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Opendata

La difficile cartographie du domaine public culturel

Publié le 25/02/2014 • Par Sabine Blanc • dans : Dossiers d'actualité, France

Le ministère de la Culture, en partenariat avec le chapitre français de l’Open Knowledge Foundation (OKFN), a développé un prototype de calculateur de domaine public s’appuyant sur les métadonnées de la BnF, présenté pour la première fois le 17 février. Un tel outil n’est pas simple à mettre en place.

Le calculateur de domaine public est « une étape importante pour la protection et la valorisation du domaine public » lance Camille Domange, chef du département des programmes numériques au ministère de la Culture. Même si le projet présenté lundi 17 février n’est qu’à l’étape de prototype, il a valeur de symbole de la volonté de mieux mettre en avant les oeuvres du domaine public, ce pan de la création actuellement souvent défini par la négative : ce qui n’est plus couvert par le droit d’auteur.
Camille Domange rappelle au passage que son accès serait au programme de la loi sur la création examinée à l’automne 2014.

La concrétisation de l’automne numérique – L’outil a été développé en cinq mois dans le cadre d’un partenariat de recherche inédit avec le chapitre français de l’Open Knowledge Foundation (OKFN), une association qui milite pour l’open data et le partage des savoirs. Il s’inscrit dans le prolongement de la politique impulsée avec l’automne numérique, qui a le soutien de la ministre de la Culture Aurélie Filipetti.

Camille Domange martèle un des slogans de cet automne numérique : « encourager un écosystème d’innovation », car la culture est porteuse de « valeurs sociales, culturelles et économiques ».
En ces temps de vaches maigres budgétaires, l’enjeu est de démontrer que cette politique numérique basée sur l’ouverture est aussi à l’avantage, en monnaie sonnante et trébuchante, des opérateurs culturels. C’était tout l’objet de la démonstration du rapport sur les redevances sur les données culturelles.

Concrètement, comment marche-t-il ? Après avoir entré le nom d’une oeuvre et son/ses auteur(s), les algorithmes calculent en quelques secondes, en analysant les métadonnées attachées à l’oeuvre considérée, si elle est dans le domaine public et donc librement réutilisable. L’oeuvre passe à travers un « chemin de décision », une suite de critères, qui s’affiche à la fin de l’interrogation de la base de données.

L’outil, en open source, et disponible via une API, se base sur une version déjà développée à l’initiative de l’OKFN dans le cadre du projet Communia. Elle prend en compte d’autres juridictions car la territorialité est en effet un des principaux obstacle : le droit d’auteur n’est pas unifié d’un pays à l’autre. Toutefois, cette version bêta n’affiche le résultat que pour le droit français.

calculateur-domaine-public-culture

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Qualité des métadonnées – Ceci en théorie, car identifier qu’une oeuvre relève du domaine public suppose de disposer des métadonnées descriptives complètes, de qualité et sous licence ouverte.
En France, une seule institution répond, aujourd’hui à ces critères : la BnF, depuis qu’elle a mis à disposition, en janvier 2014, ses métadonnées descriptives sous licence ouverte, soit « plus de 12 millions de notices bibliographiques et 2,5 millions de notices d’autorité ».

Françoise Bourdon, du Département de l’Information bibliographique et numérique, a rappelé l’énorme travail effectué par l’institution pour avoir des métadonnées aussi complètes et standardisées que possible selon les canons du web sémantique, la norme internationale MAchine Readable Cataloging, MARC, sur lesquelles planchent 250 catalogueurs.

« Il faut identifier oeuvre, auteur(s) et édition(s) », a-t-elle résumé. On tend vers l’exhaustivité, mais toutes les réimpressions n’y sont pas, deux millions de contributeurs ne font pas l’objet d’une notice, les métadonnées relatives à un auteur sont remplies depuis 1985, les notices d’oeuvres depuis les années 2000. Seul 15% du catalogue a été créé par saisie dans l’encodage MARC.

Bien qu’encore lacunaire, « le travail de la BnF est d’une richesse incroyable pour nous et l’ouverture en open data est aussi très importante », a souligné Pierre Chrzanowski, le président de l’OKFN, promoteur du projet, ajoutant que les contributions étaient les bienvenues pour l’améliorer.
L’outil n’a pas vocation à se substituer à un avis juridique, comme le précisent ses CGU. Il remplit davantage une vocation « pédagogique », souligne encore Camille Domange.

Feuille de route sur les métadonnées – Si cette démo s’appuie sur des oeuvres textuelles, elle est construite pour intégrer tout type d’oeuvre : musicale, cinématographique, picturale, etc. Pour faciliter son amélioration, le ministère de la Culture va publier « une feuille de route dans les prochains jours sur les métadonnées numériques, précise Camille Domange. La vocation, à terme, est de renvoyer vers les oeuvres sur Gallica, Public Domain Review… »
Des oeuvres qui, pour le moment, ne sont pas disponibles en open data. En effet il faut distinguer la faculté pour chacun de consulter ces oeuvres (ce qui est possible sur Gallica par exemple), de celle de réutiliser gratuitement, ou s’approprier ces mêmes oeuvres pour leur réutilisation.

« L’ouverture des métadonnées peut être l’acte 1 de l’open data, celle des contenus est une autre paire de manches », avertit la responsable adjointe de data.bnf.

Conférence « Transmettre la culture à l’âge du numérique »

http://www.dailymotion.com/video/x17hwvm
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