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Secours

Les sapeurs pompiers stoppent les relations avec les urgentistes

Publié le 10/06/2014 • Par Mathias Germain • dans : Actu prévention sécurité, France

Réagissant aux récentes déclarations de la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, sur les soins urgents, le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), Eric Faure, a appelé le 10 juin 2014 les sapeurs-pompiers à geler toute relation de coopération, hors cadre opérationnel, avec les agences régionales de santé et les Samu. Il s'est également exprimé sur la proposition d'étatisation des Sdis souhaitée par le secrétaire d'Etat à la réforme territoriale, André Vallini.

« J’invite les sapeurs pompiers à cesser toutes discussions, tous travaux avec les agences régionales de santé et les SAMU », a indiqué le 10 juin le colonel Eric Faure, président de la Fédération nationale des sapeurs pompiers de France (FNSPF). La raison de cette consigne très symbolique, qui ne concerne pas les dispositifs opérationnels, renvoie aux déclarations de la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, le 4 juin dernier.

Soins urgents – « Une hérésie institutionnelle » a martelé le président de la Fédération selon lequel les déclarations de Marisol Touraine sont en contradiction totale avec les directives données le 13 octobre dernier par François Hollande pour organiser l’accès de l’ensemble de la population aux soins urgents en 30 minutes maximum.

En effet, la ministre a déclaré le 4 juin dernier lors du dernier congrès « Urgences » la poursuite du développement des hélicoptères sanitaires, l’intensification du déploiement des médecins correspondants de SAMU, et le lancement d’expérimentations sur l’organisation et le financement des transports sanitaires urgents. «Nous n’avons jamais été associés, ni consultés sur ces mesures », a regretté le colonel qui réclame en vain depuis trois mois une entrevue avec la ministre.

Politique « unilatérale » du ministère de la Santé – Marisol Touraine « persiste dans sa politique unilatérale, dispendieuse et hégémonique afin de mettre en œuvre, seule, la promesse du Président de la République », a déclaré Eric Faure. « Or, François Hollande avait précisément demandé le 12 octobre que les sapeurs-pompiers soient associés aux décisions, soulignant que la base de travail commun devait être non seulement le Référentiel sur l’organisation Secours à personnes-Aide médicale urgente de 2008, mais qu’elle devait être renforcée à partir de l’évaluation de ce même rapport, dont le Président avait demandé la réalisation pour fin janvier 2014… » L’évaluation n’a toujours pas commencé. « Il a fallu plus de deux mois pour que l’IGA et l’IGAS se mettent d’accord sur les termes de la lettre de mission », s’est indigné le président de la Fédération.

Absence de concertation sur les hélicoptères – Pire, la gestion de la flotte d’hélicoptères reste toujours sans pilote. Le ministère de la Santé annonce le déploiement de nouveaux hélicoptères SAMU sans concertation avec le ministère de l’Intérieur, qui dispose de 35 appareils pour la Sécurité civile et 55 appareils pour la Gendarmerie.

« Il faut préciser que les appareils du ministère de l’Intérieur sont des machines très polyvalentes, adaptées à toutes les situations de secours, ce qui n’est pas le cas des 45 machines louées à des sociétés privées sur le compte de l’assurance maladie, a souligné le Dr Patrick Hertgen, vice président de la FNSPF chargé du secours à personnes. On nous a rapporté des situations où les hélicoptères du SAMU sont obligés de se poser et de passer le relais à une ambulance car ils n’ont pas suffisamment d’autonomie. »

A la recherche d’un « dialogue respectueux » – Ces incohérences dans la politique du secours aux personnes ont d’autres conséquences sur le terrain. La mutualisation des plateformes téléphoniques entre le 15 et le 18 est en panne. « Par exemple dans le département du Tarn, l’agence régionale de santé a bloqué le projet, a indiqué le colonel Faure. Ils donnent la priorité à la coordination régionale entre les SAMU », comme si les sapeurs pompiers étaient des acteurs secondaires du secours d’urgence.

Pour résoudre la discorde entre les sapeurs pompiers et les urgentistes, la FNSPF en appelle aux plus hautes autorités de l’Etat afin de retrouver un « dialogue respectueux » entre tous les acteurs du secours et de l’aide médical d’urgence.

Réforme territoriale : la « Fédération » réagit aux propositions d’étatisation d’André Vallini

Faut-il placer les SDIS sous la coupe de l’Etat ? Dans un entretien à la Gazette des communes publié le 9 juin 2014, André Vallini, le secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale se dit favorable à cette perspective (cf entretien du 9 juin). Le président de la FNSPF ne partage pas ce point de vue. « Les SDIS n’ont jamais été étatisés, et il n’y a pas de raisons pour qu’ils le soient. Les SDIS ont simplement besoin qu’on fasse émerger « une gouvernance nationale » de la sécurité civile pour assurer une meilleure coordination. Nous allons mener une réflexion interne pour faire des propositions à l’occasion de notre prochain congrès ». Le financement des SDIS serait-il en péril avec la suppression des départements ? Pas d’inquiétudes de la part de la FNSPF. « Ce n’est qu’une question de fléchage des financements », précise le colonel Eric Faure, le président de la FNSPF. Le financement des SDIS est assuré à 57 % par le conseil général et à 43 % par les communes ou l’intercommunalité. « Or il faut savoir que 83 % des finances du département proviennent de l’Etat. Il suffit que l’Etat alloue directement au SDIS ce qu’il attribuait au conseil général. ».

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Commentaires

Les sapeurs pompiers stoppent les relations avec les urgentistes

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georges

11/06/2014 01h17

Curieusement le lobbying des sapeurs pompiers volontaires semble se prévaloir de porter la parole des professionnels et surtout tente de rendre inaudible celle des syndicats représentatifs seuls légitimes à négocier.
Après la réforme de la filière des pompiers professionnels qu’elle a saccagé avec efficacité pour les catégories C en n’oubliant pas de servir les B et surtout les A, cette pseudo association continue de s’inviter dans toutes les discussions

ecasg

12/06/2014 07h09

Bonsoir Georges,

Donnez-moi un seul exemple d’avantage obtenu par les catégories A.
Par contre, moi je peux vous en donner pour les catégories C (changement de grille, plus de quotas, etc.).
Par ailleurs, dites-moi combien aujourd’hui les syndicats représentent de SPP ? Moi, je peux vous dire que la FNSPF en représente sûrement plus tous les syndicats réunis.

signé un SPP qui croit en la complémentarité et au rôle social des corps de SP

En colere

11/06/2014 05h42

Georges a raison…que vient faire une association dans la gestion de l’organisation du travail des professionnels. Ah j’oubliais il s’agit d’une association dont la présidence est tenue par un officier supérieur et comme le précédent ils souhaitent aisni se sevir de cette présidence pour devenir préfet. En fait il faut que les choses soient très claires: les sapeurs pompiers volontaires sont-ils des travailleurs ou pas? pour la France (qui doit respecter l’Europe) c’est non! donc que vient faire leur association dans les négociations nationales? Afin de mieux les reconnaitre et par souci d’équité vis à vis des pros, il serait bien de faire déclarer à l’IRPP les vacations percues par les volontaires ainsi leur association serait reconnue, l’Etat engrangerait des cotisations et des impots.
Qu’ils s’occupent de ce que doit gérer une association s’ils le font bien ils auront déjà assez de travail

Représentatif

12/06/2014 12h14

SPV : 200 000 personnes
SPP : 20 à 30 000 personnes
C’est vrai qu’en France c’est la minorité qui décide…

Réponse à « En colère » :
1 seul président de la FNSP est devenu préfet (délégué à la sécurité) sur les 15 ou 20… Si ça sert de tremplin, le quota n’est pas terrible…

PS : ça fait 15 ans que j’ai quitté le milieu

hénique daniel

12/06/2014 11h55

A mon époque, début des années 1960, le sapeur-pompier volontaire était attendu pour mettre les mains dans le cambouis de la lutte contre l’incendie et du secours à personne (secourisme) et comme acteur de la vie de la Commune.
En ce début du 21ème siècle, il ne faudrait pas perdre de vue que le Sapeur-Pompier Volontaire, avec courage et dévouement, et le Sapeur-Pompier Professionnel sont devenus des techniciens du risques et méritent le respect de tous.
Dans les turbulences actuelles et futures, ne casser pas « svp » cette structure indispensable au quotidien comme en cas de crise. Merci.

En colere

13/06/2014 08h55

Mise au point !
Tout d’abord je ne « casse » pas le volontaire et je suis d’accord sur le fait qu’on en a besoin, mais en cette période de crise je trouve indécent de payer des volontaires sans que ces revenus soient déclarés ni imposés. En effet le salarié lambda qui fait des heures supplémentaires dans son entreprise doit les déclarer et être imposé dessus, pourquoi deux poids deux mesures? De plus ces mêmes volontaires viennent en fin d’année présenter le calendrier et là encore ne déclareront rien même si une partie de la recette ira à l’amicale pour l’arbre de Noel et la ste Barbe.
Je rejoins Daniel Henique et effectivement on avait dans les années 1960 à 1980 des volontaires qui étaient entièrement bénévoles! BENEVOLES !!!.Maintenant le volontaraiat devient un travail à temps complet sans imposition et c’est cela que je combat. Quand on aime les pompiers et qu’on s’engage dans le volontariat on doit le faire par passion et par générosité non pas pour arrondir ses fins de mois.
Donc oui je trouve anormal que l’Europe dise que les volontaires sont des travailleurs et que la France par le biais de la FNSPF dise non et de plus impose les lois et les ryhtmes à appliquer aux professionnels.Imaginez si moi je pars en stage dans une l’entreprise ou travaille un volontaire et que je demande au patron de l’entreprise de modifier les horaires de travail etc… Pensez-vous que vous n’allez pas me demander de quoi je me mêle ? Ne pensez-vous pas que les syndicats de l’entreprise vont venir me voir et me dire que la négociation doit passer par les représentants du personnel légalement élus.

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