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  • A Orléans, quinze ans de fouilles archéologiques ont modifié la vision de l’histoire urbaine

Archéologie

A Orléans, quinze ans de fouilles archéologiques ont modifié la vision de l’histoire urbaine

Publié le 04/06/2014 • Par Hélène Girard • dans :

Le musée des beaux-arts propose l'exposition "Regards sur Orléans" jusqu'au 6 juillet 2014. Une manifestation inscrite au programme des journées nationales de l'archéologie des 6, 7 et 8 juin. Ses concepteurs – ville, direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) - y montrent comment, à la lumière des fouilles préventives, la connaissance de l’histoire du territoire a considérablement évolué depuis une quinzaine d’années. Jusqu’à mettre à bas certaines idées et images bien ancrées dans les esprits.

Depuis le 1er avril et jusqu’au 6 juillet 2014, le musée des beaux-arts de la ville présente une exposition archéologique intitulée « Regards sur Orléans ». Les concepteurs de cette manifestation – ville, direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) – y montrent comment, à la lumière des fouilles préventives, la connaissance de l’histoire du territoire a considérablement évolué depuis une quinzaine d’années. Jusqu’à mettre à bas certaines idées et images bien ancrées dans les esprits.  Cette exposition a vu le jour grâce à une conduite de projet tripartite

Trois périodes de l’histoire revisitées –  Sur un parcours en huit séquences, le visiteur se voit confronté à plusieurs idées forces, qui remettent en question ce qui était encore récemment des certitudes structurant son imaginaire. En voici les principales, éclairées par Thierry Massat, adjoint scientifique et technique (ATS) à la direction interrégionale Centre-Ile-de-France de l’INRAP et membre du comité de pilotage de l’exposition.

  • Les Gaulois n’étaient pas ce que l’on croit
  • « Introuvable », la ville du 4ème au 6ème siècle s’avère prospère
  • Le haut Moyen-Âge n’était pas pas si sombre

 

Des Gaulois urbains –  Première idée reçue battue en brèche : les Romains ont inventé la ville. Or, les fouilles opérées depuis la fin des années 1990 montrent l’existence d’une ville gauloise au 3ème siècle avant J.C. Ainsi, les archéologues ont mis au jour, sur 25 hectares, une structure avec habitat densifié, organisé. «On peut dire qu’il s’agit d’une ville organisée, car elle est stéréotypée, avec des maisons de 20 à 40 carrés, de forme à peu près carrée, avec un foyer central, et, à l’avant, un plancher protégé par un auvent », explique Thierry Massat. Au fil des découvertes, les archéologues ont identifié des évolutions architecturales, comme l’apparition des maisons à deux pièces. « La population – les canutes, nom de la peuplade gauloise qui vivait dans cette région – était plutôt aisée, certaines pièces de vaisselle ou fibules nous l’indiquent. Quant aux amphores et aux vases, ils nous apprennent que les Gaulois commerçaient avec l’Italie et le Massif central », poursuit Thierry Massat. De quoi réfuter l’image des Gaulois vivant au fond des forêts. « La période telle que révélée par ces découvertes mobilières et immobilières, « est l’aspect le plus novateur de l’exposition», estime Thierry Massat.

Myr Muratet, INRAP

Les fouilles archéologiques en centre-ville ont révélé que les Gaulois commerçaient déjà avec le Massif Central.

La ville « introuvable » du 4ème au 6ème siècle   A partir du 4ème siècle Orléans devient le siège d’un évêché, se dote d’une enceinte et frappe monnaie. Une ville importante, donc. « Pourtant, elle nous livre très peu de vestiges », souligne Thierry Massat. Guère plus qu’une enceinte, à l’intérieur de laquelle on sait que vivait une population. « Mais les quelques vestiges dont nous disposons sont d’une grande qualité, comme ces fragments de sigillée (1) en provenance de Belgique, et même, pour l’un d’eux, d’Afrique. Ce sont les indices d’un réseau de circulation des marchandises. De même, les fibules impériales confirment la présence de fonctionnaires aisés. De plus, pour construire une telle enceinte, il faut des habitants capables de payer un impôt élevé », décrypte Thierry Massat. On est donc loin d’une ville en déclin dans une période troublée par les invasions.

Un haut Moyen-Âge pas si sombre –  Du 6ème au 10ème siècle, période habituellement qualifiée d’âge «sombre», « Orléans se porte très bien» , affirme Thierry Massat. La ville s’organise autour des monuments nouveaux que sont les églises. Elle en compte 27, sans compter un hôtel-Dieu et une synagogue. « On construit alors en dur, avec des techniques nouvelles, des modillons qui soutiennent les poutres de la toiture, des tuiles à la romaine mais de fabrication de l’époque etc. Ces constructions en dur sont une découverte majeure des dernières années », détaille l’archéologue.

Phénomène d’entraînement –  La découverte d’une Gaule urbanisée et d’un haut Moyen-Âge bâtisseur constituent les deux évolutions majeures des connaissances dans le sillage des découvertes dues aux fouilles préventives des vingt dernières années, comme l’expliquait à la Gazette l’ancien président de l’INRAP, Jean-Paul Jacob, lors des journées nationales de l’archéologie de 2012. « C’est à Orléans, qu’on a commencé à parler de ville gauloise, dès 1988. Puis nous en avons fait la démonstration dans les années 2000. A partir de 2009, les archéologues sont arrivés à la même conclusion dans d’autres villes», explique Thierry Massat.
Sébastien Jesset, responsable du service archéologique municipal, estime qu’Orléans s’est aussi montrée pionnière pour la redécouverte du haut Moyen-Âge. « Le phénomène est apparu surtout en milieu rural, avec la multiplication des opérations de fouilles sur les grands tracés (2) et les grandes ZAC (3). A partir de la fin des années 1990, un haut Moyen Age qu’on ne connaissait pas nous est apparu. D’ici à une dizaine d’années, nous seront rattrapés par d’autres villes. Il est clair qu’il y a un phénomène d’entraînement, et que cela incite les autres villes à faire des recherches en ce sens. »

Rendez-vous –  En conclusion du catalogue de l’exposition, les auteurs expliquent que leurs connaissances sur l’histoire de la ville sont évolutives et que leur renouvellement s’effectue « au rythme des aménagements de la ville. » Et d’ajouter : « le passé d’Orléans a encore un bel avenir devant lui. » Une façon de donner rendez-vous au public pour de nouvelles expositions. « Au moment où nous écrivions ces lignes, certaines choses étaient déjà partiellement dépassées. Par exemple, lors des premières visites de l’exposition, nous expliquions que le noyau de la ville devait se situer place De Gaulle, au 3ème siècle. Mais ces dernières semaines, les travaux sur les fouilles de la place du Martroi (4) nous conduisent à étendre ce noyau. »

Restitution des fouilles : une ardente obligation

Avec l’exposition « Regards sur Orléans », la ville entend répondre à une demande du public, nombreux à fréquenter les visites de chantiers de fouilles, et toujours avide d’informations sur le travail des archéologues, les vestiges mis au jour, les connaissances acquises.
« Lors d’un weekend portes ouvertes sur un chantier, nous pouvons accueillir jusqu’à 3000 personnes. Cet intérêt pour l’archéologie est bien plus fort que dans d’autres villes », constate Thierry Massat adjoint scientifique et technique (ATS) à la direction interrégionale Centre-Ile-de-France de l’INRAP. « Certains viennent nous voir pour nous dire qu’ils ont suivi tel chantier situé près de chez eux, et qu’ils voudraient voir les objets qui y ont été découverts », confirme Pauline Marton, responsable du service « ville et pays d’art et d’histoire ».
Dans ce contexte, restituer les connaissances issues des fouilles devient une ardente obligation. « Si l’archéologie est affaire de spécialistes, les résultats qu’elle obtient sont la propriété de tous, martèle Olivier Ruffier, conservateur en chef du patrimoine, en charge de la gestion du patrimoine archéologique urbain des villes de Bourges, Chartres, Tours et Orléans, au service régional de l’archéologie (SRA) de la DRAC Centre. Nous agissons pour et au compte de la société, et il est important d’en rendre compte de manière didactique et intéressante, attractive, vis-à-vis de personnes dont les préoccupations ne sont pas toujours les nôtres et qui ont souvent des idées reçues sur ces sujets. »

Régions

Notes

Note 01 terre rouge servant à la fabrication de céramiques décorées à l’aide de moules Retour au texte

Note 02 chantiers linéaires de construction des axes de communication autoroutier ou ferroviaires Retour au texte

Note 03 zone d’aménagement concerté Retour au texte

Note 04 place emblématique où la municipalité a conduit un programme de réaménagement en 2012-2013 Retour au texte

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