Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club prévention sécurité

Intégration

Protéger, sécuriser et soigner : assurer le minimum vital dans les bidonvilles

Publié le 28/05/2014 • Par Olivier Berthelin • dans : Actu prévention sécurité, France

roms
Alain Bachellier (Flickr)
Les habitants des bidonvilles, placés par facilité sous l’étiquette « Roms », sont d’origines très diverses. Certaines communes tentent de leur garantir des conditions de vie décentes.

Très visibles et sujet de violentes batailles idéologiques sur l’émigration et la sécurité, les quelque 20 000 habitants des 500 bidonvilles et des squats recensés en France par les associations caritatives et les préfectures focalisent l’attention. Mais les bidonvilles, auxquels on associe les populations Roms, restent mal connus.

Réalités diversifiées – La formule « campements illicites de Roms » recouvre des réalités très diversifiées et des publics variés. Familles squattant des immeubles en friche, ayant bricolé des cabanes dans des terrains vagues ou s’installant la nuit sur des places comme celle de la Bastille, à Paris, sont mises dans le même sac.

« Elles se regroupent au hasard des circonstances et ne présentent guère d’homogénéité. Le critère ethnique n’est pas leur principale préoccupation. Si elles le peuvent, elles se réunissent selon leur pays ou région d’origine, Roms et non-Roms mêlés », précise-t-on à Romeurope. Ce collectif d’associations s’interroge sur la pertinence d’une définition ethnique d’un phénomène qui ne représente qu’un ruisseau dans le fleuve des 3,5 millions de personnes non ou très mal logées recensées par la Fondation Abbé-Pierre.

Ni évacuables ni relogeables rapidement – La disproportion entre la faible ampleur d’un phénomène et les difficultés qu’il semble occasionner pour les pouvoirs publics intrigue jusqu’aux instances du Conseil de l’Europe, qui compare les situations dans les 47 Etats du continent. « L’Espagne, par exemple, a éradiqué 96 % de ses bidonvilles, seules la France et l’Italie gardent de grands sites insalubres où sont regroupés des migrants roumains et bulgares », constate Michaël Guet, responsable du service « Roms et gens du voyage » au Conseil de l’Europe.

La Ligue des droits de l’homme et la plupart des associations impliquées dans ces bidonvilles constatent que les évacuations forcées de terrains à la suite de décisions de justice ou d’incendies aboutissent à la multiplication des sites.

Reconstructions à proximité – Saïmir Mile, président de l’association La Voix des Roms, estime à 10 % la proportion des familles bénéficiant d’un relogement. Celui-ci « correspond généralement à quelques nuitées d’hôtel très loin du site d’origine et dans des établissements mal adaptés aux besoins de familles nombreuses », décrit Alexandre Le Clève, du collectif Romeurope.

Alors, dès l’expulsion, « chacun tente de se réinstaller dans le quartier où il a réussi à nouer des embryons de contacts », précise-t-il en décrivant les bidonvilles qui se reconstituent à quelques encablures des sites détruits.

Solutions d’urgences – « Les procédures d’expulsion sont lentes. Elles dépendent des propriétaires des parcelles, qui ne sont pas toujours identifiés, et de leur capacité à prouver qu’ils ont un projet pour leur site justifiant l’expulsion rapide, dans le cas où le juge prend en compte la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte européenne des droits sociaux, qui imposent un relogement décent comme préalable à toute expulsion », explique l’avocat Henri Braun.

Cependant, confrontées à des situations susceptibles de durer des mois, voire des années, des communes angoissées par la perspective d’accidents pouvant déboucher sur la mort d’enfants tentent de sécuriser leurs principaux bidonvilles en attendant une réelle prise en charge de l’insertion par les services de l’Etat et du département.

Sécurité incendie et gestion de l’hygiène – Après l’incendie d’un squat, en 2011, les services de la ville d’Ivry-sur-Seine (58 200 hab., Val-de-Marne) avaient accompagné l’installation des familles sur un terrain proche de l’ancien hôpital. Alors que les services techniques s’occupaient de l’électricité et des équipements sanitaires, les cadres soutenaient l’action de voisins venus spontanément offrir leurs services aux côtés d’associations spécialisées, notamment dans la scolarisation et la santé. Attendant toujours des solutions de travail et de logement, les habitants du site ont participé à une opération de nettoyage de printemps lors du pont du 8 mai dernier.

Villeurbanne, commune attractive de 145 000 habitants grâce aux transports en commun la reliant au centre de Lyon, abrite aussi des bidonvilles pouvant atteindre, comme en 2006, un total de 450 personnes. La commune, qui ne dispose que de 10 logements d’urgence, a mis en place des procédures de sécurisation des sites en partenariat avec les autres collectivités, selon leurs compétences.

Partenariats multiples – « Nous nous occupons directement de la collecte des déchets, de la scolarisation des enfants en primaire et de la domiciliation au centre communal d’action sociale, qui sont de notre ressort », indique la commune. Pour les autres compétences, elle collabore étroitement avec les services de la communauté urbaine, du conseil général et du service départemental d’incendie et de secours pour la prévention des incendies, qui restent une préoccupation prioritaire.

« Nous demandons toujours l’évacuation lorsque le site appartient à la mairie, afin de nous protéger juridiquement », précise un cadre, reconnaissant que les efforts conjoints des collectivités, de l’Etat et des associations peuvent aboutir à des retours à l’emploi et à des entrées dans un logement.

« Les familles roumaines et bulgares ne sont pas des gens du voyage »

Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé-Pierre

« La fréquente confusion entre Roms migrants et gens du voyage brouille l’approche de la problématique des bidonvilles. Les difficultés des occupants de sites insalubres sont souvent analysées sous un angle ethnique qui masque les problèmes liés à la précarité et à la complexité administrative touchant les familles migrantes de Roumanie et Bulgarie, pays membres de l’Union européenne. Roms ou non-Roms, ils ont dans leur pays d’origine un mode de vie sédentaire. En France, ils relèvent du droit des émigrés alors que les gens du voyage, français depuis des siècles, sont encore soumis à un statut juridique spécial.

Seule une minorité des migrants de l’Est, Roms et non-Roms, se retrouve en grande difficulté dans des bidonvilles. Quelques-uns utilisent des caravanes d’occasion car celles-ci ne coûtent pas cher et sont plus confortables que des cabanes. Ils ne pratiquent pas un mode de vie itinérant et ne sont mobiles que malgré eux, lors d’évacuations de terrains. Quant à la mobilité des gens du voyage pour des motifs professionnels, familiaux ou religieux, elle se fait sur des territoires de faible étendue. »

Les pouvoirs respectifs du maire et du préfet

Les habitants des bidonvilles ne sont pas soumis à la loi du 3 janvier 1969 applicable aux gens du voyage, ni à celle du 5 juillet 2000 relative à leur accueil. C’est pourquoi le maire ne peut recourir à une procédure administrative d’évacuation forcée applicable aux gens du voyage : seul le propriétaire du terrain peut demander au juge l’évacuation.
Ensuite, il appartiendra au préfet d’exécuter, si nécessaire avec les moyens de la force publique, cette décision.

En principe, en vertu de la circulaire du 26 août 2012 et de la Convention européenne des droits de l’homme, des propositions de logement d’urgence et d’accompagnement social doivent être faites avant l’évacuation du site. Le préfet coordonne aussi l’action des collectivités et des organismes intervenant dans le cadre de démarches d’insertion.

Réagir à cet article Vous avez une question ? Posez-la à notre juriste

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur le Club prévention-sécurité

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Protéger, sécuriser et soigner : assurer le minimum vital dans les bidonvilles

Votre e-mail ne sera pas publié

Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X