Transport

Le tram-train lyonnais redémarre, les interrogations demeurent

| Mis à jour le 17/02/2014
Par • Club : Club Techni.Cités

Erick SAILLET

Arrêtée le 3 décembre dernier suite au blocage d’une roue, un an à peine après sa mise en service, la circulation du tram-train TER de l’Ouest lyonnais a finalement été rétablie le 10 février. Mais, si l’on connait la nature du problème qui touchait le matériel roulant d’Alstom, on n’en ignore encore les raisons…

On semblait parti pour une immobilisation de longue durée, finalement, c’est après seulement deux mois d’arrêt que le tram-train TER de l’Ouest lyonnais a pu redémarrer le 10 février.

Retour en arrière : le 3 décembre dernier, le TER sur la ligne entre Saint-Paul et Sain-Bel mis en service en 2012 avait été suspendu suite à un problème constaté sur une roue du tram-train assurant le service sur plusieurs axes de l’ouest Lyonnais. La décision de suspension de l’autorisation d’exploitation commerciale prise par l’Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) a concerné également la ligne Nantes-Clisson (Pays de Loire) utilisant le même tram-train Citadis Dualis, matériel roulant innovant à plancher bas intégral. Dans le cas lyonnais, le conducteur a dû s’arrêter en gare en raison d’un affaissement des roues sur les rails. Le premier constat rapporté par l’EPSF a détecté une rupture au niveau d’une boite de roulement de bogies.

Le « boitard » en cause – Plus précisément, « c’est une fissure dans la boîte d’essieu – dite « boitard », assurant l’entraxe entre les roues droites et gauches – qui est à l’origine de l’incident » a expliqué Jérôme Wallut, directeur d’Alstom France. A l’invitation pressante de la région Rhône-Alpes le 6 février, il était présent, avec la SNCF, lors d’un Comité de ligne extraordinaire rassemblant les clients du TER.

Si l’on sait de quoi il en retourne concernant la nature de la panne, en revanche ses causes restent encore inconnues : « à aucun moment, il n’y a eu d’erreur flagrante, une enquête est en cours pour savoir ce qui s’est passé » indique Jérôme Wallut, en reconnaissant que son entreprise assumera toutes les conséquences du résultat.

Le problème résidait dans l’alliage et la conception de la pièce par un fournisseur, « la solution exigeait donc de renforcer et de redessiner la pièce, ce que nous avons fait pour le 6 janvier » estime le patron d’Alstom. « 150 personnes ont travaillé d’arrache-pied 7/7 jour, même pendant les fêtes » assure-t-il.

Enjeu national – Depuis début janvier, donc, toutes les rames sont progressivement modifiées pour un retour à la normale du trafic TER début avril. L’opération porte sur 30 rames en service à Nantes et Lyon (sur 48 commandées).

L’enjeu technologique et commercial est important puisque le marché français prévoit une commande optionnelle de 170 rames environ, dont la moitié en Ile de France.

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