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Intermittents

Festival d’inquiétudes pour les collectivités

Publié le 13/06/2014 • Par Aude Raux • dans : A la une, France

Festival d'Avignon 2011
Flickr Creative Commons by nd _jaime1
Partie le 3 juin du Printemps des Comédiens, festival organisé à Montpellier, la mobilisation des intermittents du spectacle commence à essaimer dans les territoires. Face aux menaces d’annulations de festivals, à la veille de l’été, si dense en manifestations culturelles et artistiques, l’inquiétude gagne les collectivités. Outre une animation culturelle, les festivals génèrent en effet des retombées économiques, assurent une couverture médiatique à peu de frais et dopent l’activité touristique des territoires.

Programmée mardi, l’ouverture en fanfare de la 25ème édition des Furies a été annulée. Ce festival de cirque et de théâtre de rue, organisé à Châlons-en-Champagne (51), a été perturbé par les intermittents du spectacle qui dénoncent la réforme en cours visant à rendre plus difficile l’accès à leur statut. « L’impact est négatif pour la commune, non seulement en termes de finances, mais aussi d’image », regrette Frédérique Schulthess, adjointe au maire en charge de la culture qui, avec son équipe, fait de son mieux pour informer le public des annulations de spectacles au jour le jour, via le site internet de la mairie et l’affichage numérique. « C’est difficile de voir notre plus grand festival être ainsi remis en cause. Et je ne suis même pas sûre que cette initiative locale va avoir un impact au niveau national, sauf si d’autres festivals sont bousculés partout en France ». Ce qui semble bien parti…

« Nous comprenons les revendications des intermittents » – Parmi les manifestations qui subissent des annulations sous la pression des intermittents : le Printemps des Comédiens à Montpellier. Depuis le 3 juin, date de lancement de ce festival de théâtre et des spectacles vivants, les grèves sont systématiquement reconduites. Autre exemple : la soirée d’ouverture du Festival de théâtre d’Anjou, prévue mardi au château du Plessis-Macé (49), près d’Angers, a, elle aussi, été annulée. « Pas moins de 1400 personnes étaient attendues, souligne le maire, Jean-Pierre Hébé. Le public est déçu ». Avant d’ajouter : « Mais nous comprenons les revendications des intermittents. Elles sont tout à fait légitimes ». Un avis que partage Frédérique Schulthess : « Sans le statut particulier des intermittents, il n’y a aucune assurance pour les petites compagnies, difficile alors d’avoir une stimulation culturelle dans le spectacle vivant ». À Toulouse, le maire, Jean-Luc Moudenc a publié, mercredi, un communiqué de presse prenant acte de l’impossibilité de maintenir la première journée du festival de musique du monde, Rio Loco, première qui s’est finalement déroulée le lendemain : « Il est anormal et injuste que les Toulousains soient privés dans leur ensemble d’un grand événement culturel à cause d’un problème qui se situe au niveau national et qui relève du gouvernement. Je souhaite que le dialogue prévale pour que la suite de Rio Loco soit maintenue ».

Le gouvernement « laisse pourrir le dossier » – En des termes plus musclés Philippe Laurent, président de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) nous confie : « On en veut au gouvernement qui, depuis dix ans, laisse pourrir le dossier des intermittents. Aujourd’hui, il ne trouve rien de mieux que de mettre face à face syndicats et organisations patronales. Il y a urgence à reprendre la concertation avec, en plus, l’Etat et les professionnels. Sans oublier les représentants des collectivités territoriales, partenaires de premier rang de ces manifestations artistiques et culturelles essentielles et, désormais, premiers financeurs publics de la culture ». Conclusion : « L’enjeu est autant national que local. Les intermittents sont de vrais professionnels qui réalisent un vrai travail. Si on signe la fin de ce statut, autant dire adieu à toute une partie de la création ».

La menace pèse aussi sur les festivals à venir. Serge Couteler, adjoint au maire de Carhaix (29) en charge de la culture, s’inquiète : « Si les Vieilles Charrues, prévues du 17 au 20 juillet, n’ont pas lieu cette année, c’est la mort du festival. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement sort des tiroirs le dossier des intermittents à la veille de la période estivale particulièrement riche en festivals. Il ferait mieux de franchir le périph’ pour voir ce qui se passe dans les territoires, au lieu de tout décider depuis Paris ».

Prévu du 5 au 27 juillet, Avignon est aussi en péril : les intermittents ont décidé de mettre la pression sur le gouvernement d’ici au 1er juillet afin d’empêcher la ratification de la nouvelle convention d’assurance chômage en l’état. Pour dénouer la crise, la maire, Cécile Helle, et le directeur du festival, Olivier Py, ont demandé rendez-vous avec le Premier ministre.

« Pour 1 euro investi par la collectivité, les retombées se situent entre 4 et 8 euros. »

On comprend mieux l’inquiétude des élus locaux à la lecture du Panorama économique des industries culturelles et créatives. Publiée en janvier 2014 et réalisée par le cabinet EY, à l’initiative de la plateforme France Créative, cette étude démontre que la culture peut rapporter gros. Selon ce document, « pour 1 euro investi par la collectivité, les retombées se situent entre 4 et 8 euros. ». Et de citer le festival d’Avignon qui « crée 1000 emplois dédiés uniquement à la réalisation de la manifestation et génère plus de 23 millions d’euros de recettes pour Avignon même et les communes environnantes ». Outre une animation culturelle, les festivals génèrent ainsi des retombées économiques, assurent une couverture médiatique à peu de frais et dopent l’activité touristique (hébergement et restauration). À titre d’exemple, Carhaix voit sa population multiplier par… 30 : la commune, qui compte 8000 habitants, accueille 250 000 festivaliers !

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Commentaires

Festival d’inquiétudes pour les collectivités

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achille

14/06/2014 12h26

je pense qu’il faudrait organiser la solidarité entre des artistes  » de premier plan » qui sont très, ou trop bien payés et les intermitents qui permettent la réalisation des manifestations et autres films.

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