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Innovation

La communauté urbaine de Lyon met les données au coeur de sa stratégie smart city

Publié le 28/05/2014 • Par Sabine Blanc • dans : Dossiers d'actualité, Régions

Lancée en 2013, la plate-forme Smart Data rassemble les données du Grand Lyon et de ses partenaires, pour la plupart en open data. Une quarantaine de projets doivent s’appuyer dessus, en particulier dans une optique de développement économique.

Cet article fait partie du dossier

Smart city : les clés de la ville intelligente

Placer l’entrepôt de données au coeur de la smart city, telle est la stratégie originale adoptée par le Grand Lyon. « Nous avons identifiés des projets, sur des thématiques courantes comme l’énergie, la mobilité, et Smart Data leur sert de matière première. Ces projets alimentent à leur tour la plate-forme », explique Laurence Martinez, responsable de l’unité diffusion des données au service Information géographique, et gestionnaire de la plateforme.

En tout, une quarantaine de projets ont été identifiés. « Tous n’ont pas une composante numérique, précise Grégory Blanc-Bernard, chef de projet informatique. Smart Data permet la circulation des données, entre les quatre couches : appareils capteurs, stockage, plate-forme et plate-forme de services.

« Produire l’innovation » – Lancé en 2013, Smart Data vise trois objectifs : la « capacité à faire », les « nouveaux services citoyens » et le « développement économique », mais ce dernier a surtout été mis en avant. C’était la volonté de Karine Dognin-Sauze, alors vice-présidente Innovation et Nouvelles Technologies : « Nous souhaitons en particulier mettre en place des leviers de développement économique et produire l’innovation dans cette construction de la ville intelligente », expliquait-elle.

Sur un site unique, le Grand Lyon rassemble ses données et celles de ses partenaires, Air Rhône-Alpes, la ville de Lyon et JC Decaux. Le choix des jeux mis en ligne se fait selon deux approches. « La première est opportuniste, indique Grégory Blanc-Bernard, se déroule au gré des échanges, et permet d’élargir les thèmes. La seconde est plus orientée, en fonction des projets. Comme c’est très ciblé, cela permet d’avancer vite”.

« La question de la propriété des données entre le Grand Lyon et les délégataires de service public a été prise en compte dans les derniers contrats signés », précise encore Antoine Courmont.

Trois licences plus ou moins ouvertes – Trois licences régissent les conditions de réutilisation. Ce mécanisme s’est attiré la critique de certains partisans de l’open data. L’immense majorité des plus de 400 jeux actuellement disponibles sont sous la Licence Ouverte Etalab.

Dès le second niveau, on quitte l’open data stricto sensu puisque la « licence engagée » demande une authentification, « afin de s’assurer que les réutilisations de quelques données stratégiques soient compatibles avec les politiques publiques et l’intérêt général ».

Enfin, la « licence associée » entend « favoriser le développement de nouveaux services et entreprises émergentes ainsi qu’un écosystème concurrentiel équitable. ». Elle prévoit la possibilité de faire payer une redevance « à partir d’un seuil élevé du volume d’activité du produit ou du service créé afin d’éviter les situations de monopole » sur les données à forte valeur ajoutée, comme le trafic en temps réel. Sont exemptés « dans le cadre de l’expérimentation, les universités, les acteurs de la société civile et les PME innovantes ».

Des géants américains bien connus sont dans le viseur : « Le fait de faire payer des données montre qu’elles ont de la valeur. Google ou Facebook ont créé leurs richesses sur des données. Nous voulons donc mettre des garde-fous pour éviter la captation massive des données par des grands groupes, justifiait l’ancienne élue. Il faut les distribuer au bon endroit, quitte à choisir à qui on les donne. Nous aurons une approche au cas par cas. Si on peut accompagner la création économique, nous serons plus souples. »

« Certains acteurs étaient réfractaires par crainte de ces monopoles », poursuit Antoine Courmont, chargé de mission. Cela permet de rassurer et de récupérer des données qui ne sont pas forcément publiques ou dont le statut est incertain, comme celle des opérateurs de parking ou des transports en commun. Certains redoutent aussi que cela expose le business model, il y a eu l’affaire d’espionnage industriel de BMW, les bornes de voitures en libre-service ont été démontées. »

Vu les bénéfices et les moyens desdits géants, il est permis de douter de l’efficacité de la stratégie. « Pour le moment, seuls trois acteurs ont signé pour la licence restreinte, et ils ne payent rien, indique encore Laurence Martinez : une commune, un laboratoire et un bureau d’études qui travaille sur Optimod’Lyon, un des projets smart city ». Antoine Courmont conclut : « c’est un test, on adaptera éventuellement ».

Renault Trucks teste de nouveaux services – L’entreprise Renault Trucks participe à Optimod’Lyon, présentée comme une « plateforme intégrée d’innovation sur la mobilité urbaine et de coopération public-privé sur les systèmes de transports intelligents en milieu urbain », lancée en 2012.

« Sur le volet transport de marchandises, nous travaillons à de nouveaux services pour les chauffeurs afin d’optimiser la livraison, le trajet…, explique Laurent Jacques, responsable des questions de mobilité urbaine. En se basant sur des informations du véhicules et des données du Grand Lyon, nous pouvons avoir des informations plus fines sur le trafic en temps réel, et faire des prévisions, sur la localisation et la disponibilité des aires de livraison, sur les chantiers et autres événements perturbateurs, et améliorer ainsi le cadencement.

La phase de test sur un panel d’utilisateurs déterminera les prototypes intéressants. Il s’agit ensuite de transformer l’essai dans d’autres villes, car « l’enjeu ensuite est d’assurer une qualité de service homogène », poursuit-il, sinon le service n’intéressera pas les clients. Durant cette phase expérimentale, les données sont mises à disposition gratuitement, en attendant une hypothétique commercialisation. Quoi qu’il en soit, « cela nous aide à comprendre et interagir avec des données qui viennent des villes. »

Si la vie des livreurs sera peut-être plus simples grâce au service, ce n’est pas de ce côté qu’il faut chercher pour diminuer la pollution : « ce n’est pas le but d’Optimod, explique Laurent Jacques, qui justifie : “on ne peut pas se passer de transport de marchandises », et met en avant une politique globale, comme le développement des véhicules électriques. Supprimer, non, mais diminuer peut-être…

Lancement d’un living lab – Une partie des expérimentations s’inscriront dans une démarche de living lab, qui vise, pour simplifier, à faire sortir les chercheurs des laboratoires en les associant le plus possible en amont des utilisateurs. En phase de préfiguration, le Lyon Urban Data sera pleinement opérationnel en septembre 2014.

Ce mélange de données publics et privées soulève un certain nombre de questions, à commencer par celle de la vie privée. « Pour le moment, nous n’avons pas de données personnelles, indique Laurence Martinez. Si c’était le cas, un filtrage des réutilisateurs serait effectué, et on resterait sur de l’expérimentation », ce qui est tout l’objet de Lyon Urban Data.
La crainte que cela freine l’ouverture des données semble peu justifiée, d’autant plus qu’une “expérimentation n’a pas forcément vocation à être ouverte », poursuit-elle.

Réutilisation entre communes – Smart Data profite aussi aux collectivités du Grand Lyon, comme l’explique Damien Fauries, responsable du SIG de Chassieu, une commune de 10000 habitants : « Nous mutualisons les informations : les données géographiques de Lyon et de la communauté urbaine sont intégrées dans notre SIG, ce qui permet aux utilisateurs de les voir directement. Par exemple, l’agent en charge du réseau d’éclairage public et de la voirie connait ainsi les chantiers perturbants. »
Les autres communes qui n’ont pas de SIG peuvent utiliser Géonet, un système interne du Grand Lyon, « mais il n’y a pas toutes les données », indique le jeune homme.

S’il est trop tôt pour juger de l’efficacité du dispositif, il est certain qu’il ne facilite pas, pour le moment, l’appropriation citoyenne de l’open data, qui est censée apporter des retombées bénéfiques sur le bon fonctionnement de la démocratie.

Cet article est en relation avec le dossier

Cet article fait partie du Dossier

Smart city : les clés de la ville intelligente

Sommaire du dossier

  1. Les intelligences de la smart city
  2. Traiter les données, un défi pour construire les territoires intelligents
  3. Data city : duel public-privé autour de la donnée locale
  4. Data city : A l’heure des data, « l’ubérisation » de l’intérêt général menace
  5. Data city : équipes, outils, budget…, à chaque collectivité son organisation
  6. Les grands moyens pour redynamiser une ville sur le déclin
  7. Data city : « Une nouvelle structure de confiance pour superviser le traitement des données »
  8. La smart city, à quel prix ?
  9. Les promesses à double tranchant de la ville intelligente
  10. Avec son contrat multiservice, Dijon dessine la ville d’après-demain
  11. Les collectivités locales méconnaissent les métiers du numérique
  12. « Permettre aux collectivités d’avoir accès à des données collectées par des acteurs privés »
  13. Les collectivités désarmées face à Uber et Airbnb
  14. A la recherche du citoyen intelligent
  15. La ville intelligente, une big mother en puissance ?
  16. Une smart city de 10 000 habitants, c’est possible et rapidement rentable
  17. La ville numérique : progrès social ou empilement technologique ?
  18. La smart city, ce n’est pas que pour les grandes villes !
  19. « Il faut rendre la smart city humaine »
  20. « Il faut créer un statut pour les données d’intérêt territorial » – Luc Belot
  21. La Smart city à la recherche de modèles économiques
  22. « La smart city doit être construite avec le citoyen » – Gaël Musquet
  23. La smart city, un concept qui a du mal à éclore
  24. Retour sur investissement : la smart city est-elle une bonne affaire ?
  25. Google, fournisseur officiel de services publics
  26. « Smart water » : comment le partenariat entre Veolia et IBM préfigure l’évolution des services urbains
  27. Maîtriser la donnée, un enjeu central pour la ville intelligente
  28. L’innovation ouverte, un concept au cœur de la ville intelligente
  29. Living Labs : l’innovation par l’usage
  30. Éclairage public : vous avez dit smart ?
  31. Les objets connectés, mais de quoi parle-t-on ?
  32. Objets connectés : de l’optimisation de coûts aux services de demain (1/4)
  33. L’entrepôt de données publiques-privées, prochain graal ou nouvelle usine à gaz ?
  34. Objets connectés : « C’est à chaque collectivité de définir les solutions qui lui semblent pertinentes » (4/4)
  35. Smart city, smart passoire potentielle
  36. Pense-bête pour sécuriser sa ville intelligente
  37. Objets connectés : le regroupement des données aide à mieux œuvrer pour le bien commun (2/4)
  38. Smart city : un portage politique fort pour monter des projets transversaux
  39. Objets connectés : un développement tous azimuts exige des démarches cohérentes (3/4)
  40. Smart city : la formation des agents, un passage obligé pourtant négligé
  41. Smart city : « Réfléchir avec attention, de façon collective et sciemment » aux objectifs assignés à la technologie
  42. La communauté urbaine de Lyon met les données au coeur de sa stratégie smart city
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Commentaires

La communauté urbaine de Lyon met les données au coeur de sa stratégie smart city

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Pas moi

31/05/2014 08h01

Quiconque a déjà testé l intranet du grand lyon sait que ce projet est plombé par une culture du secret et de là sécurité. Il n y a toujours pas de club des dis sur le grand lyon et l article veut faire croire que les informations urbaines sont partagées par les 58 communes ?
Quand a la sélection des données ouvertes, c est colbert qui découvre l internet… Encore un grand pas vers l économie administrée !

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