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Bibliothèques

Vers un accord-cadre sur le livre numérique

Publié le 22/05/2014 • Par Hélène Girard • dans : France

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Le groupe de travail constitué au ministère de la Culture à l’automne 2013 avec les acteurs de la chaîne du livre espère parvenir, d’ici au mois d’août 2014, à un accord sur les conditions d’acquisition d’ouvrages numériques par les bibliothèques. Editeurs et professionnels de la lecture publique sont entrés dans une démarche de compromis.

 

Chiffres-clés

Une offre encore trop minoritaire

  • 48% des bibliothèques municipales (BM) dotées de ressources en ligne (qui elles-mêmes représentent 13% des BM, et 80% des BM de villes de plus de 70 000 habitants) proposent des livres dématérialisés.
  • 67% des bibliothèques départementales de prêt (BDP) dotées de ressources numériques (ces dernières représentant 54% de l’ensemble des BDP).

Etude du Service du livre et de la lecture publique (SLL) du ministère de la Culture, publiée en mars 2014 et portant sur l’automne 2013.

Annoncé par la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, lors du congrès de l’Association des bibliothécaires de France (ABF) en juin 2013, le groupe de travail sur le livre numérique a commencé à ses premières réunions au mois de septembre suivant, avec des représentants des éditeurs (Syndicat national de l’édition), des libraires (Syndicat français de la librairie, Syndicat des distributeurs de loisirs culturels), des bibliothèques (les associations de bibliothécaires), des collectivités (Fédération nationale de collectivités pour la culture et Réseau Carel), et auteurs (Conseil permanent des écrivains).

Offre inadaptée - Cette initiative faisait suite à un constat partagé : l’offre française de livres numériques disponibles pour les équipements de lecture publique reste très insuffisante.
Constat que l’étude publiée par le Service du livre et de la lecture (SLL) à l’occasion du Salon du livre de Paris 2014 a  confirmé et mis en chiffres (Lire « Chiffres clés »). 

Cette situation s’explique par le fait que l’offre des éditeurs destinée aux bibliothèques est encore largement inadaptée. En cause, des tarifs trop élevés, et des contraintes techniques trop fortes :

  • utilisation de dispositifs pour limiter l’accès aux fichiers,
  • limite du nombre d’accès simultanés,
  • existence de systèmes propriétaires qui empêchent l’interopérabilité et la portabilité de l’offre d’un support à l’autre,
  • exclusion, par certains fournisseurs, de l’accès à distance en dehors de la bibliothèque,
  • qualité et diversité des catalogues trop faible etc.

D’emblée la ministre a indiqué qu’elle n’était pas favorable à la voie législative pour fixer les modalités de commercialisation du livre numérique auprès des bibliothèques. La feuille de route fixée par la ministre a donc pour objectif l’élaboration de « bonnes pratiques » en faveur du développement de la lecture numérique en bibliothèque. De même, Aurélie Filippetti n’a de cesse de plaider pour l’intégration des libraires dans la chaîne du livre numérique.

Compromis - C’est entre les éditeurs et les bibliothèques que les discussions sont les plus difficiles. Cependant, au fil des réunions, des compromis se sont dessinés. Ainsi, un accord-cadre devrait être élaboré d’ici à l’été, ce qui permettrait à la ministre d’en annoncer les grandes lignes lors du congrès de la Fédération internationale des associations de bibliothèques et de bibliothécaires (IFLA), à Lyon (Rhône), du 16 au 22 août 2014.

Les représentants des bibliothécaires espèrent bien obtenir les principes suivants :

  • le double accès : depuis les postes informatiques de la bibliothèque et à distance depuis l’ordinateur de l’internaute abonné à cette dernière,
  • la coexistence, au sein d’une même offre, du téléchargement et de la lecture en ligne (streaming),
  • l’accès aux statistiques de connexion aux serveurs des éditeurs, afin de suivre les usages des abonnées à la bibliothèque.

De leur côté, les éditeurs comptent faire accepter le principe de la protection des fichiers, via un dispositif spécifique de type DRM – digital rights management (1). Sujet qui suscite une opposition très forte chez certains professionnels de la lecture publique.

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  1. 1. Révolutionnaire 01/10/2014, 16h56

    Il faut faire des efforts ....on entend que cela mais nos élus ne sont pas prêts à en faire pour eux. Toujours autant de Sénateurs inutiles, de nombreux députés biens payés et absents de l'assemblée, des conseillers généraux ? que font-ils ceux-là ?Des conseillers régionaux ?....mais tout cela a un coût et avant de demander encore aux autres de se serrer la ceinture il faudrait montrer l'exemple et être des sénateurs , députés etc... ordinaires et un salaire ordinaire entre 2500 et 3000 euros serait largement suffisant pour le temps de présence.la fronde monte et je vous assure que lorsque l'étincelle va démarrer il n'est pas dit que le feu soit circonscrit % d’augmentation sur les timbres, 2 cts par litre sur le gasoil etc...point d'indice gelé, augmentation des transports , EDF, GDF etc...La baisse des dotation et la mise en place des régions et métroples va avoir un effet pervers avec la diminution des agents territoriaux, de l'état et de l'hospitalière mais quand la gamelle est vide le 15 mois c'est dangereux: un vieux proverbe paysan dit ceci: quand il n'y a plus de foin à l'étable, les ânes se battent. A méditer.

  2. 2. TansonHenri 01/10/2014, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  3. 3. parisienne 01/10/2014, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  4. 4. Yann 01/10/2014, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  5. 5. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  6. 6. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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