Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club RH

[Opinion] Déontologie

DGS : un peu de réserve s’il vous plaît !

Publié le 24/02/2014 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions, Toute l'actu RH

Colette Lanson

Colette Lanson

Administrateur territorial

Au motif que les prochaines élections municipales « risquent d’amener aux responsabilités locales des élus apparentés ou soutenus par le Front national », un DGS d’une ville, président d’une section départementale du SNDGCT a cru utile de s’interroger dans vos colonnes sur l’incompatibilité d’une collaboration loyale d’un DG attaché aux valeurs de la République et du service public avec ces nouveaux élus.

Le syndicat qu’il préside a même déjà décidé d’exclure de ses rangs les collègues qui s’aviseraient de les servir. Une leçon de démocratie et d’application du statut de la FPT ou je ne m’y connais pas !

Au mépris du statut de la FPT – Qu’en est-il, en effet, du respect du résultat du suffrage universel ? Qu’en est-il, ensuite, du devoir de réserve applicable aux fonctionnaires y compris aux DGS ? De la nécessaire neutralité qui doit être la leur dans l’exercice de leurs fonctions, mais également lorsqu’ils s’expriment en dehors de leur collectivité en qualité de fonctionnaire ? Qu’en est-il, enfin, de l’impartialité dont ils devraient normalement faire preuve à l’égard des administrés, des élus et je dirais même surtout à l’égard des salariés de leur collectivité dont certains voteront forcément Front national ?

Avant même que les résultats des élections ne soient connus, un syndicat de dirigeants territoriaux adopte une position censoriale au nom de soi-disant valeurs républicaines et démocratiques. J’aurais plutôt tendance à dire au mépris du statut de la FPT dont il est pourtant censé veiller au respect.

On le sait, les Français croient de moins en moins en leurs hommes politiques. Le moment est donc mal venu pour que des fonctionnaires prennent des décisions politiques qu’il ne leur appartient pas de prendre, altérant ainsi considérablement la noblesse de leurs fonctions.

Quel sort le syndicat a-t-il réservé aux DG ayant servi les anciens maires de Sarcelles, de Villeneuve-sur-Lot ou encore de Corbeil-Essonnes ? En termes d’incarnation de valeurs démocratiques et républicaines, je crois me rappeler que ces anciens élus nous ont pourtant infligé de bien tristes spectacles… DG ou DGA durant 25 ans, je n’avais jamais adhéré à un syndicat. Aucune raison particulière ne motivait cette non-adhésion. Il y en a une aujourd’hui.

Cet article est en relation avec les dossiers

17 Réagir à cet article

Aujourd'hui sur le Club RH

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

DGS : un peu de réserve s’il vous plaît !

Votre e-mail ne sera pas publié

gils53

25/02/2014 09h41

BRAVO !

charly

25/02/2014 09h48

Je repose la question que j’azvais posée lors de l’article initial et à laquelle aucune réponse n’a pu être apportée : quel est le pourcentage de DG qui restent en poste en cas de changement de majorité.

Une idée reçue veut que la majorité des DG sautent au profit de DG choisis par la nouvelle majorité.

Si c’est le cas, le débat devient sans objet et sans intérêt.

Quelqu’un disposerait-il de statistiques concernant le maintien des DG en poste en cas de changement de majorité ?

Par avance, merci,

Daniel Vanhove

25/02/2014 10h02

jusqu’où peut-on aller, que peut-on accepter au nom de ce devoir de réserve ici sacralisé? La proximité avec les élus, le partage de valeurs, républicaines, sociales, humanistes posent la question de la collaboration (!) avec des élus ayant des opinions qui s’opposent à ces valeurs.
L’administration est-elle neutre, et dans ce cas que recouvre cette neutralité?
La littérature donne un éclairage à ces questionnements (D.Daeninckx-itinéraire d’un salaud ordinaire).
Bonne lecture…
DV.

Bazane

25/02/2014 11h06

La réponse à ces questionnement relève d’une décision individuelle du DGS concerné.
En revanche, il est inacceptable que ce syndicat professionnel dicte, a priori, le comportement que devront avoir ses membres et aille jusqu’à décider leur exclusion au cas où ils ne s’y conformeraient pas.
Cela révèle simplement qu’il ne s’agit pas d’un syndicat professionnel mais d’une officine para-politique qui agit en sous main pour le compte d’un parti sans l’afficher explicitement.

Nunes

25/02/2014 01h54

Qui a écrit cet article? Un partisan du FN?? Un DG surtout dans les grandes collectivités doit être très proche du Maire ou Président et donc partager à minima ses valeurs. Car s’il ne s’entendent pas, emploi fonctionnel ou non, le DG doit patir. En revanche, un journaliste ne doit-il pas faire preuve de neutralité? Un DG se doit d’être plus proche de la politique qu’un journaliste puisque sa principale mission est justement d’appliquer les décisions politiques…

Romain Mazon

25/02/2014 03h34

Bonjour

Puisque vous en êtes à définir les rôles et responsabilités de chacun, celle d’un lecteur consiste, aussi à prendre connaissance de tout l’environnement d’un article. Dans notre cas, il est mentionné, en gras, que l’auteur est Colette Lanson, administrateur territorial. Vous êtes en outre dans la rubrique « Opinion », ainsi qu’il est indiqué. L’auteur défend donc un point de vue, qui est argumenté. Vous pouvez ne pas le partager, mais en invoquant le FN, vous ne débattez pas, vous jetez, gratuitement, l’anathème. C’est regrettable. Nous publions néanmoins votre commentaire, pour la mise au point qu’il nous permet de faire, quant à la richesse du débat (surtout sur un sujet impliquant des DG) que nous espérons permettre sur le site.

Cordialement

Laurent

25/02/2014 06h02

Merci à l’auteur de cet article pour ce point de vue rafraichissant sur notre fonction, et le principal syndicat censé nous représenter.
Je suis entièrement d’accord avec la synthèse de Bazane également.
Et nul besoin de travailler pour l’extrême droite pour qu’on vous regarde de travers…

On devrait pouvoir dénoncer la chasse aux sorcières sans être taxé d’en être une, qu’il s’agisse du FN, de Dieudonné ou d’autres.

J’ignore quelle est le taux de turnover après les élections en cas de changement de majorité, mais tous les DG n’occupent pas un emploi fonctionnel, loin s’en faut.
Il faut donc comprendre que ce président de section sanctionnera tous ses collègues qui n’auront pas la « décence » ni le « courage » de quitter leur poste en cas d’élection d’un Maire FN… Heureusement qu’il est là, la morale sera sauve.

Jean-François Finon

25/02/2014 06h08

Mise au point

La Gazette n’a pas s’excuser de publier des opinions divergentes, voire opposées. Les donneurs de leçons doivent savoir qu’ils s’exposent à en recevoir d’autres en retour. C’est la moindre des choses, et c’est bien comme ça.

Quant aux manifestations d’appartenance et démonstrations de fidélité à tels ou tels principes, on peut s’interroger sur leur finalité. Leur auteur a-t-il quelque chose à prouver ou quelqu’un à convaincre ?

Romain Mazon

25/02/2014 07h42

Merci de votre intervention. Pour être parfaitement clairs, nous ne nous défendons pas ; l’intervention de « Nunes » est simplement l’occasion pour nous de souligner, d’une part, la nature de l’article (une Opinion), ce qui lui avait visiblement échappé et de rappeler, d’autre part, une exigence de débat sur des arguments construits, a fortiori sur un sujet qui concerne l’encadrement des collectivités.

Cordialement

Toto

26/02/2014 11h54

Une démonstration supplémentaire dans cette opinion de l’hypocrisie générale sur la frontière floue réserve/positionnement politique. Comme si certains DG n’étaient pas affiliés à certains partis. Comme si certains n’obtenaient pas leurs postes grâce à cela. Comme s’ils étaient tout le temps neutre. Comme s’ils ne prenaient pas de décisions politiques. Comme si… comme si… comme si… Ce sont parfois ceux qui dénoncent certaines choses qui justement les respectent le moins. Le ton de cet article est tellement passionné qu’on est presque en droit de se poser la question…

Nunes

26/02/2014 12h36

Bonjour la Gazette,
oui en effet, je n’ai pas vu l’auteur, l’encart ne s’était pas affiché à l’écran! Il ne fallait donc pas publier mon commentaire. Par ailleurs, le FN est bien cité dans l’article, non? Cependant, je précise que je respecte bien entendu les personnes ayant des opinions politiques différentes. Je voulait juste dire qu’un DG et un Maire ou Président, c’est comme un couple… Je trouve que vos propos à mon encontre sont hatifs et que vous m’avez mal compris. Bref, je me garderai bien de publier d’autres commentaires car j’ai le sentiment que c’est moi la victime de la chasse aux sorcières du coup! Bonne continuation à tous. Et bon courage en particulier aux DG pour la suite des élections…

Catherine

26/02/2014 05h41

Merci à Colette LANSON pour sa réponse à l’article du visé.
Même s’il est vrai que le DGS et le Maire/Président forment un couple, ce n’est pas une raison pour fustiger les DGS qui pour des raisons qui les regardent souhaitent ou pas travailler avec un politique qui aurait des choix politiques différents des siens (FN ou autre).
Nous sommes encore en démocratie il me semble, je trouve honteuse, voire scandaleuse la position du SNDGCT, ses membres devraient se poser des questions sur sa crédibilité et se demander si ce syndicat connait la place et le rôle d’un DGS.

bent

27/02/2014 10h59

Bonne question Charly.

L’article me pose problème quant au mélange des genres.
Il n’y a pas d’ambiguïté sur le devoir de réserve, la loyauté dont doit faire preuve un fonctionnaire et sa nécessaire réserve. Tout fonctionnaire est susceptible d’être confronté à la mise en oeuvre d’une politique qu’il ne soutient pas, et ce,qu’il soit fonctionnaire d’Etat ou territorial.
Mais cette déontologie n’a aucun fondement quant à l’activité syndicale, fort heureusement. Il me semble même fondamental que les gens se syndiquent autour de valeurs communes et d’un projet social partagé. En ce sens, la question des valeurs véhiculées par un parti tel que celui du front national sont manifestement incompatibles avec celles portées par certains syndicats. Pour appeler un chat un chat, il est clair que dans des syndicats comme la CGT, le parti a été pris de s’opposer aux Front National pour incompatibilité de valeurs sociétales. De fait, il me semble alors plus que logique de ne pas intégrer des partisans du FN dans les rangs de la CGT.
Les élections professionnelles ne sont pas celles des délégués de classe et si différentes organisations syndicales existent, c’est bien que les valeurs, les perspectives et analyses varient, et c’est d’ailleurs l’intérêt.
Il est donc fondamental qu’un syndicat exclut de ses rangs un adhérent qui ne respecterait pas les valeurs défendues par son organisation conformément à sa responsabilité sociale. Et contrairement à ce que j’ai pu lire, il n’est pas question d’officine para-politique (j’adore ces raccourcis d’il y a 20 ans), mais bien d’une vision commune, qui de fait n’est pas forcément compatible avec certains positionnements politiques affichés.

calanque

01/03/2014 01h18

Dans la mesure où les valeurs d’extrême droite entrent en contradiction avec celles du service public, en particulier dans le domaine médico-social, mais pas seulement, et où elles se traduisent très concrètement comme on a pu le voir dans certaines villes du Sud Est , par des mesures intolérables de ce point de vue, les questions posées par l’article cité étaient tout à fait pertinentes.
C’est plutôt la réaction qui m’inquiète.

Moser73

02/03/2014 09h24

Je partage le fond et la forme de l’article ainsi que le commentaire de Bazane.
Bent, si la CGT est aujourd’hui très embarrassée c’est bien justement parce qu’une bonne partie de ses membres vote FN. En revoyant des images de casse et dégradation (préfectures, usines, …) on pourrait même imaginer qu’ils se rejoignent sur ces « valeurs ». Les syndicats ne sont pas plus porteurs de valeurs (Cf. mur des cons) que les citoyens qui font leur job dans le respect des textes, lois, règlements, … Rien n’empêche les DG de changer de crèmerie si cela ne leur convient pas.

françois

03/03/2014 02h42

Voilà un sujet qui fait débat. Ce qui me choque dans les propos, c’est la globalisation : FN = manquement aux principes républicains. C’est un peu simpliste. Je pense que si des candidats du FN sont élus, c’est qu’ils auront réussi à rassembler un nombre suffisant de suffrages. Il est possible que certains veulent violer les lois. Dans ce cas le devoir sera d’alerter le procureur sur les faits litigieux et de refuser de mettre en oeuvre l’ordre manifestement illégal et mettant gravement en péril un intérêt public. C’est au pied du mur qu’on reconnaît le maçon. Il ne faut pas juger a priori, sinon, on condamnerait tous les communistes comme complices du goulag et il conviendrait d’écarter tous ceux qui restent en poste quand ils sont au pouvoir. Ce serait un peu réducteur.
Je comprends donc le point de vue de l’auteur de l’article.

chablais

10/03/2014 05h22

Loin de moi l’idée d’apporter quelque crédit ou caution que ce soit au FN. En tant que DGS, je ne servirai jamais un Maire FN. C’est une question d’éthique personnelle. Par contre, après 30 ans de fonction publique, à l’Etat et dans la territoriale, je suis excédé par les donneurs de leçons. Les élections ne sont plus des combats d’idées, il ne s’agit plus de porter un projet collectif, non il suffit simplement d’assouvir des ambitions et des intérêts particuliers. Et à partir de là, la fin justifie un peu trop souvent les moyens, les dérives sectaires, claniques, partisanes ou personnelles. C’est pour cela qu’il faut clarifier l’existant: soit la politique est un métier et alors on revalorise les indemnités et on va vers le projet de conseiller territorial, on autorise les cumuls,etc………. Soit, justement pour garder l’esprit collectif et une vision désintéressée on interdit le cumul et on la possibilité de se présenter à plus de 2 mandats. Mais comme toujours, on reste au milieu du gué et on s’étonne que le pays soit au bord de la faillite.

Commenter
Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X