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Fonction publique

Conditions de travail : l’administration peut largement mieux faire

Publié le 19/05/2014 • Par Martine Doriac • dans : A la Une RH, France, Toute l'actu RH

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Après un premier Livre blanc, en 2012, sur la souffrance au travail des fonctionnaires, la Fédération générale autonome des fonctionnaires (FGAF), qui regroupe notamment le syndicat de territoriaux SA-FPT et le syndicat national des inspecteurs en santé publique vétérinaire prépare une seconde étude sur leurs conditions de travail. Assortie de nombreux témoignages et textes de référence, elle sera publiée mi-juin.

Ils ont choisi la date du 15 mai pour présenter leur travail. Une façon, jugée plus constructive par la Fédération générale autonome des fonctionnaires (FGAF), (1), de se démarquer du mot d’ordre de grève lancé ce jour-là par les autres organisations syndicales de fonctionnaires.

Suite à un premier Livre blanc sur la souffrance au travail, publié par la FGAF en novembre 2012, de nouveaux témoignages et points de vue, accompagnés de nombreuses références, vont être publiés le 16 juin dans un second livre blanc sur « Les conditions de travail des fonctionnaires et des agents publics ».

Défaut d’écoute – Assez remontés sur la qualité du dialogue social dans la fonction publique, ils estiment que leur précédent travail sur la souffrance au travail a été trop peu pris en compte. « Madame Lebranchu (ministre de la fonction publique, Ndlr) n’a pas daigné reconnaître la qualité de notre travail », déploreFrançois Portzer, secrétaire général de la FGAF, également président du Snalc-FGAF, syndicat de professeurs des écoles, des collèges, des lycées, qui a envoyé, le 7 avril, une lettre ouverte à Manuel Valls intitulée « Quel dialogue social pour la fonction publique d’Etat ? Deux mesures d’urgence ».

Ce que sa fédération estime être un défaut d’écoute des agents est décortiqué dans l’ouvrage de 384 pages à paraître le 16 juin. Après l’inventaire de 2012 sur les symptômes et effets de la souffrance au travail, ses auteurs demandent que soit mis en place un « système de gestion de la sécurité et de la santé au travail » qui témoignerait d’une meilleure prise en compte des difficultés auxquelles sont confrontés les agents dans l’exercice de leurs métiers.

Violence au travail et sentiment d’injustice – Pour l’instant, prenant au mot les consignes d’évaluation des performances de l’administration, ils la notent d’un petit 2,6 sur 10. « La place laissée à l’initiative constructive est inexistante » estime José Razafindranaly qui suggère une approche intégrée plus globale que la seule prise en compte, dans de récents accords, des risques psycho-sociaux, du harcèlement ou de l’égalité professionnelle.

Exemple de surdité de l’administration, selon ces représentants syndicaux, l’absence de mention du taux d’actes de violences physiques envers le personnel dans le bilan social des ministères. « La quasi-totalité des témoignages met en exergue des situations de violence au travail, associées à un très puissant sentiment d’injustice. Ce sont des situations de violence vécue ou ressentie qui suscitent de la souffrance et contribuent à la dégradation de la santé », précise José Razafindranaly, commissaire divisionnaire honoraire, membre du Syndicat national des commissaires de police, qui a coordonné l’étude et parle de « violence latente, diffuse, insidieuse, insupportable car elle vient de la hiérarchie qui devrait protéger les agents ».

Le dialogue social : une politique publique à part entière – A partir du constat de carence d’un dispositif d’accompagnement et de soutien et d’une évaluation du dispositif de concertation, la FGAF revendique un dialogue social qui serait considéré comme une politique publique à part entière.

« Reconnaitre que la qualité de la fonction publique est une politique publique à part entière sur laquelle le Parlement peut exercer son contrôle sur la base de l’article 24 de la Constitution serait un bond révolutionnaire », estime José Razafindranaly. « On est comme dans un navire ou il n’y a pas d’évaluation des moyens de définir la trajectoire », décrit de son côté Michel Durand, secrétaire général du Syndicat national des inspecteurs des finances publiques, également membre de la FGAF.

Le droit européen, plus protecteur des conditions de travail – Dans ce panorama critique, à quelques jours des élections européennes, le cadre réglementaire européen en matière de conditions de travail est appelé à la rescousse par la FGAF. Jugées plus protectrices mais insuffisamment connues, ses références sont :

  • l’article 31 du titre IV de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne sur les « conditions de travail justes et équitables »,
  • les articles 151 à 161 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, dont l’article153 sur l’information et la consultation des travailleurs,
  • ainsi que la directive cadre 89/391/CEE du conseil du 12 juin 1989 sur l’amélioration de la santé et la sécurité des travailleurs au travail,
  • et différentes directives multisectorielles, notamment sur la violence de tiers et le harcèlement au travail et sur un service de qualité dans les administrations des gouvernements centraux.

« Le droit européen est protecteur à condition de le savoir » rappelait encore José Razafindranaly, le 15 mai, lors de la présentation du Livre blanc.

La qualité de l’autorité hiérarchique, comme condition du bien-être au travail – La confédération européenne des syndicats indépendants (CESI), qui regroupe 41 organisations, et dont la FGAF fait partie à l’échelle européenne, a consulté ses membres sur les mesures prioritaires à prendre dans ce domaine de l’amélioration des conditions de travail.

Les témoignages pointent la qualité de l’autorité et l’existence de conditions satisfaisantes de sécurité comme deux points essentiels. Dans l’une de ses nombreuses propositions, la FGAF retient, pour la fonction publique, le bon exercice de l’autorité statutaire, qui doit selon cette organisation, prendre des décisions, protéger les personnes qu’elle dirige, assumer ses responsabilités et avoir une vision.

« Des cadres qui souffrent mais ne le disent pas »

Déborah Infante-Lavergne, vice-présidente du Syndicat national des inspecteurs en santé publique vétérinaire (SNISPV) (2)

« C’est très compliqué pour nous qui travaillons dans le domaine de la santé publique vétérinaire de parler de souffrance au travail. Notre organisation syndicale a fait trois enquêtes depuis 2008 pour trouver les raisons de la souffrance des cadres dans le secteur sanitaire. La plupart du temps, les raisons sont très concrètes. Avec la réduction des effectifs, dans la fonction publique, les agents n’ont plus le temps de réfléchir. Dans une société où l’on sécurise tout ce qui est fait, on met en place tellement d’outils de reporting et de suivi que les agents passent leur temps à remplir des tableaux.

Outils informatiques inadaptés – Les difficultés ont grandi depuis que notre administration a supprimé l’usage de la suite Office au profit des logiciels libres Open Office. Les agents passent un temps fou à essayer de rendre compatibles ces outils. Dans des services où les effectifs ont été réduits de 20 %, des agents consacrent une heure et demi à essayer d’ouvrir un tableur alors que cela leur prenait cinq minutes auparavant.

Avant de partir en mission, ils doivent remplir cinq ou six formulaires sur ces logiciels incompatibles entre eux, ce qui les obligent à tout ressaisir : l’un de suivi de l’activité, l’autre d’utilisation de leur temps, un autre de frais de déplacement, un quatrième au retour pour informer le ministère de l’agriculture, un cinquième pour la direction des fraudes, etc. Ils passent ainsi plus de temps à expliquer ce qu’ils font qu’à faire.

Une collègue qui partait à Bruxelles pour une négociation sur le bien-être animal a ainsi passé trois heures pour obtenir son billet de train. Un autre passe autant de temps à remplir ses agendas professionnel et personnel car l’agenda professionnel n’est pas compatible avec celui d’un téléphone mobile…

On nous dit qu’il faut réduire les effectifs. Or ce n’est pas de réduction d’effectifs dont on a besoin, mais de travailler intelligemment. Cela devient très lourd à gérer. La fusion de 2010, dans le champ de la sécurité sanitaire, fait que nous dépendons de trois ministères. Chacun veut de l’information pour son ministre sans qu’il y ait de logique de compatibilité entre les logiciels utilisés. Ce qui pouvait passer dans un contexte de « vaches grasses » avec pléthore de moyens ne passe plus aujourd’hui.

Il est en outre très compliqué d’essayer d’impliquer des agents dans une réorganisation administrative quand il n’y a pas la volonté de leur simplifier la vie au travail. On ne peut pas, au moment où l’on réduit les effectifs complexifier la vie des agents. Quand il y a trois comptes rendus différents à faire, des agents, consciencieux, abandonnent ou viennent travailler avec leur ordinateurs personnels pour pouvoir utiliser Excel, ce qui peut inquiéter en termes de sécurité.

Dans nos enquêtes, le sujet informatique revient sur toutes les lèvres. Nous ne sommes pas contre les reporting mais cela ne peut pas se faire de manière excessive, au risque, avec la réduction d’effectifs, de ne plus faire notre travail. Dans l’une des enquêtes, sur une échelle de un à cinq, 16 % des cadres vétérinaires se positionnent sur les deux derniers échelons pour exprimer leur malaise au travail. Et 3 % disent qu’ils ont recours à une aide médicale pour faire face à leur travail. C’est une population de cadres qui souffre mais ne le dit pas ».

Cet article est en relation avec les dossiers

Notes

Note 01 fédération de syndicats de quatre fonctions publiques dont la parlementaire au Sénat Retour au texte

Note 02 qui représente des cadres territoriaux et de l’Etat : inspecteurs de la santé publique vétérinaire, vétérinaires travaillant à titre principal pour l’administration en tant que titulaires ou contractuels, et membres du cadre d’emploi des biologistes, vétérinaires et pharmaciens territoriaux Retour au texte

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Commentaires

Conditions de travail : l’administration peut largement mieux faire

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Radjai

20/05/2014 07h22

Bonjour,
Le manque de confort assurant le bien être de chaque
Fonctionnaire sur son lieu de travail est du a la
Faiblesse, voire l’inexistence des syndicats (5% d’adhérents)
Qui réconforte massivement le pouvoir de l’autorité employeur.
Cette souffrance est illustrée par le manque
D’ambitions et d’épanouissement des fonctionnaires…
Prenons exemple des pays scandinaves ou les
Syndicats sont très forts dont 80% d’adhérents
En retrouvant la place qu’occupaient les syndicats et les
assistants sociaux dans les années 80 et en simplifiant
les procédures et les démarches auprès des tribunaux
administratifs….

isa1312

20/05/2014 07h25

il faudrait un peu plus se soucier du bien etre des fonctionnaires du mal etre au travail que bien des maires des DGS et RH ne se soucient guere ca passe et bien tant mieux et on continue , ne pas tourner autour du pot on sanctionne bien un fonctionnaire pour des faits futile et les responsables eux ne sont pas sanctionner
quelle justice ! pour les plus forts qui sont intouchables mettre fin a cela serait un bon depart

Remede

21/05/2014 06h14

Bonjour à tous
En fait tout ce qui est dit est vrai et ce dans les trois fonctions publiques. Ce qui ne va pas c’est que les dirigeants s’imaginent qu’en ayant le pouvoir ils ont le « savoir ». Or tout être est différent et le fait de suivre une ligne politique sans se préoccuper des dégâts que cela va faire est bien la preuve de la façon managériale inadaptée.
En effet je trouve anormal que les syndicats ne soient pas associés aux décisions et les instances ne soient que des chambres d’enregistrement ou l’on perd son temps puisque les conseils d’administrations ne suivent pas ce qui a pu être voté en CTP ou CHSCT.
Le dialogue social n’est qu’un simple mot car il n’est pas appliqué. Je confirme que les logiciels informatiques gratuits ont fait leur temps….par contre les élus n’oublient pas de se faire équiper de tablettes numériques pour mieux « jouer » en réunion!
Concernant les syndicats ils ne sont rien si les agents ne les suivent pas d’où l’importance de se syndiquer et de choisir et voter pour le syndicat qui n’accepte pas les compromis avec la direction. N’oubliez pas que si vous payer des impôts, vous obtiendrez une réduction d’impôts de 66% de votre cotisation annuelle pour être représenté et défendu cela n’est pas si cher finalement, même en temps de crise.
Enfin il faut en finir avec ces dirigeants qui ne voient rien, n’entendent rien et ne répondent jamais à personne et je rejoins la proposition de sanction envers le dirigeant avisé d’un problème et qui ne bougera pas ou n’apportera aucune solution dans un délai raisonnable mais n’excédant pas un trimestre.

gliglo

01/08/2014 09h34

Je travaille dans la fonction publique territoriale depuis 1995 et je viens de faire un burn out.
Je suis cadre A et j’ai du conduire un projet très tendu politiquement avec deux managers incompétents.
J’ai été victime de graves maltraitances dans le cadre de mes missions.
Je vais mieux et je reprends mon travail à temps plein dès septembre.
J’ai réussi à reprendre mon travail seule avec mes propres ressources !
Les managers souhaitaient mon échec.
Mon burn out aurait été ainsi légitimé et on aurait pu dire à Mr le maire  » vous voyez, c’est quelqu’un de fragile : elle ne peut reprendre son travail !…
Bien cordialement…

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