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Elections

La moitié des grandes intercommunalités changent de tête

Publié le 05/05/2014 • Par Christiane Wanaverbecq Jean-Baptiste Forray Sylvie Brouillet • dans : A la une, Dossiers d'actualité, France

LOGO ELECTIONS 2014
La Gazette
51 % des communautés d’agglomérations et autres communautés urbaines ont élu un nouveau président. Une personnalité qui n’est pas forcément le maire de la ville-centre… Ce « troisième tour » des élections municipales est le théâtre de subtiles tractations.

Le verdict du troisième tour des élections municipales est sans appel. Dans la foulée du scrutin des 23 et 30 mars, une vague bleue a submergé les exécutifs communautaires. Une grande majorité des 242 groupements urbains (communautés urbaines, communautés d’agglomération, syndicats d’agglomération nouvelle et métropole de Nice-Côte d’Azur) (1) sont désormais présidés par des personnalités de droite. L’opposition occupe une position particulièrement hégémonique parmi les communautés d’agglomération de 50 000 à 100 000 habitants.

Selon le recensement opéré par l’Assemblée des communautés de France, le taux de renouvellement des présidents explose, culminant aux alentours 51 %. Si les alternances politiques ont joué un rôle déterminant dans ces changements, le renouvellement générationnel et les nouveaux périmètres intercommunaux ont aussi pesé. Une majorité des vainqueurs d’avril sont maires. Mais pas forcément issus de la principale commune.

Vogue des tandems – Les découplages présidents-maires de la ville-centre n’ont sans doute jamais été aussi nombreux. Ils relèvent, le plus souvent, de subtils partages du pouvoir. A Marseille, le maire (UMP) Jean-Claude Gaudin laisse le fauteuil de président de la communauté urbaine à l’un de ses seconds au conseil municipal, Guy Teissier (UMP). A Strasbourg, Roland Ries (PS) agit de même envers Robert Hermann (PS).

A Albi, Nancy et Cannes, les premiers magistrats Philippe Bonnecarrère (Divers Droite), André Rossinot (UDI) et Bernard Brochand (UMP) ont transmis le flambeau à leurs dauphins Stéphanie Guiraud-Chaumeil (Divers Droite), Laurent Hénart (UDI) et David Lisnard (UMP). Ils gardent, cependant la présidence sur leur groupement.

Ailleurs, les découplages relèvent davantage de « Yalta » entre des personnalités d’une même génération. C’est le cas, par exemple, à Amiens où Brigitte Fouré (UDI) s’est emparé de la mairie, tandis qu’Alain Gest (UMP) a pris la présidence de la communauté d’agglomération.

Ces découplages peuvent aussi s’apparenter à des dyarchies. A Grenoble, le nouveau maire Eric Piolle (EELV) devra composer avec son collègue (PS) de Pont-de-Claix Christophe Ferrari, élu à la tête de la communauté d’agglomération.

Aucune cohabitation droite-gauche n’est recensée dans les grandes communautés urbaines. A Bordeaux et à Marseille, les couleurs politiques de la ville-centre et de l’intercommunalité coïncident à nouveau.

Cohabitations politiques – On observe, en revanche, des distorsions parmi les communautés d’agglomération. Si la gauche, à Metz, a conservé la mairie, elle n’est toujours pas parvenue à conquérir la présidence de « l’agglo ». A contrario, elle demeure à la tête des intercommunalités d’Angoulême et Limoges. Ceci, malgré ses défaites dans les villes-centres concernées.

Balisé en amont par des accords transpartisans, le scrutin communautaire n’était guère propice au FN et à son discours contre « l’UMPS ». Malgré le gain de onze mairies les 23 et 30 mars, le parti de Marine Le Pen n’accède aux manettes d’aucune intercommunalité. A Hénin-Carvin, il se voit exclu de l’exécutif communautaire.
Au sein de la communauté d’agglomération de Var Esterel Méditerranée, le passage d’un duopole Fréjus-Saint-Raphaël à un groupement de cinq communes a favorisé le maintien de Georges Ginesta (UMP). Sans cette extension, le maire de Saint-Raphaël se serait sans doute incliné face à son collègue (FN) de Fréjus, David Rachline.
Le FN ne tire finalement son épingle du jeu qu’au sein de « l’agglo » d’Avignon. A la faveur d’une alliance avec l’UMP, le maire du Pontet, Joris Hébrard y devient deuxième vice-président.

Ce troisième tour des municipales a aussi engendré son lot de « deals » territoriaux. A Montpellier, le maire (PS) Philippe Saurel a obtenu les faveurs des petites communes. Mais le nouveau président a dû s’engager à ce que son directeur général des services à la communauté d’agglomération ne soit pas le même qu’à l’hôtel de la ville.

A la communauté urbaine du Grand Lyon, Gérard Collomb a fait la même promesse. Un « deal » contraire, selon ses contempteurs, à l’impératif de mutualisation entre les communes et leur intercommunalité décrété par le gouvernement de Manuel Valls. Un accord conforme, selon ses partisans, à l’esprit de la loi du 27 janvier 2014. Le Grand Lyon va en effet se transformer au 1er janvier 2016 en collectivité de plein exercice doté des compétences départementales. La métropole de Lyon devra alors, de ce fait, disposer d’un DGS distinct de celui de sa ville-centre.

« Un scrutin marqué par des arrangements en coulisse »

Rémi Lefbevre, professeur de sciences politiques à L’université de Lille II

« Le fléchage des élus communautaires à l’occasion du scrutin municipal n’a pas réduit l’opacité qui caractérise le choix des exécutifs intercommunaux. L’absence d’un véritable suffrage universel direct a, une fois de plus, favorisé des marchandages et des arrangements en coulisse. De cette façon, un maire inconnu d’une commune de moins de 1 000 habitants a été élu à la tête de l’une des plus grosses communautés urbaines du pays, Lille Métropole. Les groupes de type « Troisième force », qui ne ressortent pas des partis traditionnels, ont monnayé au prix fort leur soutien. Au Grand Lyon, Gérard Collomb (PS) leur doit son élection. Plus que jamais, les mandats intercommunaux sont devenus des positions de pouvoir mais aussi des outils de gestion des carrières locales. Découpler les fonctions de président de groupement et de maire de la ville-centre est pour les élus en place une façon de réduire les risques de dissidence. »

Ces maires battus qui prennent leur revanche

A Bergerac, Narbonne et Argenteuil, la gouvernance locale s’annonce baroque. A l’issue du scrutin communautaire, les maires battus aux municipales conservent en effet leur fauteuil de président de la communauté d’agglomération. A Bergerac, la ville-centre représentant la moitié de la population de l’intercommunalité et un peu plus d’un tiers des délégués intercommunaux, ne compte même aucun élu de la majorité municipale dans le bureau communautaire.

Démutualisation – En réponse, le maire (Divers Droite) Daniel Garrigue a d’ores a demandé à ses cadres « mutualisés » de choisir entre les deux administrations. Un retrait qui ne s’arrête pas là. « Cela concerne l’informatique où intervient le caractère confidentiel des informations, ainsi que les marchés publics, car il y a désormais deux autorités, porteuses de deux projets », explique Daniel Garrigue. Des changements qui ont un coût. L’ancien maire et actuel président (PS) de la communauté d’agglomération Dominique Rousseau chiffre la création d’un service informatique à « 300 ou 400 000 euros ». Daniel Garrigue n’en a cure. « Il n’est pas normal qu’un maire battu d’une ville qui représente la moitié de la population d’une agglomération ait pu se présenter à l’élection de la présidence de l’agglomération », martèle-t-il.

Du côté de Narbonne, la situation s’avère tout aussi tendue. L’ex-premier magistrat, vainqueur du troisième tour des municipales, Jacques Bascou (PS) parle bien de créer une conférence des maires. Mais il juge dans le même temps que « l’agglomération n’est pas là pour apporter un financement aux projets des villes. Elle est une collectivité à part entière », juge-t-il.

En matière d’organisation et de fonctionnement des services, la cohabitation n’aura pas d’effet majeur, car la séparation est totale entre Narbonne et le Grand Narbonne. Mais elle va quand même conduire à remettre à plat quelques procédures. Didier Mouly, le maire (Divers droite) souhaite « une plus grande formalisation des échanges, par exemple des panneaux publicitaires et des salles de réunion ».

A Argenteuil, le vainqueur (d’une courte tête) des municipales, Georges Mothron (UMP) ne décolère pas. Depuis l’élection à la tête de sa communauté d’agglomération de son prédécesseur Philippe Doucet (PS), il envisage de quitter son intercommunalité. Georges Mothron songe notamment à rejoindre la métropole du Grand Paris au 1er janvier 2016.

Cet article fait partie du Dossier

Municipales 2014 : l’effet domino pour les DGS, les agents, les collectivités, sur fond de rigueur

Sommaire du dossier

  1. La droite va entrer en force dans les métropoles
  2. La moitié des grandes intercommunalités changent de tête
  3. Les associations d’élus vont, aussi, changer de tête
  4. Alternance : les rudes lendemains des DGS
  5. Fonction publique : vers un mercato d’envergure où les places vont être chères
  6. Alternance : étranges ambiances dans les services
  7. Mairies « FN » : le syndicat des directeurs généraux sera « vigilant »
  8. Municipales 2014 : Le tour des régions les plus emblématiques
  9. Municipales 2014 : quels enseignements tirer du vote (et non-vote) des banlieues ?
  10. « Seuls le Parti de Gauche et le FN échappent à la dépolitisation » – David Guéranger, politiste
  11. Comment les communes se préparent aux nouveaux modes de scrutin
  12. Election des délégués communautaires : « C’est loin d’être limpide »
  13. « L’intercommunalité éloigne les candidats de la politique partisane » – Jean Pierre Sueur, sénateur
  14. A Hénin-Beaumont, les fonctionnaires territoriaux sur le qui-vive
  15. A Forbach, les fonctionnaires territoriaux face à l’hypothèse Front national
  16. Municipales : ce que les maires FN veulent faire en matière de sécurité
  17. Quand les fonctionnaires territoriaux deviennent des cibles électorales
  18. Municipales : les DGS engagés, forcément engagés…
  19. « Minimiser les problèmes d’insécurité fait le jeu du Front national » – Bernard Alidières, géographe
  20. Femmes têtes de liste pour les élections municipales : carton rouge aux formations politiques
  21. Campagne municipale : combien ça coûte ?
  22. L’emploi s’impose dans la campagne électorale
  23. L’interco, passagère clandestine de la campagne des municipales 2014
  24. Municipales : les impôts locaux, un thème prisé des challengers
  25. Municipales : la sécurité, un thème de plus en plus consensuel
  26. Comment les candidats se positionnent vis-à-vis de la lutte contre l’homophobie
  27. Municipales : les réseaux sociaux à deux vitesses
  28. Récolement post-électoral : les 7 erreurs à ne pas commettre

Notes

Note 01 Ces groupements représentent 35 millions d'habitants, soit 53 % de la population Retour au texte

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