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  • Rythmes scolaires : « La force de cette réforme, c’est d’associer les communes à la définition d’un projet éducatif local »

[INTERVIEW EXCLUSIVE]

Rythmes scolaires : « La force de cette réforme, c’est d’associer les communes à la définition d’un projet éducatif local »

Publié le 27/05/2014 • Par Stéphanie Marseille • dans : A la une, France

A quelques jours de la date-butoir pour la remise aux Directeurs académiques des services de l'éducation nationale par les communes des projets d’organisation des nouveaux rythmes, le 6 juin 2014, la réforme et le second décret suscitent encore des oppositions. Réactions du ministre de l’Education nationale.

La réforme a fait consensus jusqu’à… son entrée en vigueur. Cette réforme était-elle nécessaire ?

Les questions et tensions se concentrent beaucoup sur le périscolaire, mais la prérogative de l’Etat, et ma compétence de ministre de l’Education nationale, c’est de fixer le temps scolaire, et donc, le rythme des apprentissages. Or, le diagnostic était partagé par tous : les journées de classe sont trop longues, le niveau scolaire des élèves recule, nous sommes les champions de l’Europe dans le poids de l’origine sociale sur le destin scolaire des enfants. Dont acte. On est tous capables de dresser les diagnostics. Mais pour agir, il fallait mettre en place de meilleures conditions d’apprentissage en répartissant le temps scolaire sur 5 matinées et c’est ce que nous faisons.

Etait-il réaliste d’appliquer une réforme des rythmes sans réformer, en même temps, les programmes et la formation des enseignants ?

D’abord, on va faire tout cela, même si ce n’est pas de façon simultanée, à partir de la rentrée 2014. Je veux d’ailleurs souligner qu’en septembre, ce sera la première rentrée avec des enseignants formés issus des ESPE. Pour ce qui est des programmes, cela suppose un travail qui a été confié au Conseil supérieur des programmes, qui prend, lui aussi, du temps et ne pouvait pas être terminé pour la rentrée 2014. Mais je ne crois pas que cela soit ça le problème. Je ne crois pas que tout mener de front aurait facilité l’application de la réforme des rythmes scolaires. Au fond, ceux qui ne veulent pas faire la réforme des rythmes scolaires trouveront toujours des excuses pour ne pas avancer.

A la veille du 6 juin, quatre recours devant le Conseil d’Etat requièrent l’illégalité du décret Peillon. Certains maires affirment qu’ils n’appliqueront pas la réforme et que leur ville restera à 4 jours. De leur côté, les sénateurs UMP ont rejeté le rapport de la mission d’information qu’ils ont exigée. Quelle est votre réaction ?

Si j’ai bien compris, ce rapport a fait l’objet d’un arbitrage politique au bureau national de l’UMP. Si c’est maintenant Jean-François Copé qui décide du sort des rapports au Sénat, dont le travail complète celui de l’exécutif, la légitimité du travail parlementaire est mise à mal ! De la même façon, certains maires, très minoritaires, ont décidé d’entrer politiquement en résistance contre une réforme qui pourtant ne relève pas de leur pouvoir, en appliquant la consigne du bureau national de l’UMP aux enfants de leur commune, ce qui, pour moi, est un non-sens. Est-on obligé d’en passer par ces attitudes qui angoissent les parents ? C’est totalement anxiogène quand un maire dit « je n’ouvrirai pas l’école ». La force de cette réforme, c’était précisément d’associer les communes à la définition d’un projet éducatif local. L’Etat pouvait parfaitement imposer les 9 demi-journées sans discuter. Nous avons choisi de discuter, et parce qu’on le fait, certains maires, très peu nombreux, s’estiment compétents pour fixer le temps scolaire : or, ce n’est pas le cas.

Un maire ne peut pas plus faire obstacle à ce qui ne relève pas de sa compétence, de ses prérogatives et de son pouvoir (le temps scolaire) qu’un ministre ne peut obliger les communes à organiser le temps périscolaire. Quant au rapport de la mission d’information, que les sénateurs se rassurent : j’avais bien décidé de m’inspirer de leur travail.

Pourquoi ne pas avoir attaqué les délibérations municipales qui sont illégales, quand elles contreviennent à un décret ?

Parce que nous pensons que le dialogue est important. Même parmi les maires qui en ont fait un étendard outrancier. J’ai dit que j’étais ouvert. J’ai pris mon téléphone, j’ai appelé des maires de petites villes, de grandes villes, de communes rurales, j’ai étudié les situations un peu particulières, j’ai donné des instructions aux DASEN. Je n’ai certes pas appelé tous les maires réfractaires, mais j’ai essayé d’avoir une oreille attentive à tous ceux qui me demandaient un contact ; il fallait que je redise à la fois ce que nous voulions faire et la fermeté de l’Etat. J’ai reçu Jean-FrançoisCopé (Meaux), parlé à ChristianEstrosi (Nice), Philippe Saurel (Montpellier), Gérard Collomb (Lyon), Hubert Falco (Toulon), Michel Heinrich(Epinal). Les dialogues ont été, honnêtement, très courtois. J’encourage les communes à travailler avec nous, car le 6 juin, le gouvernement proposera une organisation du temps scolaire, probablement sur 9 demi-journées avec le mercredi matin, pour les communes qui ne l’auraient pas fait.

Je salue d’ailleurs le fait que la ville de Bordeaux ait décidé, sans tarder, une organisation du temps scolaire. Et ce en dépit des oppositions, des remarques et critiques du maire de Bordeaux. C’est l’intérêt des enfants bordelais, et de leurs familles, d’être informésle plus tôt possible. Il me semble qu’à Bordeaux, la raison l’a emporté.

N’oublions pas que les parents d’élèves doivent pouvoir scolariser leurs enfants à l’école publique et obligatoire. S’ils voyaient un maire faire obstacle à la scolarisation de leur enfant, le rapport de forcess’inverserait rapidement. Il suffirait d’une famille déposant plainte et la situation serait débloquée.

N’est-ce pas faire retomber la responsabilité sur les parents d’élèves ?

Non, nous les soulagerons, nous ne les rendrons pas arbitres d’une telle situation.

Je vais d’ailleurs écrire à tous les parents du premier degré.. Notre responsabilité collective consiste à apaiser le climat dans l’école. Il y a trop de nervosité autour de l’école, liée souvent à l’offensive de groupes radicaux qui rejettent l’égalité femmes-hommes, trop de nervosité liée à l’instrumentalisation du dossier des rythmes scolaires aujourd’hui.

Le décret du 7 mai 2014 ne semble pas avoir été compris. Quelles étaient vos intentions en le rédigeant ?

J’ai essayé d’avancer de manière pragmatique. Nous avions deux solutions de facilité : passer en force, mais cela revenait à nier les difficultés opérationnelles de la mise en oeuvre de cette réforme, qui existent, ou faire un moratoire pour reporter la réforme. Le choix que nous avons fait, qui n’est pas une solution de facilité, consiste à essayer de tenir compte des difficultés opérationnelles tout en restant ferme sur les principes. Le décret s’adresse aux communes prises de court, soit du fait d’un changement d’équipe municipale, soit parce qu’elles n’avaient pas, jusqu’ici, organisé à l’échelle de la commune d’activités périscolaires et se retrouvent dans la situation de devoir organiser une réponse. Elles peuvent trouver accompagnement, expertise et soutien auprès des CAF, de l’IEN et du rectorat. Nous leur apportons aussi une aide financière pour le périscolaire. Le décret facilite ainsi l’organisation de la réforme pour les communes en milieu rural. Il concerne aussi des communes comme Chartes, Epinal ou Gennevilliers, dont les organisations prévues dérogeaient au décret Peillon. Toutefois, ce décret ne permet pas un retour à la semaine de 4 jours. Il y aura bien, à la rentrée du 2 septembre 2014, 5 matinées de classe pour tous les élèves de l’école publique.

Mais la possibilité de libérer le vendredi après-midi, d’avoir des journées de 6 heures de cours et la « non-sanctuarisation » des petites vacances cristallisent de nombreuses critiques. Lyon, par exemple, annonce son intention de libérer le vendredi après-midi. Quelle est votre réaction ?

La formule des 8 demi-journées et vendredi après-midi libéré n’est pas celle que je préconise : elle est pensée pour le milieu rural, car cela permet de partager les intervenants. Mais je ne peux pas empêcher une commune de proposer une organisation du temps scolaire dans ce cadre, même s’il est, à nos yeux, inadapté. Cela étant, à Lyon comme ailleurs, les apprentissages seront concentrés sur cinq matinées et les enfants en tireront bénéfice. Chacune des organisations est validée par le rectorat. Si on veut alléger la semaine, passer de 24 à 23h, notre préconisation, qui est expliquée dans la circulaire qui accompagne le texte, est de favoriser le rétrécissement des vacances d’été.

Quelle est votre sentiment de parent face à la réforme des rythmes ?

Nous avons eu raison de préciser, dans cette circulaire, les contours de la réforme pour les maternelles. La première année d’expérience a permis de comprendre qu’il ne faut trop multiplier les intervenants autour des plus petits. Les préconisations que nous avons faites concernant l’organisation du temps en petite et toute petite section entre les temps calmes, d’activité, de sommeil et périscolaire sont de nature à permettre aux DASEN d’affiner le dispositif sur le terrain.

Vous avez annoncé la prolongation du fonds d’amorçage d’une année, en direction des communes les plus en difficulté. Quels sont les critères de sélection ?

Je ne peux pas vous le dire à l’heure qu’il est, car les arbitrages sont budgétaires et ne sont pas connus. Or, j’entends avoir une appréciation rigoureuse des besoins réels des collectivités.

Vous avez annoncé vouloir lutter contre les inégalités à l’école : de quelle manière comptez-vous vous y prendre ?

Il est un mythe, celui d’une école républicaine égalitaire. Il est une réalité, celle d’une école où le poids des inégalités sociales pèse lourdement dans le destin scolaire des enfants. Il faut donc attaquer la réalité et non entretenir le mythe. Parler moins de la promesse de l’école, et la tenir davantage. Car la promesse d’égalité n’est pas tenue. Nous mettons donc en oeuvre une politique globale : la priorité au primaire. L’objectif est d’anticiper et prévenir le décrochage. La priorité au primaire se fonde sur la réforme des rythmes scolaires, le dispositif « plus de maîtres que de classes » et la scolarisation avant trois ans. Elle s’accompagne d’une formation initiale et continue renforcée des professeurs et d’une refonte des programmes de l’école élémentaire et du collège, pour qu’on s’entende sur ce qu’un élève doit maîtriser au terme de sa scolarité obligatoire et sur la manière dont on doit évaluer les connaissances et compétences. Elle passe enfin par la refonte des réseaux d’éducation prioritaire, école/collège, autour d’objectifs qui doivent se fonder sur des indicateurs sociaux incontestables. Je m’attacherai à ce que la refonte de l’éducation prioritaire, à partir des 102 REP+, permette une nouvelle carte de l’éducation prioritaire conforme à ce que sont les besoins éducatifs réels du territoire.

Le nouveau décret est source d’inquiétudes pour les animateurs, selon Patrice Weisheimer, secrétaire-général du SEP-UNSA

« Nous avons remonté nos inquiétudes au ministre de l’Education nationale, suite au décret du 7 mai dernier. Le décret et la circulaire sont signés par le seul Ministère de l’Education nationale. Nous demandons à ce que reprenne le travail interministériel qui avait présidé jusqu’à présent, car il ne faut pas oublier que cette réforme impacte deux secteurs professionnels : celui des enseignants et celui des professionnels de l’animation et de l’éducation populaire. Nous relevons un recul sur les projets éducatifs territoriaux, que les communes ne sont plus obligées de mettre en place quand elles s’emparent de ce décret. Par ailleurs, nous ne comprenons pas l’intérêt, pour l’enfant, du regroupement des activités périscolaires en une après-midi de trois heures. Nous attirons d’ailleurs l’attention sur les difficultés que cela entraîne pour les communes : rien ne dit qu’avoir tous les élèves dans un seul endroit en même temps leur facilite la tâche. Enfin, nous attendons toujours la mise en oeuvre, au sein des ESPE, de formations communes à tous les professionnels qui travaillent avec les enfants, ainsi que la valorisation des formations déjà en cours. Enfin, nous nous inquiétons de ce qu’il va se passer dans les communes où les maires assurent ne pas mettre la réforme en place : au final, les animateurs risquent de devoir bricoler un accueil des enfants à la dernière minute ».

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Rythmes scolaires : « La force de cette réforme, c’est d’associer les communes à la définition d’un projet éducatif local »

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franarn

28/05/2014 08h57

Bonjour,

Avant la semaine des 4 jours, les instituteurs assuraient eux-mêmes la 1/2 journée du samedi matin tout en terminant à 16h30 les autres jours. Pourquoi leur a-t-il été fait cadeau de 3 heures ?
Pourquoi les instituteurs n’assureraient-ils pas le temps péri-scolaire ; ceci éviterait bien des problèmes et ils referaient tout simplement leurs 3 heures comme avant.

Onizuka3112

28/05/2014 11h04

@franam Pour autant que je me souvienne, quand j’étais plus jeune, j’avais classe le samedi matin et je finissais l’école en semaine à 16h et non 16h30. Par ailleurs, il ne faut pas voir les instit comme des nounous ou animateurs de garderie. Leur travail ne se résume pas seulement au temps de présence en classe. J’ai moi même une épouse enseignante, et vous n’imaginez pas le temps qu’elle passe à préparer ses séances, à se former, assister à des réunions pédagogiques, etc…
Ce que je constate en tous les cas, et je peux le comprendre c’est que chaque entité défend son bout de gras. Les parents veulent le meilleur pour leurs enfants, en tenant compte de leur cas personnel. Les mairies, elles veulent payer le moins possible. Les organismes périscolaires veulent eux aussi limiter leurs coûts de fonctionnement. Et l’Etat veut imposer sa réforme, et ne peut plus revenir en arrière sous peine de perdre toute légitimité. Au milieu de tout ça, il reste les enfants, qui vont subir.
A titre personnel, ce ne sont pas les rythmes scolaires mis en place qui m’inquiètent mais plus le temps en périscolaire. Mon fils va passer encore plus d’heures en périscolaire et on ne sait pas trop aujourd’hui ce qu’il va y faire. Passées les activités d’art plastique et de cuisine, il reste quoi. Si les animateurs n’ont pas les agréments nécessaires pour faire plus d’activités (comme du sport), j’ai peur que les enfants s’ennuient vite.

Fab

28/05/2014 09h14

Cette réforme imposée va très clairement créer une rupture dans l’éducation des enfants entre les communes ayant les moyens d’organiser des activités intéressantes (je ne parle évidemment pas de « remplissage » d’heures à base de collage et/ou autres activités peu intéressantes) et celles, en milieu rural (donc la majeure partie des communes) qui n’auront pas les moyens de pouvoir le faire (pas assez d’argent, de personnel qualifié, de structures (accueil, sportives…).
Bref, une nouvelle fois une France à deux vitesse avec une réforme préparée par des citadins, sur les conseils de citadins et pour des citadins.
Je ne crois personnellement pas dans ces fameuses études qui stipulent que l’enfant sera moins fatigué avec 5 matinées à se lever tôt par semaine.
L’enfant devra se lever tôt une nouvelle fois et pour pas mal d’entre eux, très tôt afin que les parents puissent les amener en structure d’accueil avant d’aller travailler (garderie, nounou…).
Cette réforme, de plus, n’a pas du tout prévu les situations de tous ces parents qui finissent le travail à 18h (ou plus) et qui laissent leurs enfants à la garderie.
Les enfants vont donc se retrouver avec des journées à rallonge avec des « cours » finissant à 15h30 et ….de la garderie ensuite (pour toutes ces communes qui ne pourront pas organiser d’activités dignes de ce nom.
Se pose les questions également du mercredi pour les enfants dont les parents travaillent: Que fait t-on l’après-midi? Comment emmène t-on les enfants vers les centres de loisirs? La commune?
Bref, une multitude de problèmes qui n’ont pas été pris en compte par ces grans penseurs dans leur tour d’ivoire….

Pierre Dupont

28/05/2014 10h04

Encore un ministre trop loin de la vraie vie.
Les jeunes enfants ont besoin de cette pause et pour ceux qui avaient une activité le mercredi ou samedi matin (musique, sport, ….) vont devoir faire cette activité à la rentrée le soir en semaine : et ils pensent qu’ils seront moins fatigués ??? FOUTAISE
A l’heure où il faut faire des économies pour les mairies (cantine, ..), les conseils généraux (pour le transport scolaire par exemple), cette réforme aura un énorme coût qui sera répercuté une fois de plus sur les famille et les contribuables.

La droite est revenue à 4 jours, la gauche à 4,5 jours : faire et défaire, c’est toujours travailler !

mamouchka

28/05/2014 10h36

une reforme oui mais l faut pensera l’enfant rien qu »a l’enfant mais helas l’enfant Dieu a une vie d’adulte et il est oblige d’avoir une vie collective plus importante que leurs parents et ils me semble que rever et s’ennuyer est une etape importante a la construction de la vie de l’enfant

poilagratter

28/05/2014 12h05

Tout cela est très bien mais n’était pas plus simple et surtout plus juste et équitable que l’éducation nationale prenne en charge la réforme?intervenants, périscolaire etc…..par l’éducation nationale et les communes auraient prêté les locaux nécessaires et entretenu ce qui est déjà un certain coût.

poilagratter

28/05/2014 12h09

Parce que eux aussi ont droit à des temps de réunion de préparation en commun et c’est ce qu’ils font le samedi matin .
Par ailleurs me semble t’il si on avait école le samedi le mercredi non. Tout ça c’est bien quand on peut garder son enfant à la maison, que donc on ne travaille pas ou avons les moyens de le faire garder à domicile. Sinon c’est école ou centre aéré, dans les 2 cas pas farniente, ni grasse matinée.

aden

28/05/2014 01h41

Et pour les enfants handicapés ??? les GRANDS oubliés de cette réforme !! comment cela va se passer ??
Ces élèves particulièrement fatigables se lèvent plus tôt que leurs camarades pour prendre le taxi qui doit les accompagner dans la CLIS qui les accueille en général loin de chez eux. Ils rentrent plus tard que les autres, ajouter une demi-journée de travail en milieu de semaine cela va de toute évidence les épuiser.

· Qu’en est-il des rendez-vous médicaux et autres prises en charge qui ne peuvent pas être assurés par les centres de soins et qui sont programmés en général le mercredi ?

· Les animateurs seront ils formés aux handicaps ? Comment vont ils communiquer avec les enfants sourds par exemple si ils ne connaissent pas un minimum de langue des signes ? Quelles seront les activités proposées ?

· Les enfants ont des soins toute la semaine : Comment cela va t’il s’accorder avec leur rééducation ? Au niveau des transports assurés actuellement par les taxis, le surcoût a t’il été pris en compte, est-ce que le STIF va financer ces voyages supplémentaires? Comment cela va se gérer le mercredi ?

Nous aimerions que le ministre réponde à toutes ces questions et que surtout les journalistes les posent.

zozito

28/05/2014 04h37

franarm,
en tant qu’enseignante, je peux vous dire qu’on ne nous fait cadeau d’aucune heure, à côté de nos heures d’enseignement ,nous avons 108 heures dans l’année à faire réparties de différentes manières (heures de réunion, conseil d’école, aide personnalisée: APC, heures de « formation » le mercredi après-midi.
Je ne peux pas laisser dire ce genre de chose, je peux vous dire également que beaucoup de nos heures sont « bénévoles »car même si nous dépassons et nous le faisons tous nos heures de réunion (entretien avec les parents, orientation des élèves…), rien ne nous est payé ou récupéré.
Il faut se renseigner avant de critiquer, nous sommes beaucoup trop souvent attaqué, à tort, j’ai des enfants en âge scolaire et ils ne me voient pas plus que lorsque je travaillais dans le privé.

langrune

28/05/2014 05h31

pi-peau pi-peau …. vous pouvez toujours choisir ce que vous voulez, les DASEN l’ont dit il n’y a pas de choix, ils se chargent de controler et de proscrire le regroupement des heures sur le vendredi … Comme quoi voter ne sert pas à grand chose dans cette magnifique démocratie qui « fonctionne » avec « l’inertie », « le cause toujours » et « le tu m’intéresses: « ça nous concerne, je te concerte, je me concerte et … je t’embrouille!

mamounette

28/05/2014 08h24

je suis une mamy et le mercrdi est la seule journee ou je peux voir mes petits enfants et avoir des loisirs avec eux
je me mets a la place des parents qui travaillent , problemes d heures , de nounous , la plus part des parents qui ont la chance d avoir la mamy a disposition pour garder les enfants et qui leurs permet de ne pas payer de nounous , sans oublier que les enfants peuvent se reposer chez papy, mamy , il faut compter que sur 4h en plus le mercredi il ny aura que 2h d etudes , entrée 8h30 le temps de se deshabiller , sortir les affaires deja 15 mns de passer, recreations 20mns remonter dans la classe se redeshabiller, s installer encore 10mns , voila reste en gros 40 mns de cours , car les profs arretent le cours 15 mns avant l heure de sortie se qui est normal le temps de ranger les affaires , s habiller , se mettre en rang et sortir
pourquoi envoyer son enfant pour 2h de cours , alors qu il serait plus simple de faire entrer les enfants a 8h et sortir a 17h et lzurs laisser les mercredis pour se reposer

Pad

30/05/2014 10h43

C’est dans votre ville de Trappes, Monsieur le Ministre, que je me suis penché sur les rythmes scolaires en… 1993 ! Délégué de parents d’élèves, je me suis intéressé aux biorythmes de l’enfant en lisant un ouvrage sur la chronobiologie. J’ai ensuite élaboré plusieurs solutions et mené une enquête dont j’ai transmis les résultats à l’IEN, lequel a été favorable de mener une expérimentation. Elle n’a pas eu lieu, la Ville opposant des difficultés logistiques (cantine). A l’époque, il n’était pas question de TAP et les vacances d’été pouvaient être raccourcies jusqu’à deux semaines. 20 ans plus tard de silence sur ce sujet d’importance, ce sont les TAP qui créent la pagaille, focalisant le débat sur l’implication financière des communes. Est-ce bien cela les RS ?

BLAC0347

03/06/2014 05h34

Outre l’aménagement des rythmes scolaires, cette réforme préconise une prise de conscience par les Maires de la necessité d’avoir une véritable réflexion éducative pour les enfants de leur commune: veulent-ils les voir partir ou rester sur leur territoire?
veulent-ils participer à une amélioration globale du niveau d’intégration des enfants dans notre société?
Beaucoup s’en foutent, parce qu’ils ne sont pas capables d’imaginer leur rôle dans le developpement global des individus.

Enfin, comment avoir osé supprimer la formation des maîtres et négliger celle des éducateurs (cf précédente législature)? Pour laisser la plupart de nos enfants dans une précarité intellectuelle propice à une gouvernance par les nantis, un peuple docile aux ordres d’une élite… qui craint les contre-pouvoirs?
Quand seront aplanies les querelles financières, il sera opportun d’admettre le bien fondé de la démarche actuelle.

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