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Transport aérien

La fermeture de l’aéroport Dijon-Bourgogne relance le projet d’un aéroport interrégional

Publié le 13/05/2014 • Par Alexandra Caccivio • dans : Régions

Au 31 mai, l’aéroport de Dijon-Bourgogne suspendra son activité, pour devenir simple aérodrome. Une seule offre – signée SNC Lavalin – a été déposée pour reprendre, après la CCI Côte-d’Or, la gestion de l’aéroport. Le 12 mai, les élus au conseil régional de Bourgogne l’ont rejetée « pour plusieurs motifs d’intérêt général », indique le rapport adopté en session.

Depuis un an, le projet de reprise a subi une série de déboires, avec en premier lieu le retrait du conseil général de Côte-d’Or du pool des financeurs. C’était en septembre 2013. Conséquence : au 1er juin, la région et le Grand Dijon restent les seuls porteurs de l’aéroport, avec un abondement de la CCI limité à 150.000 euros par an.
En décembre 2013, deuxième coup de tonnerre, avec la confirmation par l’armée qu’elle se retire de la base aérienne (la BA 102), accolée à l’aéroport civil. Elle assurait l’entretien du site (400 hectares), sa maintenance, sa sécurité (avec ses propres véhicules pompiers) et une partie des investissements communs, dont le dispositif de radio-télécommunications.

Equation financière – La reprise de ces activités, dans le cadre d’une DSP, représente une charge estimée, par SNC Lavalin, à 1,25 million d’euros par an. Au bas mot car « la collectivité ne connaît pas encore à l’heure actuelle les éléments définitifs » du changement de périmètre, souligne le rapport adopté par les élus à la région.
A cette somme s’ajoute le « prix » de l’OSP (obligation de service public) envisagée pour les lignes Dijon-Bordeaux et Dijon-Toulouse : 2,5 millions d’euros par an si Eastern Airways (l’exploitant actuel) poursuit son activité ; 1,25 million d’euros par an si c’est l’offre de Twin Jet qui est retenue.

Au total, « cela représente entre 13 et 28,5 millions d’euros sur 4 ans, financés par deux collectivités, à un moment où la réduction des dotations d’Etat se traduit par une perte « sèche » de 37 millions sur trois ans », indique Michel Neugnot, vice-président du conseil régional en charge des finances.

Perspective fusion Bourgogne Franche-Comté – Dans ce contexte, « il est urgent d’attendre », résume l’élu. Alors que le processus de fusion est lancé, entre les régions Bourgogne et Franche-Comté, « c’est un sujet prioritaire, qui doit être discuté avec la Franche-Comté », souligne-t-il.

La Franche-Comté est dotée d’un aéroport (à Dole) distant de seulement 50 kilomètres de Dijon. Il est financé par le conseil général du Jura mais, « si les départements disparaissent, la région reprendra les rênes », dit-il. « Ne nous précipitons pas aujourd’hui en nous engageant sur des sommes colossales (18 millions d’euros !) alors que de nouveaux changements vont impacter fortement cet aéroport », enjoint Michel Neugnot.

Dole, aujourd’hui, concentre son activité sur des vols touristiques, organisés en liaisons régulières (Ryan Air, entre autres opérateurs, assurant des liaisons vers le Portugal et le Maroc).
Dijon, de son côté, a développé des vols domestiques (vers Bordeaux et Toulouse) pour désenclaver la région – auxquels s’ajoutent des vols charters l’été. Les deux activités, à l’avenir, peuvent sans doute cohabiter sur un seul site dont les coûts de fonctionnement seront ainsi mutualisés.

« L’entrée en vigueur le 4 avril 2014 des nouvelles lignes directrices sur les aides d’Etat aux aéroports conditionne désormais les aides publiques à l’absence de concurrence entre aéroports situés à une distance inférieure ou égale à 100 kilomètres », rappelle Michel Neugnot.

« De la poudre aux yeux » – En attendant, les partenaires de l’aéroport cherchent une solution pour gérer la transition. Favorable à la constitution d¹une « plateforme interrégionale à Dole », Alain Millot, président du Grand Dijon, indique dans un communiqué qu¹il réfléchit cependant « à une solution technique et juridique qui permettrait de maintenir une activité aéronautique » à Dijon, « pour accueillir des vols privés et des vols d¹affaires ».

« Cette solution pourrait prendre la forme d’un syndicat mixte » qui, à plus long terme, « favoriserait le déploiement d’activités nouvelles et porteuses dans le domaine de la maintenance et de l’hébergement d’aéronefs ».
Cette solution, minimaliste, réduit l’activité de l’aéroport à celle d’un aérodrome. Elle génère un coût net limité à 300.000 euros que le Grand Dijon et le conseil régional se disent prêts à financer… pour partie. Ils lancent l’appel « aux partenaires historiques et à de nouveaux partenaires potentiels ».

« C’est de la poudre aux yeux », estime Franck Canu, directeur de l’aéroport de Dijon, pour qui les élus laissent « l’aéroport mourir à petit feu ». « La situation est la même que l’an passé mais personne ne veut prendre la responsabilité de dire qu’on arrête tout. Dire « on a peut-être un plan B » permet aux élus de dire « on ne ferme pas ». Développer l’aviation d’affaires, pourquoi pas, mais on ne m’a même pas consulté. C’est une niche dans laquelle j’ai une expertise (1). Si c’est vraiment le projet, pourquoi ne pas prolonger mon mandat, qui s’arrête au 31 mai ? ».

Quel avenir pour Eastern Airways en France ?

Eastern Airways, pour développer ses activités sur le continent, avait choisi Dijon pour base. Aujourd’hui, la compagnie britannique se voit donc « délogée » dès le 1er juin, sans solution de repli alors qu’elle exploite également la ligne Lyon-Lorient.

« L’Etat (l’autorité concédante, ndlr) essaie de trouver des solutions pour ne pas arrêter brutalement les lignes régulières », indique Michel Neugnot pour le conseil régional, qui précise que la négociation englobe également les vols charters prévus cet été. Corsicatours, cependant, a préféré annuler tous ses vols Dijon-Figari.

« Eastern Airways a beaucoup investi sur ces vols et n’envisageait pas d’être un jour confronté à ce genre de situation (une fermeture de but en blanc sans solution appropriée) », confie un des salariés d’Eastern Airways qui, à Dijon, emploie 17 personnes. Même si un accord devait être trouvé avec Dole, « les autorisations nécessaires demandent du temps avant d’aboutir », souligne-t-il. De plus, « cela nécessite un nouvel accord commercial entre l’aéroport et la compagnie, qui là encore prend du temps », ajoute-t-il.

Pour lui, l’idée de réunir les deux aéroports n’est pas « sotte », mais il juge négativement « la façon de procéder ». « Il n’y a eu aucune concertation, ni avec les professionnels, ni avec les utilisateurs pour juger la pérennité des lignes. Les décisions sont prises par des gens qui ne connaissent rien à l’aérien. L’offre commerciale, en particulier, est le nerf de la guerre. Les collectivités auraient dû exiger un contrôle plus sévère sur les politiques tarifaires, en contrepartie des subventions données. Or, cela n’a pas été le cas, alors que l’offre tarifaire ne correspondait pas à la demande. » Résultat : quatre ans après leur mise en service, les deux lignes restent déficitaires, sur un aéroport qui transporte 4 fois moins de passagers que celui de Dole (où 100.000 passagers sont attendus en 2014).

Notes

Note 01 Franck Canu était directeur d’exploitation pour Advance Air Support, attaché au bureau de l’aéroport du Bourget, avant d’intégrer l’aéroport de Dijon en 2013. Il dirige en parallèle la société de conseil Onway Associates, spécialisée sur les services en aéroport. Retour au texte

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La fermeture de l’aéroport Dijon-Bourgogne relance le projet d’un aéroport interrégional

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CC70

14/05/2014 09h56

Le soutien du Département du Jura au développement de l’aéroport de Dole-Tavaux est remarquable. Il faut remercier ici M.Perny et sa majorité départementale pour ce choix politique majeur, tant décrié par les vieux dinosaures de la droite et de la gauche « molle » du secteur. L’ensemble des francs-comtois ainsi qu’une partie des bourguignons bénéficie aujourd’hui d’une plateforme aéroportuaire très intéressante et très performante. Il y a des politiques qui ont du « bla-bla », il y en a aussi qui ont des résultats !!! Que ceux-là puissent continuer à travailler de façon pragmatique sans recevoir de leçons de Parisiens endettés jusqu’au cou !

chino

14/05/2014 08h45

Les décisions sont prises par des gens qui ne connaissent rien à l’aérien,et c’est bien regrettable
quelle erreur quelle honte !!!
et DOLE ,que de la poudre aux yeux, tout a leurs image .
combien coûte les subventions données à Ryan air ?
et les routes du Jura qui partes en lambeau!!!

marie

15/05/2014 03h05

Bonjour,

Il me parait aberrant qu’une decision si brutale soit appliquée au1er juin prochain ! Ayant réservé un vol pour les 19 juin et 23 juin prochains. Comment faire pour se faire au moins rembourser les billets. Quelle solution va être envisagée pour les passgers qui à l’aube de cette décision doivent en peu de temps se réorganiser ? Il faut savoir que des billets , des voyages sont toujours en vente de l’aéroport de Dijon à ce jour. Apres avoir contacté EASTERN le personnel ne sait même pas ce qu’il va devenir et ne sait rien. J’immagine que je ne suis pas la seule dans ce cas et que beaucoup de voyageurs vont se sentir perplexes et démunis. Toujours vendre …. !!!!!
Cordialement.

Gérard Menvussa

15/05/2014 08h32

Bonjour à tous,
Je suis consterné de ce que l’on peut lire de certains intervenants sur tous les articles concernant l’aéroport Dijon Bourgogne.
D’abord si la vérité était dite à juste titre et dans les moindres détails sur cette affaire, je pense que tous les médisants retourneraient leur veste et défendraient l’aéroport Dijon Bourgogne.
Mr Patriat alias Grand Guignol qui est le responsable de ce désastreux échec ment sur beaucoup de chose et ne dit pas toute la vérité sur cette affaire. Il y avait un repreneur sérieux, qui plus est un grand groupe privé qui souhaitait investir de l’argent lors de cette reprise de l’aéroport. Mais quand un investisseur injecte de l’argent sur un projet, il est normal qu’en retour il compte sur ce que l’on nomme un délai pour le retour sur investissement. Hors le conseil régional ne voulait laisser que 4 ans à SNC Lavalin, alors que tout le monde le sait, il faut plus de temps surtout si les sommes injectées sont importantes. Cela peut aller de 8 à 20 ans.
Il faut bien préciser également que dans la délégation de service publique, le conseil régional a établi un cahier des charges énormes et ce volontairement en souhaitant que personne ne se proposerait. Manque de chance, il y avait quelqu’un. SNC Lavalin grand groupe Canadien qui gère déjà 15 aéroport en France, un groupe qui tient la route, qui a les compétences et le savoir faire dans le développement des aéroports. Tout ceci est volontaire de la part de tous nos élus, et je pense depuis bien longtemps que la décision était prise. Quand on connait l’histoire complète depuis le début du projet Renaissance, il y a de quoi vomir.
Le conseil régional me fait penser à un grand chêne avec dessous devinez quoi…EH! Des glands.Je vous conseil d’aller lire le facebook de l’aéroport où vous allez être très surpris de ce qui va être révélé dans les jours à venir. Des personnes vont enfin s’exprimer et révéler des choses que vous ne pouvez même pas imaginer. Vous pourrez donc constater par la suite l’attitude lamentable des nos élus.
La vérité sur cet échec du conseil régional, mais également la faute du conseil général, de la CCI…gestionnaire du site, mais tellement mauvaise dans ce dossier.Et pour finir chers concitoyens, n’oubliez pas que vous et moi, les contribuables que nous sommes, avons payés près de 25 millions d’euros, et que vous devriez défendre de toutes vos forces. Si vous écoutez nos deux menteurs, Perny du Jura, et Patriat, ne croyez surtout pas que vous ne payerez pas pour Dole puisque il s’agira d’un aéroport suite au regroupement des 2 régions. Oh! Celle là elle fait mal.
A bon entendeur.
Gérard Menvussa

pierre

18/05/2014 11h08

L’arrêt brutal était « dans les tuyaux », il ne peut y avoir aucun doute ….
Le problème était le financement que plus personne ne voulais faire. On ne parle plus de désenclavement économique régional, on ne parle plus d’intérêt de garder une infrastructure opérationnelle au service de la région, on parle juste de budget. Voilà le résultat d’années de matraquage intellectuel qui consiste à montrer du doigt le cout de l’aérien car la presse aime ça, en oubliant les sommes abyssales investis dans le train dont la gestion est encore plus lamentable que tout.
Le maire de Dijon nous a ému en disant qu’il était tout colère le lendemain de l’annonce …. dans un mois , il sera sur la plage sous son parasol et il aura oublié .
Et l’ancien maire , il fait quoi ?….
Pour Eastern, les pleurnichages de la compagnie ( et non des salariés ) est ridicule. Cette entreprise Anglaise qui ne paye pas ses charges d’entreprises en Françe , connaissait parfaitement le début et la fin du jeu puisqu’elle était financée dans le cadre d’un appel d’offre ou le début et la fin était connue depuis des années . A moins que l’appel d’offre ne soit truqué, elle savait qu’elle risquait de devoir partir…
Et bien bon vent eastern , et que notre industrie Française reprenne le dessus ! A lire l’article , son concurrent Français coutait moins chère ! mais que faisons nous dans ce pays à financer les étrangers quand nous savons faire , et moins cher ??? peut être que tout le monde souhaite que nous ne soyons en France , que des annexes des pays voisins…. Alors il faut le dire ….
Pour les salariés c’est évidemment une autre histoire et je comprends leur déception et angoisse, je leur souhaite bon courage , mais qu’ils tapent sur leur employeur qui a obtenu une autre subvention française dans une autre région, pour qu’ils puisse les relocaliser. C’est la seule solution.

Gérard Menvussa

23/05/2014 05h53

Bonjour, je vous conseille tous d’aller lire ce qu’il se dit sur la gestion lamentable de l’aéroport de Dijon, la vérité sur les décisions prises par des guignols qui ne connaissent rien à l’aéroportuaire, avec une volonté simple : celle de le fermer au profit de Dole. Échec lamentable des gens complètement incompétents.
Cliquez sur le lien suivant:
https://www.facebook.com/vivelaeroportdijonbourgogne
A bon entendeur.
Gérard Menvussa

Gazouillis

28/05/2014 11h11

C’était un aéroport inutile. Et l’aéroport de Paris à deux heures.
Un exemple à suivre pour tous nos aéroports régionaux en surnombre. Et un des moyens de faire des économies de dépenses publiques.

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