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Elections à l’AATF

Deux listes pour deux visions du rôle des Administrateurs territoriaux : débat

Publié le 04/06/2014 • Par Agathe Vovard Jean-Baptiste Forray Philippe Pottiée-Sperry • dans : A la une, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

Urne
J.P Sageot/Signatures
La Gazette a organisé, à la veille de l’élection à la présidence de l’Association des administrateurs territoriaux de France (AATF) qui se déroule le 6 juin, un débat entre les représentants des deux listes en lice. Deux listes, deux approches, parfois, sur le fonctionnement de l’association, la réforme territoriale et le devenir du cadre d’emplois.

Fabien Tastet, DGS de l’Essonne, candidat de la liste « Votre AATF » et Jean-Christophe Erard, DGS de Caen pour la liste « AATF 2014 », ont répondu à nos questions, et débattu (1).

1) Le fonctionnement de l’association

Quels sont les principaux points de votre programme pour l’AATF ?

Fabien Tastet : Nous sommes soucieux d’être précis sur nos engagements et sur leur inscription dans le temps. Nous pensons que le moment est venu d’affirmer une parole plus forte des territoriaux, alors qu’on redessine le visage de la décentralisation. Ensuite, si elle veut peser dans le débat public, l’AATF doit se professionnaliser, se démocratiser, se moderniser. Elle se trouve en retrait par rapport à d’autres associations de ce type. Enfin, nous devons y amener des regards nouveaux.

Jean-Christophe Erard : Il est important de partir d’une analyse approfondie de la situation, à la fois concernant la décentralisation et notre cadre d’emplois. Les administrateurs ont un rôle spécifique à jouer, car ce sont eux les professionnels de la décentralisation, qui connaissent le mieux les territoires, les besoins de la population, et qui sont à même de traduire ces besoins en politiques publiques.
Notre liste comporte un très grand nombre de propositions, qu’il nous a semblé utile de prioriser. Il faut notamment s’entendre sur notre manière d’investir le débat public. S’exprimer dans la presse professionnelle ou travailler avec les autres associations figure dans notre champ d’action naturel. En revanche, il est très compliqué d’expliquer au grand public, en quelques mots, ce qu’est la décentralisation. Ouvrir les bonnes portes au bon moment est sans doute plus efficace. Nous devons aussi jouer le rôle de « fab lab » : il s’agit en effet de rendre compte des bonnes pratiques, des innovations. Il faut également associer les élèves administrateurs, à travers un rapport annuel coproduit avec l’Institut national des études territoriales (Inet) sur un sujet d’actualité, ce qui alimentera une base de données disponible en ligne.

Quel fonctionnement quotidien de l’association prévoyez-vous ?

F. T. : Si on veut produire – ce que nous faisons plutôt bien, puisque 50 % des propositions de notre manifeste pour la décentralisation ont été reprises par le ministère -, il faut le faire régulièrement. Pour cela, il s’agit de passer à la vitesse supérieure. Notre association ne compte aujourd’hui pas de permanent. La liste de Jean-Christophe Erard se prononce pour le recrutement d’un demi-permanent. Nous prônons plutôt un poste à temps plein, comme nous nous y étions engagés durant le mandat qui s’achève, sans aller jusqu’au bout. Le budget de l’association le permet.
En outre, paradoxalement, pour une association de la décentralisation, nous sommes hypercentralisés. Le bureau compte douze personnes. Le conseil d’administration joue globalement le rôle de chambre d’enregistrement des propositions de cette instance. Et l’association compte des délégations régionales qui vivotent et se trouvent surtout sous le joug d’un processus complexe d’autorisations préalables pour organiser le moindre événement. Dans les six mois à venir, nous souhaitons donner plus de liberté d’action et de moyens aux délégations régionales, en leur transférant 30 % du budget de l’association.

J.-C. E : Notre liste ne présente pas d’écart avec ce qui vient d’être exposé. Mais, sauf à trouver un budget très important, il ne sera pas possible à la fois de recruter un permanent à temps plein, d’accorder 30 000 euros aux délégations, d’organiser un congrès, et de rénover le site internet. Avec 100 adhérents de plus, ce qui serait déjà important, le gain ne serait que de 7 000 euros, ce qui ne permettrait pas de financer un permanent à temps plein. Je ne crois pas que l’argent soit le cœur du problème. Seule importe la manière de nous organiser et de donner des responsabilités aux délégations régionales, en leur confiant la gestion d’un sujet particulier par exemple. Ces dernières ne sont pas non plus visibles sur notre site internet.

2) La réforme territoriale

Comment expliquez-vous le climat actuel de défiance envers les collectivités ?

F. T. : Le service public local a été populaire mais nous avons manqué le virage de la pédagogie. Nous n’avons pas su expliquer les réformes de structure menées dans nos administrations, ni dit suffisamment que nous pesions très peu dans la dette publique…

J.-C. E. : Nous payons l’idéologie dominante contre les fonctionnaires et les impôts. C’est le pacte républicain tout entier qui est aujourd’hui menacé par ce discours.

F. T. : Il est temps, dans ces conditions, de réhabiliter notre fonction d’expertise. Le projet d’observatoire de la gestion publique locale soutenu par le gouvernement est un premier pas en ce sens.

Comment les administrateurs doivent-ils se positionner devant la volonté gouvernementale de réduire de manière drastique le millefeuille local ?

F. T. : Les élus sont légitimes dans le débat public sur les territoires et les métiers qui y sont associés, mais à notre place, nous le sommes aussi. Que nous soyons les derniers à parler serait un comble. Il est important de prendre des initiatives communes avec les autres associations professionnelles. Nous proposons de mettre en place une fédération des territoriaux, qui serait une structure souple, rassemblant le syndicat des directeurs généraux, l’association des ingénieurs territoriaux, etc. pour porter deux ou trois idées fortes. Si nous n’investissons pas le débat, nous regretterons peut-être d’avoir été coupables de « non-assistance à décentralisation en danger ».

J.-C. E. : C’est sur la manière de faire que nous sommes en désaccord. Je ne pense pas qu’il nous appartienne de porter une parole solitaire et corporatiste en direction du grand public. De plus, l’AATF n’en a pas vraiment les moyens. Mais nous sommes favorables à un regroupement des associations et à une collaboration avec les représentants des élus. Tout dépend du cadre dans lequel cela se pratique. Les moyens sont nombreux (réseaux sociaux, colloques, etc.) pour faire participer l’ensemble du cadre d’emplois à ce débat public.

Quel message souhaitez-vous porter ?

J.-C. E. : Le nombre de collectivités n’est pas forcément gage de qualité du service public… On a par exemple multiplié les structures de coopération intercommunale sans forcément atteindre l’efficacité. Nous sommes favorables aux mutualisations. Mais, à court terme, elles ne génèrent pas d’économies.

F. T. : Le risque de recentralisation est très présent. Face à ce danger, nous devons plaider pour que nos collectivités absorbent certains services déconcentrés qui n’ont plus lieu d’être. Pourquoi ne pas imaginer des collectivités qui interviennent à la fois pour leur compte propre et au nom de l’Etat ? Disons aussi clairement que le département reste la bonne échelle, notamment pour recruter les médecins de la protection maternelle et infantile et leur permettre de se déployer sur plusieurs sites.

J.-C. E. : Nous avons besoin d’un véritable partenariat entre les collectivités et l’Etat. Quand on voit que le même gouvernement rétablit la clause de compétence générale pour mieux la supprimer, on se dit qu’il faudrait que les girouettes s’arrêtent de tourner, car on finit par avoir vraiment mal au crâne ! La proposition de pacte de stabilité pluriannuel entre l’Etat et les collectivités fondé sur des critères de bonne gestion, issue du rapport « Lambert-Malvy », va dans le bon sens.

3) Le devenir des administrateurs

La suppression d’un certain nombre de collectivités, en particulier dans le périmètre de la métropole du Grand Paris (MGP), ne limite-t-elle pas les perspectives de carrière des administrateurs ?

J.-C. E. : Les directions générales seront moins nombreuses, mais il y aura toujours des postes à responsabilités et des missions. La réduction du nombre de collectivités et d’intercommunalités pose cependant la question du volume de places ouvertes à l’Inet. Et le report de l’âge de départ à la retraite ne fait que renforcer cette interrogation.

F. T. : Cent postes d’administrateurs correspondant à des fonctions de direction générale disparaissent pour l’instant avec la création de la MGP. Au sein du futur ensemble, le niveau de responsabilité ne sera pas le même, puisque les fonctionnaires de l’Etat veulent tenir le haut du pavé. Il faut ouvrir une discussion courtoise mais ferme avec la mission de préfiguration de la métropole. Ne soyons pas naïfs !

J.-C. E. : Je ne suis pas naïf. Je suis déjà en contact avec le futur directeur de la mission, François Lucas. Nous devons marquer notre territoire afin d’ouvrir de nouvelles perspectives de postes, notamment au sein du Commissariat général à l’égalité des territoires.

En quoi votre liste incarne-t-elle le renouveau pour l’AATF ?

F. T. : Une association comme la nôtre ne peut plus reposer sur l’entre soi et la cooptation. La moitié des membres de notre liste n’étaient pas adhérents de l’association il y a quelques mois. Cette philosophie d’ouverture n’est hélas pas partagée par des représentants de la liste adverse. Certains d’entre eux m’ont dit que le mieux pour une association était de se retrouver dans une arrière-salle de restaurant et d’organiser les choses à quatre ou cinq. Une association, en 2014, ce n’est plus cela.

J.-C. E. : Il y a beaucoup de procès d’intention dans tout cela. A partir du moment où nous organisons une élection, la cooptation n’est plus possible. Je n’étais, pour ma part, pas membre des instances sortantes. Le renouvellement et l’innovation figurent dans les deux listes.

Quelles sont vos propositions pour améliorer le fonctionnement de l’Inet ?

F. T. : Nous souhaitons que soit créé un conseil d’établissement auprès de l’Inet. C’est une revendication de longue date des promotions successives. Aujourd’hui, la gouvernance de l’école repose sur le CNFPT. Les élèves, mais aussi les collectivités et les associations professionnelles, ne sont pas associés.
Ce nouveau fonctionnement permettrait de discuter collectivement sur le contenu de la formation. Par ailleurs, le nombre d’élèves par promotion est fixé de manière unilatérale dans un bureau du CNFPT. Ne faudrait-il pas davantage le corréler avec les attentes des employeurs ? Cette école doit grandir. Le CNFPT est un partenaire mais, pour autant, nous ne devons pas avoir de connivences avec lui. Ce projet de conseil d’établissement nous distingue de l’autre liste.

J.-C. E : Nous aussi, nous souhaitons mieux associer les élèves administrateurs à la formation. Mais nous n’oublions pas qu’ils ne sont pas les seuls formés à l’Inet : il y a aussi les conservateurs, les pompiers… Nous souhaitons privilégier le dialogue ; nous n’avons pas l’intention de manifester devant le CNFPT. Arrêtons de nous tirer des balles dans le pied. L’Inet est une très grande école. Nos institutions sont fragiles et récentes. Nous devons les défendre. Et si le poste de directeur de l’Inet, aujourd’hui vacant, est occupé par l’un des nôtres, cela peut permettre de faire évoluer les choses…

Les mobilités au programme

Le congrès annuel de l’AATF aura cette année lieu à Poitiers, les 5 et 6 juin, et aura pour thème : « Les administrateurs territoriaux face aux défis des mobilités ». Au programme notamment, des tables rondes autour des problématiques suivantes : « les mutations des territoires face aux mobilités des hommes et des activités : quelles réponses des acteurs publics locaux ? » ; « quel rôle peuvent jouer le service public local et les acteurs territoriaux pour accompagner les mobilités ? » ; « la mobilité professionnelle est-elle un frein ou une chance ? », avec une présentation de l’étude réalisée par les élèves administrateurs dans le cadre de l’observatoire social territorial de la Mutuelle nationale territoriale, en partenariat avec l’AATF et l’Inet, sur « les mobilités, un levier de management ? ».

Notes

Note 01 A l’heure où nous organisions le débat, Jean-Christophe Erard était encore le candidat pour la liste « AATF 2014 » à la présidence de l’association. Quelques jours après, il apprenait sa prochaine nomination, en détachement, à compter du 1er septembre, auprès du ministère de la Défense. C’est donc Marie-Claude Sivagnanam, DGS de Cergy, qui porte aujourd’hui les couleurs de la liste « AATF 2014 », ses membres ayant souhaité être représentés par un administrateur territorial en poste dans une collectivité. Retour au texte

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Commentaires

Deux listes pour deux visions du rôle des Administrateurs territoriaux : débat

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Albert

05/06/2014 11h17

suite à cet article, à ce dialogue « électoral » pour la présidence de l’association, je retiendrai plusieurs idées.
la première est la non ou faible parole de nos administrateurs. on ne les entend pas. il est vrai que les postes affectés aux administrateurs sont des postes « sensibles » face aux politiques. l’expression n’est pas si simple, mais les compétences sont là, et la participation au débat, surtout en ces temps de renouveau, me parait indispensable. nos administrateurs ont toute la légitimité pour proposer des organisations pertinentes au vu de leur expérience et de leur formation.
le deuxième point est de renforcer l’image de l’école, d’être présent pour éviter que l’État et ses fonctionnaires « ne prennent le haut du pavé ». Cette école doit rester à la hauteur des citoyens, garder sa simplicité d’écoute du terrain, pour ne pas devenir comme sa grande sœur l’Ena, qui tourne sur elle même, sans savoir vraiment ou elle va. (la clause générale des compétences en est un exemple presque « amusant », sauf que ce sont nos dirigeants de l’exécutif d’État, qui décident et contre décident…..).
pour terminer, je suis favorable à une instance qui regroupe administrateurs, directeurs, ingénieurs, pour définir ou réfléchir à des stratégies. l’État n’est jamais loin, et toujours prêt à « reprendre ses billes ». c’est la FPT qui va diriger les collectivités, grandes régions, métropoles, nous devons être unis pour montrer à tous ces ministères que les compétences des collectivités sont devenues autonomes, fiables , novatrices, et peuvent diriger dans la qualité la transformation de notre beau pays : la France.

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