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Rencontre Club prévention sécurité

A Aix-en-Provence, les professionnels passent au crible les priorités gouvernementales

Publié le 21/02/2014 • Par Hugo Soutra • dans : Actu experts prévention sécurité, Comptes-rendus des rencontres d'actualité prévention-sécurité

De gauche à droite: Anny Flachier, Christine Trossero, Yvan Grasso, Cyril Yerolimo, Françoise Astier, Grégoire Türkiewicz, Hervé Jouanneau (journaliste), Régis Fonlupt
De gauche à droite: Anny Flachier, Christine Trossero, Yvan Grasso, Cyril Yerolimo, Françoise Astier, Grégoire Türkiewicz, Hervé Jouanneau (journaliste), Régis Fonlupt HS
A l'occasion de la 12ème rencontre du Club prévention sécurité, 120 "coordos", policiers municipaux et élus locaux ont débattu le 6 février 2014 à Aix-en-Provence des nouvelles orientations de la stratégie nationale de prévention de la délinquance et de ses conséquences sur leurs pratiques professionnelles.

« Six mois après sa mise en oeuvre, que vous inspire la nouvelle stratégie nationale de prévention de la délinquance ? ». Telle est en substance la question posée aux professionnels de la prévention réunis le 6 février à la Maison méditerranéenne des sciences de l’Homme à l’Université d’Aix-Marseille. Cinq préoccupations sont ressorties de l’échange.

1. Conforter la médiation sociale

Lassés de la prédominance de l’approche sécuritaire, la priorité accordée par le gouvernement à la médiation sociale dans la nouvelle stratégie nationale de prévention de la délinquance est saluée par nombre de professionnels. Néanmoins, ce rééquilibrage a suscité plusieurs interrogations.

Quelles missions ? – « Le rôle du médiateur social est parfois flou et ambigu, à force de naviguer entre la tranquillité publique – tâche propre à la police municipale – mais aussi de l’action judiciaire – propre à la police nationale – ou des opérations de sécurisation des parties communes des immeubles – souvent menées par les bailleurs sociaux » souligne Régis Fonlupt.
Ce coordonnateur du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance de Lyon (Rhône) souhaite « clarifier la place du médiateur social par rapport aux acteurs de la tranquillité publique tels qu’on les connaît habituellement. »

Tout en insistant sur la nécessité de donner des moyens à ces actions qui passent par des recrutements contractualisés, il observe, à l’instar de son collègue de Martigues (Bouches-du-Rhône) Cyril Yerolimos, que les médiateurs sociaux s’avèrent bien souvent perdus entre accompagnement social et rappel à l’ordre.

Un hiatus également relayé par Grégoire Türkiewicz, coordonnateur du CLSPD de Marseille (Bouches-d-Rhône) car ce qui relève du champ de compétences appartenant au pouvoir régalien, ou de la tranquillité publique et donc du maire, ne saute pas forcément aux yeux des coordos. Il nous reste encore beaucoup de travail pour travailler les deux champs de compétence de front ».
Selon lui, il reste encore aujourd’hui très difficile pour les coordos de donner une injonction au chef de la police municipale, plus légitime qu’eux sur la tranquillité publique aux yeux du maire.

2. Clarifier les missions des professionnels : animateurs ou spécialistes ?

S’il affirme « valider toutes les composantes du nouveau plan », le coordonnateur prévention-sécurité de la ville de Marseille met l’accent sur la clarification des missions de son métier aux multiples facettes. « Il ne s’agit pas pour le  coordonnateur de revêtir un jour les habits du travailleur social et le lendemain ceux du policier. Ce qui nous est demandé, c’est la mise en place de projets et l’animation des forces en présence afin d’allier les deux approches de suivi individualisé et de tranquillité publique » rappelle-t-il.

Généralistes ou spécialistes ? – Si elle lui donne raison sur la dimension généraliste de leur métier les amenant à collaborer avec des acteurs aussi divers que la police, la justice, les bailleurs sociaux ou l’Education nationale, la coordonnatrice du CLSPD de Givors (Rhône) Anny Flacher fait valoir que « les coordos sont des spécialistes, que ce soit en termes de prévention de la délinquance, de sécurité, de sûreté, etc… »

Une vision que ne partagent pas certains de ses collègues, pour qui la tâche première des coordonnateurs reste de faire l’interface entre les différents acteurs du partenariat local et d’acculturer chacun aux missions de l’autre.
Ainsi, Christine Trossero, coordonnatrice d’Aix-en-Provence, s’interroge ouvertement sur les nouvelles orientations de la stratégie : « c’est dans la continuité des plans nationaux et départementaux précédents, mais il est évident que nous allons de plus en plus vers du suivi personnalisé et de l’individualisation » analyse-t-elle, sceptique.

3. Mieux reconnaître le métier de coordonnateur

Toujours selon Christine Trossero, la reconnaissance du coordonnateur est la clé de voûte de son efficacité. « Pour faire du suivi individualisé, il faut activer le réseau, désamorcer les nœuds et être en possibilité d’avoir des retours de la part de nos partenaires. Avec la stratégie nationale, l’Etat nous présente les axes et la manière de les adapter sur le terrain, mais il oublie que nous ne sommes pas seuls mais dépendants de nos partenaires » regrette-t-elle.

Reconnaissance institutionnelle – La reconnaissance en interne – un membre du public propose par exemple que le coordonnateur soit rattaché à la direction générale de sa collectivité, afin de « dépasser les jalousies et clivages interservices » – est également nécessaire : « pour avoir de la reconnaissance auprès des partenaires, il faut être représentatif de son institution ce qui implique en premier lieu d’y être légitime » plaide la coordo d’Aix.

4. Surmonter l’écueil du partage d’informations

« Le sentiment d’insécurité généré par les trafics de drogue est bien plus important que leur réalité délinquantielle. De fait, le partage de nos informations avec la police peut permettre de débloquer un certain nombre de choses » relate pour sa part Cyril Yerolimos, coordonnateur du CIPSD de Martigues (Bouches-du-Rhône). Seulement, la qualité de cet échange peut aussi varier d’un territoire à l’autre.

« A Lyon, alors que police nationale et les services du procureur de la République se rendent disponibles pour expliquer et dédramatiser leurs actions auprès des acteurs socio-éducatifs, les retours se font toujours attendre. Les travailleurs sociaux et les associations sont plus rétifs à communiquer des informations concernant des familles et des jeunes avec lesquelles ils travaillent » rapporte Régis Fonlupt.

Manque de légitimité – La faute à un manque de légitimité du coordonnateur sur le terrain plus qu’à la loi, selon Grégoire Türkiewicz : « La loi de 2007 autorise le maire à obtenir de l’Education nationale des renseignements liés à l’absentéisme d’un élève, à les croiser avec celles du travailleur social ainsi que des autorités judiciaires si besoin pour mettre en œuvre une action de prévention. Nous ne sommes pas seulement amenés à détenir des informations nominatives, mais à partager véritablement le secret professionnel et confronter les informations détenues par plusieurs sources ! »

« N’y aurait-il pas moins de réticences si les travailleurs sociaux savaient à quelles fins l’information partagée sera-t-elle utilisée ? » interroge Cyril Yerolimos, qui plaide pour davantage de pédagogie.

5. Améliorer les financements

Dans un contexte de baisse du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), les revendications de ceux en charge de décliner sur le terrain la stratégie nationale ont surtout porté sur des considérations structurelles.

« Alors que le financement du FIPD est pour nous le moyen d’amener nos élus à déclencher et généraliser un certain nombre d’actions, il est regrettable que les actions ne soient financées que sur un an et n’obéissent qu’à une logique de court-terme » déplore Yvan Grasso, coordonnateur « Enfance, Jeunesse et CLSPD » à Roquebrune-sur-Argens (Var).
« On souhaiterait que le FIPD soit pluriannuel » enchaîne Cyril Yerolimos qui se retrouve parfois confronté à « des ruptures de financement et doit arrêter certaines actions après une défaillance de financement. »

Oubli du rural – La concentration de 75% du FIPD sur les zones de sécurité prioritaires (ZSP) et les quartiers politique de la Ville ravit ceux qui en profitent, comme Françoise Astier de Vedène (Vaucluse) qui bénéficie par la même occasion « des nouveaux modes de travail des forces de l’ordre, avec le travail en amont sur la délinquance. »

Mais cette disposition ne fait pas l’unanimité. « Je m’interroge sur le financement de cette politique publique dans les petites villes du milieu rural, non prioritaires : comment va-t-on pérenniser ou enclencher de nouvelles actions ? » s’inquiète Yvan Grasso.

Le débat avait suscité l’intérêt de nombreux partenaires de premier plan comme Sophie Joissains, sénatrice UMP des Bouches-du-Rhône et maire-adjointe d’Aix-en-Provence en charge de la politique de la ville, et Gaëlle Lenfant, vice-présidente du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Justice et police encouragent les « coordos »

Parmi les intervenants à la rencontre d’Aix-en-Provence, le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Bernard Bonnetain, et la procureure de la République près le tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence, Dominique Moyal, ont vanté les vertus de la fonction de coordonnateur du partenariat local.Dans son allocution, la magistrate a reconnu la difficulté matérielle de l’institution judiciaire à siéger dans les instances de concertation. Mais a appelé les professionnels à faire le premier pas. « Les représentants du Parquet connaissent souvent mal la prévention de la délinquance qui n’est pas réellement leur cœur de métier, a-t-elle reconnu. Les coordonateurs ont tout intérêt à se manifester auprès des procureurs pour se faire connaître et expliquer leur action ».

Le préfet de police a pour sa part mis en relief les enjeux de la prévention, rappelant qu’elle marquait « les limites des politiques de droit commun ». « Dans une société où tout le monde a une place en crèche, va à l’école, a accès à la culture et au sport, ainsi qu’à un emploi, la question de la délinquance se poserait avec bien moins d’acuité ! Optimisons nos politiques de droit commun, allons là où elles ne sont pas ou plus fléchées ».

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