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Environnement-santé

Le Parlement adopte le «zéro phyto» dans les espaces verts

Publié le 23/01/2014 • Mis à jour le 04/03/2014 • Par avec l'AFP, La Rédaction • dans : Actualité club Technique, France

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© Rafael Ben-Ari - Fotolia

Le Parlement a adopté définitivement jeudi 23 janvier, par vote à l'Assemblée nationale, une proposition de loi du sénateur écologiste Joël Labbé qui interdit les pesticides dans les espaces verts publics à partir de 2020 et dans les jardins particuliers à compter de 2022. Plusieurs collectivités se sont félicitées de ce vote.

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En route vers le "zéro phyto"

 

Outre les écologistes, socialistes, radicaux de gauche, UDI et Front de gauche ont voté pour. Les élus UMP se sont prononcés contre ou abstenus.

Une « nécessité » - Ce texte est « une nécessité » pour la santé publique et la protection de l’environnement, a estimé le ministre de l’Ecologie Philippe Martin, relevant toutefois que 90% des produits phytosanitaires étendus le sont en agriculture. Le projet de loi d’avenir agricole, voté mi-janvier en première lecture à l’Assemblée, pose quelques jalons, notamment un suivi post-mise sur le marché des pesticides.

La proposition de loi votée jeudi, déjà adoptée par le Sénat en novembre, interdit, elle, à partir du 1er janvier 2020, l’usage des produits phytosanitaires par l’Etat, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts et forêts.

Près de 40% des communes ont franchi le pas - Ce délai doit leur permettre de s’adapter à de nouvelles méthodes de travail notamment. Près de 40% des communes sont déjà à « zéro phyto », selon le groupe écologiste.

Seront exemptées les voies ferrées, pistes d’aéroport et autoroutes. Les pesticides pourront toujours être utilisés en cas d’ « urgence sanitaire ».

Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2022, pour laisser le temps aux industriels de s’adapter, la commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites.

La France reste le premier consommateur de pesticides en Europe, malgré le plan Ecophyto lancé en 2008 et prévoyant d’en réduire l’usage de 50% d’ici 2018.

Les réactions des élus

« Ecolobotomie » pour l’opposition

« Pourquoi légiférer à nouveau puisque le processus est en marche? », a demandé Antoine Herth (UMP), y voyant « une volonté de surenchère » des écologistes « à proximité des échéances électorales ».

« Ce n’est pas de l’écologie que vous faites, c’est de l’écolobotomie », a lancé son collègue Jean-Charles Taugourdeau. Rejetant le terme « pesticides », il a souligné que sémantiquement, les produits phytosanitaires « sont faits pour soigner les plantes ».

« Véritable avancée » pour la majorité

« S’ils ont pu donner l’illusion d’une solution miracle pour leurs utilisateurs, ces produits sont avant tout des produits chimiques actifs, ayant un impact sur le vivant végétal et animal et sur les écosystèmes », a défendu la rapporteure (EELV) de la proposition de loi et agricultrice, Brigitte Allain.

En appui, Gérard Bapt (PS), connu notamment pour son engagement contre les perturbateurs endocriniens, a mis en avant une série d’études montrant l’impact sanitaire de l’utilisation des pesticides. Dans le pays européen autorisant « le plus grand nombre de pesticides », ce texte, « bien que de portée limitée, constitue une véritable avancée », pour Jacqueline Fraysse (Front de gauche).

Les collectivités qui n’ont pas attendu la loi

Dans un communiqué, le conseil général de Seine-et-Marne s’est également félicité de l’adoption de cette proposition de loi. Son vice-président chargé de l’Environnement, Jean Dey, y voit ainsi « une étape importante et à certains égards historique. Les dégâts sur la santé et l’environnement de ces produits font enfin l’objet d’un large consensus auprès des élus ». L’élu rappelant au passage «l’utilisation de zéro pesticides pour l’entretien des 4000 kms de routes départementales. ».

Un peu plus tôt, la ville de Versailles, se présentant – à juste titre – comme une « ville pionnière du zéro phyto », s’était également fendu d’un communiqué, son député-maire François de Mazières soulignant que dans sa commune, « 130 000 litres de produits chimiques ne sont plus déversés chaque année dans la nappe phréatique et ne sont donc plus source de danger pour les utilisateurs et les riverains. »

   

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  1. 1. Révolutionnaire Aujoud'hui, 16h56

    Il faut faire des efforts ....on entend que cela mais nos élus ne sont pas prêts à en faire pour eux. Toujours autant de Sénateurs inutiles, de nombreux députés biens payés et absents de l'assemblée, des conseillers généraux ? que font-ils ceux-là ?Des conseillers régionaux ?....mais tout cela a un coût et avant de demander encore aux autres de se serrer la ceinture il faudrait montrer l'exemple et être des sénateurs , députés etc... ordinaires et un salaire ordinaire entre 2500 et 3000 euros serait largement suffisant pour le temps de présence.la fronde monte et je vous assure que lorsque l'étincelle va démarrer il n'est pas dit que le feu soit circonscrit % d’augmentation sur les timbres, 2 cts par litre sur le gasoil etc...point d'indice gelé, augmentation des transports , EDF, GDF etc...La baisse des dotation et la mise en place des régions et métroples va avoir un effet pervers avec la diminution des agents territoriaux, de l'état et de l'hospitalière mais quand la gamelle est vide le 15 mois c'est dangereux: un vieux proverbe paysan dit ceci: quand il n'y a plus de foin à l'étable, les ânes se battent. A méditer.

  2. 2. TansonHenri Aujoud'hui, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  3. 3. parisienne Aujoud'hui, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  4. 4. Yann Aujoud'hui, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  5. 5. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  6. 6. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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