps, les conseils municipaux ont débattu en langue régionale. Il faut être pragmatique.

6. Quelles collectivités locales seraient compétentes ?

Chaque collectivité, dans son domaine de compétence, serait compétente car la langue régionale n’est pas une matière : son usage intervient dans tous les domaines. Cela n’a aucun lien avec la clause de compétence générale.

Ce qu’une collectivité peut faire en français, elle peut le faire en langue régionale. Par exemple, les communes peuvent veiller à ce que l’affichage soit bilingue dans les écoles, les départements dans les collèges et les régions dans les lycées. Le département étant compétent dans la petite enfance, il peut favoriser l’existence de haltes-garderie en langue régionale. Pour la formation professionnelle des adultes ou les trains, les régions peuvent veiller à ne pas oublier les langues régionales.

7. En quoi la ratification de ce texte est-elle problématique ? Pourquoi l’usage des langues régionales dans l’espace public cristallise-t-il tant de tensions ?

Tout part de la jurisprudence du Conseil constitutionnel. C’est un problème franco-français qui n’existe dans aucun autre pays européen. Le Conseil constitutionnel a affirmé que la Charte porte atteinte aux principes d’unité républicaine, d’égalité des citoyens et au statut de la langue française.

Ces critiques sont fondées sur l’ignorance ou la déformation du contenu de la Charte. On a prétendu qu’elle contraignait les Etats à organiser, en leur sein, une « balkanisation » linguistique et à rompre l’égalité entre les citoyens en instaurant des principes de « préférence linguistique régionale ». La Charte remettrait en cause la place de la langue nationale, et comporterait un coût financier exorbitant de mise en oeuvre. Il s’agirait donc d’un instrument profondément rétrograde qui favoriserait des mouvements réactionnaires, susciterait le « repli identitaire » et risquerait de mettre en cause le bon fonctionnement de l’Etat.

De telles critiques ne peuvent émaner que de personnes n’ayant pas compris le sens de cette Charte puisqu’elle ne se réfère pas à des minorités mais vise la protection des langues elles-mêmes. Comme il a été dit, la Charte fixe l’objectif de la préservation de ces langues non comme un attribut de certains groupes mais comme un objectif pour l’ensemble de la population.

En optant pour la protection des langues plutôt que des groupes, la Charte est compatible, même avec les philosophies politiques qui nient l’existence de minorités. Certes, elle n’ignore pas que les langues régionales sont parlées par des personnes, ni que la pratique d’une langue est un fait collectif.

8. La ratification de la Charte européenne des langues régionales rendrait-elle obligatoire la traduction des textes de droit et des écrits des pouvoirs publics dans les langues régionales ?

La Charte ne contient pas d’exigences excessives telles que la traduction systématique de tous les documents administratifs dans une multitude de langues. La troisième partie de la Charte propose des engagements et pas des obligations, c’est ce qu’il y a de moins contraignant. Quand l’article 9 (4) parle de « rendre accessibles, dans les langues régionales ou minoritaires, les textes législatifs nationaux les plus importants”, on pourrait se limiter à la Constitution. La traduction a une portée symbolique.

La charte cherche à rétablir un climat de respect et de loyauté, fondé sur une politique de reconnaissance. Il s’agit d’une démarche à la fois humaniste et réaliste, fidèle aux grands principes du Conseil de l’Europe, en matière de Droits de l’Homme et de démocratie. On ne saurait rejeter la philosophie de la Charte sans rejeter également ces grands principes que le Conseil de l’Europe a constamment promus.

9. Que pensez-vous de la proposition de loi constitutionnelle votée à l’Assemblée le 28 janvier ?

Effectivement, la proposition de loi a été adoptée à une large majorité de plus de 70%. Mais le texte paraît incohérent. Au lieu de récuser la jurisprudence qui a déclaré abusivement la Constitution incompatible avec la Charte, la proposition de loi, en reprenant des déclarations auxquelles le Conseil constitutionnel a donné une portée extrêmement défavorable pour les langues régionales, aboutit à confirmer ces interprétations défavorables en contradiction fondamentale avec l’esprit de promotion et de développement  de la diversité linguistique de la Charte européenne. C’est une épée de Damoclès sur toute mesure de promotion des langues.

Une ratification purement formelle sans que soit mise en œuvre une « action résolue de promotion des langues régionales » (art. 7 de la Charte) serait vaine. C’est pourquoi le texte qui sera adopté par le Parlement devra être modifié pour exprimer clairement le mandat donné au législateur et au gouvernement de créer, au bénéfice des langues régionales, un statut juridique leur donnant, sans préjudice du rôle incontesté de la langue française,  une place reconnue dans notre République et leur assurant des conditions effectives de transmission et de mise en valeur.

Notes

Note 01 “La langue de la République est le français.” Retour au texte

Note 02 Article 1 – Définitions  - Au sens de la présente Charte : par l'expression «langues régionales ou minoritaires», on entend les langues : pratiquées traditionnellement sur un territoire d'un Etat par des ressortissants de cet Etat qui constituent un groupe numériquement inférieur au reste de la population de l'Etat ; et différentes de la (des) langue(s) officielle(s) de cet Etat; elle n'inclut ni les dialectes de la (des) langue(s) officielle(s) de l'Etat ni les langues des migrants ; par «territoire dans lequel une langue régionale ou minoritaire est pratiquée», on entend l'aire géographique dans laquelle cette langue est le mode d'expression d'un nombre de personnes justifiant l'adoption des différentes mesures de protection et de promotion prévues par la présente Charte ; par «langues dépourvues de territoire», on entend les langues pratiquées par des ressortissants de l'Etat qui sont différentes de la (des) langue(s) pratiquée(s) par le reste de la population de l'Etat, mais qui, bien que traditionnellement pratiquées sur le territoire de l'Etat, ne peuvent pas être rattachées à une aire géographique particulière de celui-ci. Retour au texte

Note 03 Article 10 – Autorités administratives et services publics – 2 En ce qui concerne les autorités locales et régionales sur les territoires desquels réside un nombre de locuteurs de langues régionales ou minoritaires qui justifie les mesures ci-après, les Parties s'engagent à permettre et/ou à encourager : la publication par les collectivités régionales des textes officiels dont elles sont à l'origine également dans les langues régionales ou minoritaires ; la publication par les collectivités locales de leurs textes officiels également dans les langues régionales ou minoritaires ; l'emploi ou l'adoption, le cas échéant conjointement avec la dénomination dans la (les) langue(s) officielle(s), des formes traditionnelles et correctes de la toponymie dans les langues régionales ou minoritaires. Retour au texte

Note 04 Article 9 – Justice – 3 Les Parties s'engagent à rendre accessibles, dans les langues régionales ou minoritaires, les textes législatifs nationaux les plus importants et ceux qui concernent particulièrement les utilisateurs de ces langues, à moins que ces textes ne soient déjà disponibles autrement.

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Les langues régionales en France en 9 questions

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DomLangues

14/06/2014 12h16

Il faut défendre et protéger les langues régionales, richesse de la France !

BreizhPositive

16/06/2014 09h18

Enfin un bon article bien rédigé qui pointe les nœuds bloquants et explique bien le psycho-drame franco-français en la matière.
Martelons-le : le comportement de la France en matière de langues est une exception en Europe, vestige de son comportement hégémonique et colonisateur des XVIII et XIXe siècles. On est en 2014 : réveillez-vous ! Evoluez !

Potame

08/08/2014 01h58

Effrayant!! Soyons pragmatiques, c’est-à-dire voyons la réalité: je suis immigré (depuis 45 ans en France, citoyen français à l’exclusion de tout autre nationalité depuis 33 ans). Il y a 2 jours, lors d’un dîner entre cadres sup, j’ai critiqué la façon dont sont éduqués nos jeunes. Réaction de la moitié des convives: si tu critiques cela, pourquoi vis-tu en France (que la France est mon pays ne les effleurait même pas…). Il y a 3 mois à Rennes, j’explique que je ne vois pas de raisons qu’une éventuelle autoroute ne soit pas payante comme partout en France. Réaction (milieu « éduqué »): tu n’es pas de chez nous, tu n’as pas à t’exprimer là-dessus! Avec l’officialisation des langues régionales cela sera pire. Pour respecter la « dignité » de chacun, il faudra un interprète breton-français, alsacien-français, etc. Dites: vous n’avez pas de problèmes plus urgents?

The Girl Who Jumped

21/05/2015 04h57

Le fait que l’état français a refusé de signer la Charte Européenne des langues régionales m’attriste et m’inquiète.
Tout d’abord, une langue régionale est aussi fondamentale à la culture de cette-région-là que les traditions, l’histoire, la cuisine, etc. Toutes les petites nuances d’une langue montrent des éléments d’une culture. Apprendre et sauvegarder une langue régionale, c’est défendre la culture. Malheureusement, à cause de la mondialisation, pleins de langues sont en train de disparaître. Je tiens à vous préciser que dans un monde où toutes les deux semaines une langue disparaît, c’est la responsabilité du gouvernement de défendre les langues, surtout du gouvernement français de sauvegarder les 75 langues régionales de la France.
De plus, étant une amoureuse des langues qui vient des États-Unis où l’apprentissage d’autres langues que l’anglais n’est pas assez mis en valeur, je suis devenue passionnée sur ce sujet. En grandissant, j’ai suivi des cours de français, mais à l’école, personne n’a jamais donné de l’importance aux études de langues.
En outre, ces langues régionales existent depuis toujours, pourtant, elles vont disparaître tellement vite, sans même que nous nous en rendions compte.
Il est vrai que la ratification de la Charte Européenne des langues régionales pourra coûter cher, mais les avantages emportent sur le coût.
Je vous demande de penser à l’avenir ; il faut planter des arbres aujourd’hui pour que nos enfants puissent en profiter et donc il faut défendre les langues régionales qui ont des racines anciennes pour qu’elles ne disparaissent pas demain.

Rose

21/05/2015 04h58

J’ai été informé que la France ne veut pas ratifier la Charte européenne. C’est important qu’on garde les langues régionales. Tout d’abord tous les défenseurs des langues régionales essayent dur de montrer qu’avec la disparition des langues régionales, la culture va aussi disparaitre. D’autre part, je sais combien il est difficile pour la France de ratifier la Charte, parce qu’elle est en antagonisme avec la valeur de la France: l’union du pays. Je suis Suisse et je parle le suisse allemand. C’est différent que l’allemand qu’on parle en Allemagne. A l’école nous apprenons l’allemand standard mais au moment où on sort de l’école, on parle suisse allemand. Mais déjà on peut sentir que le suisse allemand est en train de régresser, peut-être il appartiendra au passé. Si la Suisse perd le suisse allemand, elle sera comme l’Allemagne. De plus, c’est les langues qui nous rendent unique, qui nous donnent notre nationalité. Ce faisant, vous prenez le risque de rester un pays qui va toujours porter des œillères comme la Grèce et la Turquie.
Voilà pourquoi nous nous battrons.

Justine

21/05/2015 04h59

J’ai été informée du problème avec la Charte européenne. Étant belge, je comprends l’argument que la ratification de ce texte s’oppose à la valeur principale de la France: l’unité du pays. En Belgique il y a beaucoup de problèmes à cause de la barrière linguistique, mais la situation en France est quand-même différente. En Belgique nous avons deux langues officielles tandis qu’en France vous avez votre langue officielle, le français, et des langues régionales. Il est vrai que la ratification de cette texte peut poser quelques problèmes: Qu’est-ce qu’il va être nécessaire de traduire? Des exigences excessives? Mais qu’est que ça veut dire concrètement? Qui va s’occuper de ça? Qui va payer tous ça? Ce ne sont pas des questions facile à répondre.
D’autre part, la ratification a aussi des atouts. Les enfants peuvent améliorer leurs compétences linguistiques. Ils apprennent plusieurs langues, ce qui est bien pour communiquer. Ils gardent leur identité, par apprendre leur langue et traditions, et ils apprennent les traditions nationales de leur pays. Étant une personne qui aime bien apprendre des langues, je trouve ça important.
C’est pour ça que moi je suis pour la ratification du texte. La culture français ne va pas disparaître, mais rester la même et peut- être s’étendre.

Luci H

21/05/2015 04h59

Après lire le texte des langues régionales en France en 9 questions, je tiens a vous exprimer mon opinion. Je suis d’accord en garder des differents traditions des regions de la France, même si n’est pas facile de le faire, il faut qu’on essaye.
Tout d’abord, la majorité de la population parle le français, donc il ne sera pas difficile de nous communiquer avec les habitants des differents regions.
Aussi, c’est vraiment important de conserver l’identité de chaque une des regions parce qu’il fait part de l’histoire.
Par cette décision, on expone des personnes des regions à « disparaitre », plus précisément, la liberte et l’independance.
La langue de chaque region c’est comme un patrimoine pour leur, c’est un signe distinctif des collectives, pour leur idintifier entre les autres.
La France fera entendre sa voix

Stephie

21/05/2015 05h00

Il est de nouveau question de la place des langues en France. La France a décidé de refuser la ratification de la Charte des langues Européenne. Je suis en complet désaccord avec cette position! Tout d’abord les langues régionales font partie de la culture d’un pays. Ce faisant, vous prenez le risque de perdre votre propre identité et des traditions qui définissent des habitants de la France. Il avait pourtant été question de protéger le français, d’assurer que tous les immigrants apprennent la langue. Pourquoi protéger seulement une langue et pas toutes les traditions et cultures qui ont donné à la France son identité ? Avec 75 langues régionales, la France a une culture si riche ! Selon moi, tant qu’Il existe un langage commun que tout le monde parle, il n’existe pas de risque de perdre l’unité de la France. Voilà pourquoi je veux me battre.

ef paris

21/05/2015 05h07

Il est de nouveau question de la Charte européenne des langues régionales. La France est divisée sur cette question. Je tiens a vous exprimer mon hostilité à l’égard de la Charte. En premier lieu, c’est très important de garder notre unité nationale, et il y a des problèmes plus importants comme le chômage et l’éducation à nos l’enfants. Ensuite, tous les défenseurs des langues régionales attendent trop du gouvernement français. D’autre part, nous savons combien il est difficile de garder la culture et la langue qui vont disparaitre. Par cette décision, vous nous exposez à globalisation et l’hybridation des cultures, comme en Inde, ou les programmes en TV à la langue locale mélangée avec l’anglais. Il avait pourtant été question d’identité nationale, mais aussi de défendre notre démocratie.
Voilà pourquoi nous nous battrons pour garder notre unité et l’importance que la France apporte autour du monde, comme la culture que nous connaissions, la gastronomie, littérature, et théâtre. Enfin, la langue française – le plus romantique du monde.

Elianne

21/05/2015 05h07

La France refuse de ratifier la Charte européenne des langues régionales. La justification de l’Hexagone pour cette décision était que garder les différentes langues serait contre une unité du pays. Je peux imaginer que c’est aussi une question financière. Pour ma part, je ne suis pas en complet désaccord avec la ratification de la France, parce que je comprends certains arguments du gouvernement. Mais tout d’abord les langues régionales sont extrêmement importantes pour les régions et pour les gens des régions. La langue est une partie essentielle pour garder la culture et la tradition. Pour quelqu’un qui ne parle pas une langue rare c’est peut-être un peu difficile de comprendre pourquoi on veut garder une langue que presque personne parle, mais pour les concernés c’est ultra important de garder une si grande partie de leur culture. De plus il y a plusieurs autres pays qui réussissent la chose que la France n’arrive pas à faire. La Suisse par exemple lutte depuis des années contre la disparition de rhéto-roman. Pour inverser cette tendance les enfants l’apprennent à l’école et il existe des chaînes de télévision spécialement pour les rhéto-romans, même si seulement 30 000 Suisses parlent cette langue. Bien sûr je peux comprendre qu’il y a d’autres problèmes en France pour lesquels on veut utiliser ses ressources néanmoins j’espère que la France changera sa position et commencera à défendre toutes ses cultures.

Julia

22/07/2015 10h29

J’ai été informé que la France refuse de ratifier de la Charte Européenne des langues régionales. Je suis en complet désaccord avec cette décision du gouvernement français.
Tout d’abord, il faut que nous nous rappelions de nos devises principales, c’est-à-dire liberté, égalité, fraternité. Égalité signifie que tous sont égales, donc puisque notre état se caractérise par la grande diversité culturelle et linguistique, on devrait accepter et soutenir tout minorités dans notre pays. Exactement, Il est essentiel de souvenir que la langue française est toujours la langue, qui nous lie cependant les autres langues ont le droit à l’existence.
En outre, pour vivre en accord en la France, on devrait accepter que nous avons les histories differantes et la langue de nos aînés est très importante. La ratification de la Charte approfondirait les relations entre les régions. La permission pour l’éducation dans la langue régionale et la sauvegarde cette langue p.e. à la poste est énormément important pour les gens. Longtemps ils ont compté sur cela, en étant d’accord, on montrerait que la société est tolérante.
Pour conclure , je suis totalement pour la ratification de la Charte Européenne. Consentir à cette directive serait le pas vers l’intégration de notre société. De plus, la protection de la langue est également le soin de l’histoire, sans laquelle on ne saurait pas notre origine. Voilà pourquoi nous nous battrons.

marcdecastel

22/08/2015 11h37

On n’a jamais vu un quelconque commercial signer un contrat international en Basque, Breton, Picard ou autre dialecte régional…
Commençons à pratiquer couramment les langues internationales les plus usitées.
Je ne vois pas ce que le Corse ou le Marseillais va m’apporter si je me déplace en Amérique, en Asie, en Afrique…

Louis

08/09/2015 12h19

Les défenseurs des langues régionales n’ont aucun intérêt à demander la traduction systématique des documents administratifs.

Cela demanderait des compétences, du temps et de l’argent qui ne seraient pas consacrés à l’enseignement et à la diffusion de la production culturelle.

Les langues régionales ont vocation à créer du lien social au niveau local, pas à devenir des nov-langues administratives.

Jean Chalosse

26/10/2015 10h38

a la lecture de cet article, on ne comprend pas l’entêtement de la France à rejeter ainsi son riche patrimoine linguistique , élément éminent de son histoire mais aussi élément important dans la diversité humaine .
Donnez le moyen à ces langues de continuer à exister au quotidien.

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